Une enfance en Berry

(18 avis client)

9.99 19.90 

 

Orphelin à trois ans, le petit Pierrot sera confié, jusqu’à l’âge de onze ans, à ses grands-parents paternels et à leur fille, habitants d’un petit village du Boischaut du Cher, niché au creux de la campagne berrichonne. Ce remarquable trio de suppléants parentaux et plusieurs autres villageois – habitants du bourg (dont les maîtres d’école et un bon vieux curé), ainsi qu’une famille paysanne répartie dans plusieurs lieux-dits environnants – vont accompagner son enfance et concourir à l’épanouir.

Dans Une enfance en Berry – à travers l’observation et les descriptions de personnages et scènes et le récit des aventures de son temps premier –, l’auteur, en posant un regard à la fois affectueux et espiègle sur la vie de cette époque – pas encore éveillée au mo­dernisme et au confort –, ressuscite le temps d’une ruralité définitivement disparue et té­moigne des bonheurs et des mélancolies d’une enfance pauvre et pourtant très heureuse.

Effacer
UGS : ND Catégories : , Brand:

Description

EXTRAITS DU LIVRE

Le bouquet bien serré entre mes mains, je récite avec beaucoup d’application mon poème qui se termine par un vibrant « Bonne fête, maman ! ». Et là, subitement, je mesure l’incongru de ma situation. Un violent trouble s’empare de moi et, l’espace d’un court instant, je ne sais à qui donner mes fleurs… Les applaudissements me laissent le temps de retrouver mon esprit, lequel, comme celui de tous les enfants du monde, désire une jeune et jolie maman…

*******

Puis, vient alors le moment solennel de l’immuable rituel, qui sera le point d’orgue de cette cérémonie. Après avoir lentement dénoué la serviette de son client, notre brave barbier prend soudain un air las, éponge lentement son front, et fixe son client avec l’intensité d’un pauvre attendant son obole. Plus efficace qu’un signe maçonnique, cette façon de coup d’estoc déclenche alors chez l’interlocuteur le message tant attendu :

« On aurait ben l’temps d’aller en bouère une ?… »

Une ? Vous l’aurez compris, il s’agit d’une fillette – petite bouteille de trente-sept centilitres, d’un vin rouge, de dix degrés au plus –, dont la consommation, éventuellement bissée – ce, bien entendu, par seule politesse –, prolonge agréablement l’échange de bon aloi commencé au salon de coiffure.

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

,

ISBN Livre

18 avis pour Une enfance en Berry

  1. Francis GRUZELLE

    Pierre Manigault décrit une époque de rude étoffe, où l’homme vivait encore au rythme des saisons. Un hommage vibrant à un mode rural broyé par la modernisation et l’industrialisation. Au fil des chapitres, on ressent l’émotion de l’auteur, son souci de faire partager une autre époque, de laisser un témoignage sincère aux nouvelles générations.

  2. Dominique Ottello

    À quelques années près, j’ai aussi connu cet « Autre temps » du monde rural et vécu des péripéties similaires.
    L’enfant que je suis resté* a pris plaisir à faire une promenade dans le village où Pierre à grandi. C’est l’enfant qui voit, sent, entend et fait part de ses impressions et sentiments.
    C’est aussi un dernier regard sur le monde rural qui, bientôt, va être englouti par la voiture et la télé.
    Au-delà de la dimension personnelle qui ne confronterait que l’auteur à son passé, se produit à la lecture de ces pages une curieuse alchimie qui projette le lecteur dans ses propres souvenirs.

    * « Et qui donc a jamais guéri de son enfance. » Lucie Delarue-Mardrus

  3. Jacques BANKIR

    Je voulais vous dire tout le plaisir que m’a procuré le récit de votre enfance en Berry.J’aime voir des gens qui ont des souvenirs heureux, en général parce qu’ils ont été élevés avec beaucoup d’amour. Vous parlez si joliment de vos Grands-Parents et de votre jeune tante. Mais surtout, vous faites un magnifique portrait, en fait de véritables tableaux ou peintures, de ce monde paysan, en mettant en valeur leur courage, leur dignité, le respect que l’on ressent pour cet univers rude, soumis à la « maitresse nature». Tout cela empreint d’une sage gentillesse.
    Vous le faites avec une infinie tendresse et beaucoup d’amour. J’ajouterai avec pudeur. Ce furent des années difficiles d’occupation que l’on devine même si les « bouchures » cachaient le plus dramatique et permettaient aux galopins de vivre pleinement leur enfance dans un beau village du Berry.
    J’aime aussi la délicatesse avec laquelle vous évoquez la fin de la guerre, le départ de la tante adorée et « l’adieu au village ».
    Merci, Pierre, de nous avoir fait partager tout cela de manière aussi vivante. Et je ne parle pas du travail d’écriture considérable…

