VARKA – Варька / Вярка

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Varka (Варька) est le nom donné par Anton Tchekhov à l’héroïne tragique de sa nouvelle «l’envie de dormir / Спать хочется ». C’est aussi, par similitude phonétique, un mot serbe, vârka (Вaрка), qui signifie «illusion, tromperie». Et qu’est-ce que l’agression de l’OTAN en 1999 au Kosovo, dans cette ”Vieille Serbie”, cœur historique, spirituel et culturel de la Serbie, sinon un mensonge éhonté lancé à la face du monde ?

Aujourd’hui, après une présence continue de plus de quinze siècles, les derniers Serbes du Kosovo tentent de survivre, sans avenir, parqués dans des enclaves à l’allure de réserves ceinturées de barbelés. Leurs églises sont détruites, leurs cimetières rasés et les monastères gardés, dans le meilleur des cas, par les soldats occidentaux. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2014, soit quinze ans après l’intervention humanitaire, 150 églises avaient été détruites et 400 mosquées construites, financées sur fond d’une féroce guerre d’influence par les Pays du Golfe et la Turquie, celle-ci ne faisant aucunement mystère de vouloir rétablir dans toute cette région la puissance qui fut la sienne du temps de l’Empire ottoman.

 

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Description

EXTRAIT DU LIVRE

[…] Puis elle prit son élan et il la vit passer devant lui, jeune femme échappée du rêve de Francis James : nue comme la lumière et comme l’eau, de la nuque aux talons, elle n’était qu’une courbe ensoleillée. Elle entra en courant dans la surface miroitante, projetant des éclats de cristal autour d’elle, le laissant dubitatif sur la température de l’eau.

— Filip ! Regarde, elle est bonne !

Immergée à mi-cuisses, elle leva les bras, prit son élan et plongea. Il frissonna. Il fallait être une véritable roussalka* pour ne pas s’apercevoir que l’eau ne devait pas dépasser les dix degrés. Il s’approcha pour se laver à son tour, prenant soin de pas regarder dans sa direction et révisa aussitôt son appréciation sur la température de l’eau. Elle n’était pas fraîche, elle était froide, beaucoup trop froide pour lui.

— Allez, tu viens ?

Elle s’était retournée et l’invitait du regard, la tête légèrement penchée. Le lac à cet endroit était peu profond, l’eau caressait ses hanches. Elle se renversa et, sans attendre la réponse, s’éloigna en dos crawlé, troublant les reflets, innocemment offerte au ciel et aux nuages. Il secoua la tête. Les bribes d’une chanson lui parvenaient, rythmées par la cadence de la nage. Des vers de Lermontov lui revinrent en mémoire :

 

Le courant emportait comme un flottant mirage

Les reflets mouvants des nuages ;

Et l’ondine chantait, et les mots de son chant

Volaient sur les rocs dans le vent.

 

— Tu viens ? Elle est vraiment bonne !

Il lui adressa un signe de la main en riant de son insistance. Si jamais Laureen venait à apprendre ça, c’en était fait de lui ; jamais elle ne voudrait le croire, jamais. […]

 

* Ondine des contes populaires russes.

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1 avis pour VARKA – Варька / Вярка

  1. Bénédicte Baraston

    Bien que suite d’un premier roman, « Le Choix », dont il reprend les personnages principaux, « Varka » est un roman à part entière et se lit et se comprend sans la lecture du précédent.

    Ce roman s’insère dans un contexte historique dramatique, la guerre du Kosovo. L’action se déroule entre mars et décembre 1999 et met en scène des personnages fictifs : un jeune officier français de réserve parti à la demande d’une amie russe à la recherche de son mari disparu, victime du trafic d’organes des Albanais.
    Une aventure qui les entraîne – et le lecteur avec eux ! – dans les rouages d’un conflit peu connu et mal médiatisé. C’est aussi l’occasion de découvrir les atrocités de la guerre, et notamment celles qu’ont subies les Serbes, mais également un monde d’honnêteté et de droiture, d’amitié vraie et d’amour, en la personne de Philippe et de sa famille. Une famille « Vieille France » dont on se prend à partager les joies et les peines et à aimer le domaine, « La Pierre Levée ».

    Un roman qui ouvre les yeux et éclaire sur les réalités de ce conflit, dont le titre, « Varka », est très évocateur : il signifie « illusion », « tromperie ».
    A peine commencé, j’ai été prise par l’intrigue. Je ne pouvais plus le quitter : je l’ai dévoré ! Excellent roman, à lire absolument !

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A propos de l'auteur : Denis Vignot

Après la sortie remarquée de son premier roman, « Le Choix », Denis Vignot confirme son attachement à l’histoire européenne, de l’Atlantique à l’Oural, et à ses peuples. S’appuyant sur sa connaissance de la région, des témoignages d’acteurs de l’époque et une solide documentation, il nous entraîne au Kosovo-Métohija, Terre d’églises. Au fil de ce récit aux multiples rebondissements, le lecteur retrouvera avec bonheur les ingrédients qui ont fait le succès du premier roman : de l’action, des personnages puissants et, surtout, la fidélité sans faille de son héros, Philippe Daversin, à l’idéal de la chevalerie chrétienne et à sa conception de l’Honneur. L’action débute en 1999 peu après l’arrêt des bombardements de l’OTAN. Tatiana S. Vassilievskaïa, amie de la famille Daversin, vient solliciter l’aide de Philippe pour tenter de retrouver son ex-mari disparu au sud de Priština. Très vite, abandonnés de tous, ils vont devoir mener une lutte farouche pour leur survie face à la mafia albanaise. Ils en reviendront, marqués à jamais par ce combat commun aux accents prémonitoires.