Un fantôme un peu encombrant

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Le fantôme d’Iris Lagarde, personnage principal d’un roman policier débuté quelques décennies plus tôt, rend visite à son auteur afin de l’inciter à terminer la rédaction de son manuscrit. Il est grand temps pour elle de découvrir l’identité de celui ou celle qui l’a assassinée.
Tout commence un soir de 31 décembre, cette jeune fleuriste est retrouvée morte dans sa boutique de Villeneuve-le-Château.
Qui a bien pu tuer Iris et pourquoi ? Elle était jeune, pleine de projets, appréciée de tous… ou presque !
Le commissaire Elgide Mérivot mène l’enquête.
Au-delà de l’intrigue policière, l’auteure s’est attachée à dépeindre avec malice les protagonistes de cette histoire, espérant amuser et distraire le lecteur par la présence de personnages hauts en couleur. L’intervention régulière d’Iris ajoute une touche d’originalité à ce « polar » situé dans la France provinciale des années 80-90.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

En ce soir de réveillon de nouvel an, les derniers clients achevaient leurs achats en toute hâte : il faisait un froid sibérien, une petite neige glacée tombait dru sur les épaules et personne ne prenait plus le temps d’admirer les vitrines pourtant si bien décorées de la rue des Échevins.

Personne non plus ne s’étonna de voir la boutique de la fleuriste, Iris la bien nommée, dont la porte restée grande ouverte laissait rentrer l’air glacial au risque de geler toutes les fleurs.

Vers vingt heures, le Dr Victor Morel se rappela soudain qu’il avait oublié d’acheter le bouquet de fleurs qu’il offrait rituellement à sa femme le premier janvier. Malgré le froid, il ressortit de chez lui et se réjouit de voir que, en dépit de l’heure tardive, la fleuriste n’avait pas encore baissé son rideau. Il entra, ne vit personne, toussota. Personne ne répondit. Il fit alors un petit tour, hésita entre une azalée rose ou un cyclamen, prit ce dernier et se dirigea vers la caisse. Machinalement il regarda par terre et c’est alors qu’il l’a vit : Iris gisait étendue, un sécateur planté en plein cœur – détail qui lui fit penser, quoique d’intelligence moyenne – que tout cela n’apparaissait pas naturel du tout !

 

p.46 lignes 7 à 27

Elgide n’en demandait pas tant. En revanche, il tenait beaucoup à remettre la conversation sur Iris et ne savait pas trop comment y revenir. Il observait Germaine se battre avec sa bouteille, espérant sournoisement qu’elle ne parviendrait pas à l’ouvrir. Il se sentit obligé de proposer son aide, mais le bouchon céda et Germaine versa quelques gouttes de son “champagne” tiédasse dans les verres à porto.

— Trinquons donc, Commissaire, quand même pauvre Iris dit-elle avec un à propos douteux.

Elgide allait sauter sur l’occasion mais la chère Germaine le devança :

— Vous savez Commissaire, je ne suis pas du genre à écouter les commérages…

Elgide attendit l’inévitable “mais” qui suivait immanquablement ce genre de propos, et qui

effectivement ne tarda pas :

— Mais vous savez ce que c’est dans nos petites villes, tout se sait, les gens s’espionnent,

se surveillent et finalement les potins vont bon train qu’on le veuille ou non.

 

  1. 97 ligne 1 à p. 98 ligne 3

Lorsque Suzie Pilochon, journaliste à “l’Indépendant du Centre” pénétra dans le commissariat, il y eut comme un mouvement de panique dans la brigade. Tout le monde fut tout à coup très affairé, chacun rentra dans son bureau, “tous aux abris” n’avait pas été prononcé, mais c’est bien l’impression que n’importe quel témoin de la scène aurait juré avoir entendu.

Le pauvre Antoine Massoni ne pouvait, lui, quitter son poste à l’accueil derrière son comptoir.

— Eh bien ! On dirait que je sème la panique ici, rigola Suzie. Alors quoi de neuf brigadier ?

— Euh pas grand-chose, murmura Massoni, bonne année Suzie !

— L’année sera bonne si elle m’amène enfin le scoop que j’attends depuis bientôt dix ans ! Quelque chose à me donner ? Demanda-t-elle gourmande.

— Oh que oui, et comment, il y a le meurtre de… Un vigoureux coup de poing de son supérieur Justin Laventure survenu derrière lui, l’empêcha d’achever.

— Quoi un meurtre, et personne ne m’a prévenue ! Suzie était à la fois indignée, excitée, échauffée, bref ne tenait plus en place.

 

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A propos de l'auteur : Anne Herry

Née à Paris, en 1944, l’auteure, dès son plus jeune âge montre très vite une passion pour la lecture et l’écriture : à 5 ans elle récite des Fables de La Fontaine, et lit l’incontournable auteur de l’époque pour les filles : la Comtesse de Ségur ! À noter qu’en primaire, Anne Herry a tout de même remporté le prix de « compréhension rapide », ce qui pouvait être rassurant pour l’avenir !! Après des études littéraires, un mariage et 3 enfants, elle s’amuse à écrire des histoires pour enfants, des nouvelles, divers articles. Pendant plusieurs années, A. Herry a travaillé dans une ONG médicale prenant spécifiquement en charges les réfugiés politiques victimes de tortures, ainsi que dans une banque alimentaire à Paris.

Récemment retraitée après une carrière consacrée à la collaboration à l’agence d’architecte de son mari, elle reprend l’écriture d’un roman policier commencé dans les années 90 qui deviendra « un fantôme un peu encombrant ». Ses auteurs favoris vont de J. d’Ormesson à S. Tesson, en passant par JC Ruffin, JM Rouard ou Y. Queffelec, mais aussi F. Vargas pour n’en citer que quelques-uns. Très attirée aussi par l’Histoire, elle aime les romans historiques de J. Benzoni ou JF Parot ainsi que les biographies de personnages célèbres. Outre la lecture, l’écriture, l’Histoire, Anne Herry aime les voyages, la peinture, le cinéma, les mots croisés, le scrabble et l’humour avant tout ! Elle vit actuellement pour moitié à Paris et à la montagne.