  4. Francis Fraïssé

    Francis Fraïssé,
    Trés bel ouvrage décrivant un monde des campagnes inconnu pour moi, ayant eu une enfance, une jeunesse et une vie citadine.
    Pourtant j’entends encore la voix de maman me décrire son enfance paysanne en Aveyron et les durs moments qu’elle y a vécu, devant aller garder les vaches, faire 3 ou 4 km en pataugeant dans la neige pour se rendre à l’école en plein hiver.
    Je me souviens aussi de mes camarades de classe en cours moyen, enfants d’agriculteurs qui devaient aider leurs parents aux travaux des champs jusqu’en octobre, l’école étant considérée comme accessoire.
    Je retrouve dans cet ouvrage bon nombre de descriptions, me rappelant ce que j’ai entendu, ou vu.

    Merci Pierre.

  5. Bernard Gilot

    Un beau moment passé dans ce Berry qui m’est cher. J’y ressens encore grâce à vous l’odeur des marais et de la Brenne.
    Vous avez une écriture magnifique et c’est un boheur de vous lire.

  6. de Ponsay

    Je n’ai malheureusement pas connu le Berry dont vous parlez, mais je me suis facilement laissée envahir par vos descriptions des gens et des paysages.
    Je me suis identifiée à certains personnages que vous décrivez si bien avec les croyances et sortilèges en Berry, tout droit sortis de la “Mare au diable!”
    Vous êtes un ciseleur, un artiste des mots et des émotions.
    Avez-vous d’autres histoires à nous soumettre? Votre style est tellement facile à lire qu’on ne voit pas passer les 300 pages.

  7. Emilie

    Pierre Manigault nous régale une fois de plus avec son style si précis et son soucis du détail.
    Une belle fresque et un bel exemple de ténacité et de motivation .

  8. Holtzmann Sarah

    Je suis d’accord avec Jacques.B l’avis N°3.

    Un récit sincère et émouvant.Epiloque posant de nombreuses questions concernant notre époque.Pierre Manigault un exemple de courage .

  9. Nadine Touaux Arnoffi

    Voici un très joli témoignage que les moins de vingt ans devrait connaitre.
    Pierre Manigault nous emmène et nous promène dans cette France rurale dont nos parents et grands parents parfois, se souviennent . C’est à la fois si proche et si lointain… un peu à la « Signol » un peu à la « Pagnol »; un voyage agréable à travers de belles évocations , de portraits ( que personnellement j’adore) finement ciselés qui accompagnent» sa folle jeunesse« .
    Une certaine nostalgie,bien sûr ( était ce mieux avant?): on rit, on s’émeut et l’on s’attache aussi.
    Je sais combien ce travail vous tenait à cœur, ( un exutoire peut être? ) . Vous y êtes arrivé . Bravo.
    Merci de m’avoir fait confiance en me délivrant «  le jus de goutte » .

  10. AUCLAIR Martine

    Fresque d’un monde rural où les joies simples contrebalançaient une réelle rudesse de vie.
    L’auteur m’a littéralement embarquée au Châtelet-en-Berry, durant les années 1938 à 1947, illustrées à l’échelle de ce village, et surtout au sein d’une famille particulièrement aimante et sensée : grand-père garde champêtre à l’esprit fin, grand-mère attentionnée, et compréhensive, et jeune tante affectueuse, veillant sur sa scolarité. Il nous relate avec précision les lieux (à nous donner envie de les connaître) et campe avec bienveillance et humour différents personnages, dont ses camarades de classe, à travers leurs facéties (qui m’ont bien fait sourire), et leurs échanges et interrogations qui ont permis à ces gamins de grandir.
    L’épilogue interroge le lecteur sur l’évolution de notre société, mais sans la tentation du « C’était mieux avant… ».
    La sincérité et l’émotion sont très présentes dans cet ouvrage, à l’écriture ciselée, que je recommande vivement. De très bons moments de lecture vous attendent…

  11. Agnès Laszczyk

    Merci Pierre de cette belle fresque d’enfance dans la campagne ! Un beau récit qui permet de découvrir la vie dans un village pendant la guerre vue à travers les yeux d’un enfant. Un témoignage d’amour familial aussi plein de tendresse pour des personnes simples mais aux valeurs morales inestimables. Et quelle mémoire pour avoir narré tout cela avec tant de précisions ! Les chapitres sur l’espièglerie de ce petit garçon curieux et de ses copains m’ont particulièrement touchés. De bons moments de lecture !

