Une mémoire d’Algérie – Livre II – Album d’images

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L’ouvrage Une mémoire d’Algérie est d’une facture résolument inhabituelle.
Il se compose d’un témoignage sous la forme originale d’un vivant dialogue entre deux « Anciens » de la guerre d’Algérie (1954-1962), l’un « Pieds-Noirs », l’autre « Métro »… à l’issue duquel lequel de nombreux thèmes sont abordés sans détour.
L’échange est soutenu par quelque 500 illustrations qui soulignent les différentes étapes de l’évolution de la situation politique et présentent un catalogue éclectique des armes et des matériels utilisés lors de ces tragiques évènements.
Des images inédites et parfois d’une dureté insoutenable rappellent l’extrême violence de cette guerre qui a marqué des générations de Français de tous âges et de toutes origines.
Des chants de tradition militaire ou tirés de notre patrimoine national viennent agrémenter le texte. Ils réanimeront les souvenirs des lecteurs. Des liens hypertextes les y aideront.
L’ensemble constitue, pour les Anciens d’Algérie, pour les curieux et pour les chercheurs, une exceptionnelle source de documentation qui nous est proposée par Jacques TORRES, auteur d’un précédent ouvrage L’Orléansvillois, un essai sur l’histoire du Département du Chéliff.’

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Description

« […] La piste muletière de terre claire, large de deux pas à peine, s’étend en ligne à peu près droite à une vingtaine de mètres en contrebas. Elle paraît soudain laiteuse : l’écharpe de nuages vient de se déchirer et la lune, presque pleine, illumine le thalweg.

Depuis de longues, de très longues, d’interminables minutes, la section est en embuscade, répartie sur une centaine de mètres environ, tout le long du versant le moins abrupt du lit d’un ruisselet à sec que suit la piste, quelque part dans le Dahra, entre Chassériau et Le Guelta, au sud-ouest de Ténès. Il y a encore quelques instants, des silhouettes furtives et silencieuses se déplaçaient de l’autre côté de la piste : c’étaient Miloud et Dakka, deux de nos harkis qui, en compagnie du Lieutenant Merlot, étaient allés piéger quelques grenades défensives sur l’autre rive plus escarpée du thalweg. […]»

****

« […] C’est un habitant du douar qui me l’a raconté. Par chance, je n’ai rien vu, car j’aurais tiré dans le tas de ces fumiers, de ces ordures, quitte à me faire flinguer après. Ils ont obligé, sous la menace des armes, tous les villageois à assister au supplice et à ne pas détourner le regard. Ils ont attaché la femme par les mains et l’ont suspendue, bras en l’air, à la toiture d’une maison de la place du douar. D’abord, ils lui ont cousu les paupières à vif, puis ils l‘ont dénudée publiquement.

Sa voix se casse. Puis il reprend, comme pour lui-même :

— Ils lui ont ensuite tranché le nez et les seins et, malgré ses hurlements qui réclamaient la mort, ils ne l’ont pas achevée, mais ils l’ont éventrée du pubis au menton avec des prières et des « Allah ou akbar » repris par tous les fells présents. Ils l’ont laissée agoniser ainsi, ses entrailles à ses pieds.

C’était sa punition pour avoir favorisé l’union de sa fille avec un « roumi » et pour avoir soustrait notre fils à la vengeance. Le discours des « officiers » fells était clair : que cela serve d’exemple. Ce n’était pas pour rien que le colonel Si Hassann, chef de la wilaya IV, secteur IV, réputé pour les tortures qu’il infligeait à ses prisonniers, s’était déplacé en personne afin de présider à la boucherie[…] »

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A propos de l'auteur(e) : Jacques Torres

Jacques TORRES est né le 3 septembre 1940 à Orléansville.
C’est un Orléansvillois de la sixième génération par la famille de sa mère, les Mino, et il est de la cinquième génération des Torres, originaires de Duperré.
Études primaires et secondaires à Orléansville, sauf 1954-55 à Blida, pour cause de séisme…
Instructeur du Plan de Scolarisation de l’Algérie puis Instituteur de 1958 à 1962 à Montenotte, Chassériau, Sobha (Charon), Carnot.
Préparation Militaire Élémentaire puis Supérieure et ensuite, volontaire dans les Unités Territoriales à Montenotte.
Interné administratif à Médjadja (Orléansville) après la révolte des généraux du 22 avril 1961.
Marié le 28 avril 1962 à Orléansville avec Andrée Brousse, institutrice.
Deux enfants : Arnaud, né en 1963, et Cyril, né en 1967.
« Rapatrié » le 25 juin 1962.
Nommé dans La Manche, à Saint-Vaast-la-Hougue.
École d’Officiers de Réserve à l’École Militaire d’Infanterie à Montpellier (ex-Cherchell). Sous-lieutenant, il obtient une affectation au 1er RIMa à Granville (Manche).
Libéré des obligations militaires, il est directeur de l’École Publique de Sainte-Mère-Église où il exercera pendant vingt-cinq ans, avant de terminer sa carrière en 1996, à la direction du Groupe scolaire de Bricquebec (Manche). Il effectue en même temps quatre mandats municipaux.
Parallèlement, il participe aux activités de l’Armée de Réserve, ce qui le conduira au grade de Chef de Bataillon des Troupes de Marine en 1982. Breveté Commando en 1985 à Quélern…
Retiré à Carquebut (Manche).
Chevalier de l’Ordre National du Mérite au titre de la Défense Nationale, Croix du Combattant Volontaire Algérie, Croix du Combattant AFN, Médaille d’argent des Services Militaires Volontaires, Commémorative Algérie, Médaille d’AFN, Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports, Médaille d’argent régionale, départementale et communale, «Mention honorable » des Instituteurs …
Auteur d’un précédent ouvrage : L’Orléansvillois, un essai sur l’histoire du département du Chéliff.