Une vie de Patachon

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Dans un livre intitulé PACHYNAYE j’ai relaté la première partie de ma vie de ma naissance le 25 février 1940 à Lyon, date où la France se mettait à l’heure allemande, à mon retour de la guerre d’ Algérie le 29 octobre 1962.
À mon débarquement au port de Marseille, Ambre mannequin à Paris, rencontrée au cours d’une permission lors de mon service militaire, qui en réalité s’appelle Nicole, est là qui m’attend !
“Une vie de patachon” est le titre du livre qui lui fait suite :
Il débute lorsque je décide de partir avec Nicole à Paris, pour poursuivre mes études à l’École Supérieure de Fonderie et se termine à ma retraite de professeur de L’Éducation Nationale. En me mariant avec elle, je pensais m’être tracé un avenir stable et heureux…. J’allais découvrir que ma femme, qui m’avait charmé par sa beauté et son intelligence avait un fort tempérament, ce qui entraîna notre divorce. Je commençai alors une vie de célibataire endurci, gardant une place prépondérante pour mes amis…

Devenu professeur, ayant passé beaucoup de mes vacances à travailler dans des colonies, puis finalement chargé en tant que coordonnateur technique de l’insertion des jeunes de 16 à 18 ans et des jeunes adultes de 18 à 25 ans, je vécus des situations étonnantes, parfois amusantes, parfois dramatiques… Ma mère, qui aurait souhaité pour moi une vie rangée, calme et tranquille, me disait souvent sur un ton de reproche : « Tu mènes une vie de patachon ! ».

Je laisse le lecteur juge de cette expression…

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A propos de l'auteur : Maurice Vallas

Maurice Vallas est né, le 25 février 1940 à Lyon, date où la France se mettait à l’heure allemande. Il est mis en nourrice chez une dame, Madame Deux, qui vit à Saint-Just-en-Chevalet, situé dans le pays d’Urfé dans le département de la Loire. Pachinaye est le surnom que lui donnait un voisin. Un mot qui dans le patois du Forez signifie « Pas si noir que ça », sans doute en lien avec le fait qu’il est rouquin avec des taches de rousseur. Il continuera son enfance à Lyon, dans le quartier Saint-Jean où il a rejoint sa mère mais reviendra souvent en vacances dans le pays de son jeune âge. Il Poursuivra sa scolarité dans diverses écoles privées, puis apprendra le métier de mouleur -fondeur -noyauteur. Il envisage d’entrer à l’Ecole Supérieure de Fonderie à Paris en vu de devenir ingénieur, mais son sursis d’incorporation au service militaire est résilié. Il se retrouve appelé sous les drapeaux en novembre 1960. Il est envoyé en Allemagne où il est affecté dans un régiment de spahis ( il n’y a plus de chevaux mais des Engins Blindés de Reconnaissance). Au cours d’une permission, il fait la connaissance d’Ambre, mannequin à Paris qui deviendra sa fiancée. En avril 1962, il est muté en Algérie, dans le sud Oranais à Géryville (actuellement: El Bayadh). Suite à des décisions qu’il a malencontreusement prises en tant que brigadier responsable du poste de contrôle, d’entrée de la ville, situé sur la route d’Aflou, il sera déplacé disciplinairement plus au Sud à Aïn el Orak, poste tenu par un peloton de harkis à cheval. Le 25 octobre 1962, démobilisé, il embarque sur le bateau El Djezaïr à Mers el Kébir, mais ne débarquera à Marseille que le 29 au matin. Ambre, en fait s’appelle Nicole, elle est là qui l’attend !