Un soldat de 14, un blessé de 17 – Célestin, mon grand-père

9.99 19.90 

Célestin, jeune marié et paysan heureux dans ses terres au pied du Vercors, se retrouve, ce 2 août 1914, mobilisé du jour au lendemain, comme tant d’autres jeunes gars en ce jour. Quatre années de combats, de blessures (comptabilisées au nombre de 5) et de convalescences, avec, après chacune d’elles, le dur retour au champ de bataille. C’est son histoire qui vous est racontée dans ce livre. Tous les faits sont authentiques, parfois romancés, mais toujours situés en des lieux qu’il a vraiment traversés.

… Huit jours pratiquement sans boire et presque sans manger. Huit jours à vivre au milieu d’un charnier, à coucher au milieu des cadavres, à marcher sur nos copains tombés la veille, nos pieds glissant sur leur carcasse à en entendre des craquements d’os et parfois des gémissements d’appels à l’aide !
Puis, se mettant à hurler :
– C’était affreux, tu m’entends, c’était affreux !

… Mais, au moment d’attaquer, l’officier de la compagnie, montant à l’échelle, le sifflet à la bouche, a à peine le temps de montrer son nez, qu’il est tué par une balle, ainsi que les tout premiers à s’élancer, qui tombent en étant à peine sortis de leur trou… Aussitôt, il est décrété d’interrompre l’attaque. Cette fois, et l’on peut dire cette rare fois, la raison l’emporte… comme un cadeau à la veille de ce grand jour du lendemain pour Célestin, qui passe la dernière journée de sa jeunesse en 1re ligne, dans le feu assourdissant du combat, entouré de morts et de blessés.

… Célestin sommeille, quand, soudain, à moitié endormi, il sent sa présence comme elle se penche sur lui. Alors, avec beaucoup de pudeur, il la prend dans ses bras et tous les deux se mettent à pleurer, tout en se disant des Je t’aime, tout bas.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

Dès le lever du jour, un peloton de la 24e se met en place en 1re ligne, tout de suite renforcé par le 2e peloton. Mais au moment d’attaquer, l’officier de la compagnie, montant à l’échelle, le sifflet à la bouche, a à peine le temps de montrer son nez, qu’il est tué par une balle, ainsi que les tout premiers à s’élancer, qui tombent en étant à peine sortis de leur trou… Aussitôt, il est décrété d’interrompre l’attaque. Cette fois, et l’on peut dire cette rare fois, la raison l’emporte… comme un cadeau à la veille de ce grand jour du lendemain pour Célestin, qui passe la dernière journée de sa jeunesse en 1re ligne, dans le feu assourdissant du combat, entouré de morts et de blessés.

Sur son carnet, il n’en dit rien de cet événement, n’en fait aucune allusion, notant simplement qu’en ce mercredi 16 décembre 1914, il passe encore sa journée à son poste ou entassé dans les tranchées, sous la pluie, dans le froid et la boue.
Certainement résolu à son sort, il ne peut que suivre son destin en ce jour d’anniversaire pour lui, car, en effet :

Célestin a trente ans en ce jour de guerre !…

*******

Sa poitrine lui fait presque mal lorsqu’elle frappe à la porte. Elle ne sait si on lui a dit entrez, mais n’entendant que son impatience, elle pousse cette porte, et découvre six lits installés dans cette chambre. Elle ne le voit pas tout de suite, il a la tête tournée vers la fenêtre. S’approchant tout doucement, certains lui adressent un sourire ; elle le leur rend. Célestin sommeille, quand, soudain, à moitié endormi, il sent sa présence comme elle se penche vers lui. Alors, avec beaucoup de pudeur, il la prend dans ses bras et tous les deux se mettent à pleurer, tout en se disant des Je t’aime, tout bas. Ils sont jeunes, et subitement en cet instant, leur Amour a fait un bon immense. Leurs corps ont envie l’un de l’autre. Elle est là, tout près, sentant bon l’eau de Cologne qu’elle a mise pour lui. Elle l’a d’ailleurs prise à la bouteille de Célestin, restée à sa place dans la chambre des Actes. Célestin va mieux, mais ne peut encore trop marcher, juste un peu par le parc. Ils se tiennent tout près l’un de l’autre, la nature sort de l’hiver, et Célestin commence un peu à oublier le bruit du canon. Ils n’osent le croire, ils sont heureux tous les deux. Célestin le lui redit, avec des mots doux et tendres, qu’il aimerait la retrouver, unir son corps au sien…

 

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur(e) : Jean-Pierre Didier

Jean-Pierre DIDIER est né dans la plaine dauphinoise, tout près du Vercors, avec des racines ancrées dans le monde agricole, le commerce et l'industrie. Après des études sur l'électricité, son métier l'amène à travailler à la campagne, avant de se lancer dans la conception et la réalisation de mise en lumière d'édifices historiques et religieux en Drôme - Ardèche