  12. Sandrine B

    Jolie histoire d’enfance avec plein d’anecdotes. On a l’impression de partager ces moments avec cette bande de gentils garnements. Preuve également qu’avec peu , certains savent être heureux ! Belle leçon de vie.
    Admirable écriture avec un style très travaillé.

  13. Michèle et Jacques Picot

    ” Merci à l’auteur pour ce livre — avec tous les délicieux souvenirs de son enfance —, que mon mari et moi, venons de déguster. Que d’émotions !”

  14. Marie-Françoise et René Barret

    “Ouvrage très intéressant restituant fidèlement, et célébrant, à juste titre, tous les souvenirs et personnages courageux de cette ruralité disparue. Plein accord avec les observations de l’épilogue. À lire et faire lire aux générations actuelles.

  15. Marcel Bobat

    “Cet ouvrage, qui porte un témoignage riche, précis et sincère sur l’enfance de l’auteur, en ce milieu rural (avec sa petite paysannerie et ses personnages) de cette fin de première moitié de XIXème, suscite l’émotion du lecteur.Quelle mémoire, pour avoir conservé autant de souvenirs et quelle chance, pour un octogénaire, de pouvoir les restituer avec une belle plume! À lire! “

  16. Geneviève Ottello

    “Sincérité, tendresse, joie s’échappent de chaque page de cet ouvrage et ravivent nos précieux souvenirs d’enfance.
    Quel bonheur de lire ce livre! et… merci pour le glossaire.”

  17. Janine Roux EHPAD de belfontaine

    Ayant habité, durant la même époque ce village du Cher, j’ai retrouvé au fil des pages de ce livre — très bien écrit —, tous mes souvenirs d’enfance et ressenti un ensemble d’émotions. Merci et amitiés à l’auteur que j’ai bien connu (dès le cours Primaire et en 1ère année de C.C), à l’école du Châtelet-en-Berry). Chaque EHPAD devrait posséder ce livre pour l’évasion et le plaisir de beaucoup de résidents.

  18. Claude Grapton (née Bourdier)

    La lecture de ce livre, riche de portraits et de scènes de l’époque, exprimés d’une belle écriture, a réveillé en moi tant de souvenirs et beaucoup d’émotions. Merci et bravo à l’auteur (auprès duquel, durant six mois, je fus assise, en classe, en première année de C.C du Châtelet-en-Berry !), et que j’ai retrouvé grace à l’article du Berry Républicain auquel je suis abonné).

Ajouter un Avis

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A propos de l'auteur : Pierre Manigault

Pierre Manigault naît à Paris en 1935. Tôt orphelin, il est confié à ses grands-parents paternels, habitant un village du Boischaut du Cher, niché au creux de la campagne berrichonne. Entouré par l’affection de son trio familial, il y grandit au contact de gens simples, courageux, responsables et aimables, qui lui apprennent la valeur du travail, le respect dû à la personne humaine, aux enseignants et à la nature. Avec le concours de sa tante Alida, il y vit une scolarité prometteuse. Par l’apport de chacun de ses aïeux, de sa famille paysanne, par toutes les aventures vécues en compagnie de ses copains, il découvre les personnages, les us et les traditions de cette ruralité disparue à jamais, qu’une gratifiante vie professionnelle ne lui fera pas oublier. À 78 ans, fortement atteint par une polyarthrite rhumatoïde, l’auteur perd les capacités de sa main gauche. À 81 ans, après trois mois de séjour hospitalier – atteint d’artérite aux deux jambes, et décidé à combattre la déprime –, l’écriture, « cette rage d’éterniser le provisoire », lui semble le seul moyen de faire face à cette pénible épreuve. Ainsi, entre août 2016 et mai 2020 – malgré trois recours hospitaliers en 2019 et la maladie de Parkinson début 2020 –, il écrit deux volumes de sa biographie : Une enfance en Berry, relatant les souvenirs de neuf années de son enfance, et Au-delà des bouchures, témoignant de son parcours professionnel atypique, intéressant l’entretien des avions commerciaux, qui conduira un jeune mécano, travaillant sur avions à 17 ans, tuberculeux à 18 ans, à devenir ingénieur en chef à 48 ans.