Un jour, à Sardent

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9.99 18.90 

Lui : un « mauvais garçon », cabossé par la vie, solitaire, rebelle, profondément en colère et terriblement malheureux derrière sa carapace érigée jour après jour.
Elle : une « fille de bonne famille », superficielle, égoïste, si belle… Mais que se cache-t-il derrière le vernis ?
Entre Lui et Elle, une rencontre improbable va déboucher sur une situation dramatique teintée de violence et de rancœur autant que d’amour et de pudeur. Les certitudes volent en éclat, les existences dévient de leurs routes bien tracées, la vérité se dévoile avec humilité et espoir.
Dans ce deuxième roman, Natalice, à nouveau, nous entraîne dans les méandres des ressentis intimes, des secrets de famille, des illusions et des espoirs en un chemin chaotique vers l’apaisement.
On s’y promène de la Vendée à Paris, on fait un petit détour dans les Balkans et l’Afrique pour enfin se poser au bord des étangs creusois…

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Description

EXTRAITS

Il lui semble entendre des cloches sonner midi à l’extérieur, elle imagine les terrasses emplies de monde, les verres qui s’entrechoquent, les gens qui discutent et rient autour d’un apéritif ensoleillé, un des premiers de l’année, un de ceux que l’on attend et espère le plus, vers lequel le long hiver froid nous incline et dont la pensée nous aide à traverser ces mois de fraîcheur et de maussaderie…
Mais pour Sidonie, ce midi est affreusement triste et exempt de toutes ces promesses de bonheur et d’été, de coquelicots et de plage.
Les tremblements reprennent possession de son corps, il lui semble que son cœur va sortir de sa cage thoracique tant il bat fort, fort à lui faire mal. Si elle osait, elle hurlerait !
Elle essaie de se concentrer sur une tache de moisi le long du bac à douche, pour vider son esprit de toute pensée, mais rien n’y fait…
Peu à peu cependant, ses yeux fixent la tache avec une telle force que celle-ci se modifie, se distord, prend l’allure d’un clown triste et grimé, à la bouche riante sauvagement dessinée, aux pommettes d’un rouge exacerbé, aux yeux entourés d’un épais trait noir dégoulinant de larmes de haine et d’incompréhension. La bouche soudain s’entrouvre sur des dents mal entretenues et une voix rendue aiguë par la peur et la rage de l’impuissance s’en échappe.

 

Dans la rue obscure, quelques ombres passent, pressées, hâtives de retrouver leur foyer chaleureux, à l’abri des dangers de la nuit où l’angoisse distille son amertume dans les cœurs frileux.
Près du fleuve, un groupe de vagabonds désœuvrés trinquent canette à la main, en riant fort et gras, provoquant le bourgeois dont l’allure s’accélère à sa vue.
Une femme sans âge, aigrie et malodorante s’apprête à se glisser sous une couverture élimée, dans un coin solitaire sous un pilier de pont. Elle scrute les alentours avec méfiance, jette un œil peu aimable vers la bande de joyeux lurons, puis tourne le dos et se couche. Mais son corps vieilli et usé heurte une forme déjà présente dans sa couche. La vieille se relève et hurle :
« Mais qu’est-ce qu’il fout là celui-là ? Tire-toi de chez moi, l’hôtel est complet ! Allez, ouste, vire de là, et fissa ! »
La forme ne bouge pas, pas même un frémissement pour montrer qu’elle a entendu. Furieuse, la clocharde lui envoie un coup de pied dans ce qui semble être ses côtes afin de lui signifier son intrusion et de l’enjoindre à déguerpir.

 

Eté 1974

Les herbes folles et les coquelicots chatouillent les jambes des enfants dans le jardin de Victor et Adèle, leurs rires remplissent l’air de bonheur doux et de jeunesse sucrée. La petite Flavie accompagne sa poupée dans ses premiers pas hésitants, Maximilien écoute religieusement son grand frère Jérôme lui enseigner l’art du cerf-volant. Les grands-parents binent leur petit carré de potager, l’ambiance est calme, chaleureuse. Ces grandes vacances symbolisent sans que personne ne s’en doute encore à ce moment précis la fin d’un temps de paix et de félicité. Pour l’heure, enfants et grands-parents profitent les uns des autres, dans la bonne humeur et les ronchons du papy qui ne troublent plus personne depuis longtemps !

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1 avis pour Un jour, à Sardent

  1. Nadia

    J’ai terminé le roman “Un jour à Sardent” ._

    _Whaou, une merveille! _

    _J’ai été bouleversée par le portrait de Sidonie, prisonnière d’une
    cage dorée, qui réclame une bulle de liberté pour s’éloigner d’un
    univers où seule la superficialité existe….la vie de Max est
    déroutante également, privé d’Amour, il dérive….pour à la fin,
    retrouver la sérénité jadis vécue auprès de son papi lors des
    sorties à la pêche._

    _ Le père de Sidonie, caché derrière une carapace, il est froid,
    distant et colèreux….alors que dans le fond, c’est quelqu’un de
    vulnérable qui a connu le rejet et tant d’incompréhension._

    _ Mais peut-on réellement donner ce que l’on n’a jamais reçu?_

    _ Quel que soit notre statut social, que l’on ait de l’argent ou pas
    assez, personne n’est épargné par la douleur. L’Amour, il n’y a que
    cela de vrai. Il n’y a que cela qui puisse nous aider à être bon
    envers soi-même…envers les autres!_

    _ Qu’importent les violences qui sèment notre chemin, la vie peut être
    plus douce si l’on décide de ne pas s’attacher au passé…de nos
    cendres, nous pouvons renaître plus fort pour offrir aux autres nos
    beaux apprentissages de la vie, comme Sidonie qui s’investit dans
    l’humanitaire._

    _ Bref, ce livre est prenant et je l’ai tout simplement adoré. Il fait
    partie de ces lectures qui me font réfléchir et méditer sur des
    sujets tels que l’Amour, la rancune, le pardon, la victimisation et les
    sens des responsabilités._

    _Merci Natalice pour ce beau cadeau._

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A propos de l'auteur : Natalice

Natalice, dont le pseudonyme est un condensé de Nathalie et Alice en souvenir d'une grand-mère disparue quelques mois avant sa naissance en 1961, a grandi à Paris avant de s'installer avec sa famille dans le Sud-Ouest en 1999. Petite fille, elle se réfugiait dans l'écriture et la lecture, ce qui lui permettait de s'extraire d'une ambiance familiale perturbée. Plus tard et encore à ce jour, devenue orthophoniste, elle a mis ce goût pour les lettres et les mots, le langage et la communication, au service des jeunes et moins jeunes qu'elle accompagne. Elle a actuellement le projet de mettre en place des ateliers d'écriture destinés aux personnes âgées avec un souci de transmission aux jeunes générations, ainsi que des ateliers inter générationnels. C'est un projet qui lui tient d'autant plus à cœur que dans sa propre histoire familiale, les manques sont nombreux et qu'hélas plus personne n'est là pour transmettre... Le puzzle est difficile !