01 juillet 2020

Serge Boudoux

En six ans j’ai écrit et publié six livres, ce qui m’a amené à beaucoup côtoyer le monde des éditeurs, univers peuplé de trois types d’intervenants souvent désespérants :

  • Les éditeurs vedettes, où qui se prennent pour tel, qui vous répondent invariablement : votre manuscrit est génial mais allez voir ailleurs.
  • La Kyrielle de ceux qui nous disent, vous êtes génial envoyez-nous votre code de carte bancaire , puis nous fabriquent un bouquin truffé de fautes et de couvertures approximatives, le tout imprimé sur papier buvard, nous laissant entrevoir ainsi le fond de leurs pensées : de toutes façons personne ne lira jamais ce livre alors pourquoi se casser la tête ?
  • Heureusement quelques rares éditeurs respectent les auteurs,  se donnent  le temps et les moyens de réaliser un livre professionnellement corrigé, avec une couverture travaillée, imprimé sur un papier de qualité, donnant ainsi «  une chance au produit ».

 

Bien sûr, ce ne peut être entièrement gratuit, un éditeur qui prendrait tous les risques de donner une possibilité d’exister à des auteurs totalement inconnus ne survivrait pas longtemps. Ceux qui crient à l’arnaque n’ont sans doute pas tout-à-fait conscience des réalités économiques du monde. L’escalier qui les mènera au sommet se gravit marche par marche, n’est pas Victor Hugo qui veut.

 

Vous allez me trouver prétentieux mais il se trouve que je crois en moi, de ce fait il me parait normal et raisonnable de partager avec l’éditeur le bon ( succès publique) ) et le mauvais ( indifférence du même public ) dès le moment où mon partenaire me tient la main et m’accompagne pour gravir cet escalier qui me mènera peut-être au succès.

 

En ce qui me concerne mon sixième livre va sortir dans une quinzaine de jours chez les Editions Sydney Laurent qui ont déjà publié les cinq premiers à ma grande satisfaction et je compte bien leur confier la publication de mon septième qui est en chantier.