Tous les printemps ne se ressemblent pas – Tome 2

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“Tous les printemps ne se ressemblent pas” conte la vie de David, qui depuis son Limousin natal et passant par Paris, arrive à Val Thorens. A la force du poignet et malgré de précédentes déconvenues professionnelles
David s’affirme professionnellement, grâce à la confiance d’Alissia. Mais une nuit, Alissia se tue dans un accident de voiture. Ce tragique accident lui vaudra son retour sur Paris et sera le début de la galère pour David.

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Description

au sommet de sa carrière

La saison d’hiver 2006/2007 démarra fort, le niveau d’enneigement était exceptionnel, jusqu’au mois d’avril. Le recrutement d’un serveur avait permis à Pierre de prendre la place de David. Ensemble, ils avaient organisé les embauches des saisonniers. Le développement de l’entreprise était à son comble. La secrétaire, qui était là depuis le rachat par les parents d’Alissia, partit à la retraite, Chloé sur proposition de David, reprit le flambeau. La confiance était totale au niveau de l’encadrement, ce qui facilitait les échanges à tous les niveaux.

( …)

Les réveillons de La Soupière étaient connus au-delà de nos frontières. Cette réputation commençait à poser de réels problèmes d’organisation. Mais une fois de plus, le pari était gagné. David s’était découvert des talents d’animateur. Lors de ces soirées en smoking, il montait sur scène micro à la main, le timide de Bujaleuf souhaitait la bienvenue aux clients, relançait l’ambiance quand elle retombait. Pour Noël, il n’hésitait pas à se déguiser en père Noël. Pour la Saint Sylvestre, peu avant minuit, il remontait sur scène pour commencer le compte à rebours. À zéro heure pile, il sabrait une bouteille de champagne sur la scène pour le plus grand bonheur des clients, sans oublier d’avoir en permanence un œil sur la salle et sur le déroulement de la soirée. Alissia, en maîtresse de soirée, passait de table en table saluer telle ou telle personnalité ou client habituel ou important.

Ces réveillons inventés par David représentaient les deux plus grosses recettes de l’année. L’hôtel affichait complet également. David, pour récompenser ses collègues, avait instauré une prime de fin d’année.

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la situation s’aggrave

Tout en marchant, David se posa une question existentielle. Quand il fait beau à Paris où ailleurs, cela suffit-il pour rendre les gens heureux, même quand il fait froid ? Oui, pour moi, se dit-il, dans la mesure où ma vie serait normale, mais aujourd’hui elle ne l’est plus. Il fallait qu’il trouve un endroit pour se poser et commencer à faire la manche, avec toujours ses deux préoccupations essentielles, manger, où dormir ce soir. Il avait eu le temps, depuis des mois sans travail, en se baladant dans les rues de Paris, de voir des SDF faire la manche.

Les endroits où il y avait le plus de chances de voir des gens passer étaient les entrées du métro. Pour la première fois, il choisit celle qu’il connaissait le mieux et la plus près, Saint Fargeau. Lors de ses escapades dans les magasins d’alimentation, un jour il vola une boîte de pâté. Il ne l’avait jamais jetée, pensant qu’elle pourrait lui servir un jour. Ce qui fut le plus dur fut de s’asseoir sur une marche et de poser sa boîte devant lui. Il tourna longtemps autour de la station de métro, regardant les gens qui sortaient, ceux qui descendaient les escaliers qui les menaient au métro. Il prit son courage à deux mains, il s’installa sur le bord du parapet, posa sa boîte, devant lui. Au bout de quelques minutes, il sentit le froid de la pierre lui monter dans le dos, il se mit à penser tout haut : « Maman si tu voyais ton fils, ton mari avait bien raison, je suis un bon à rien, pour manger je fais la manche à la sortie du métro, je suis devenu un SDF. Je me croyais fort, maman, j’ai beaucoup appris sur la communauté des hommes, j’ai cru en leur solidarité, à leurs mains tendues, depuis plusieurs années, ma désillusion est grande. En se levant le matin, tout le monde ne voit pas le même soleil ». Il sentit sa gorge se serrer, il retint ses larmes.

Sa deuxième préoccupation était de trouver un coin pour dormir le soir. Il avait remarqué que rue Lesage, dans l’immeuble où il avait été locataire, la porte d’entrée ne se fermait pas à clé. Sous l’escalier qui menait aux étages, un petit renfoncement à l’abri du froid lui permettrait de passer sa première nuit sans être dehors. Pour cela, il fallait attendre la tombée de la nuit, pour ne pas être vu des locataires.

Informations complémentaires

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1 avis pour Tous les printemps ne se ressemblent pas – Tome 2

  1. Docteur Solange CHAPUIS

    Je viens de terminer votre livre qui m’a procuré beaucoup de plaisir par la qualité du vécu humain décrit.
    Cette oeuvre mérite d’être médiatisée car elle offre un partage émotionnel que seuls peu d’auteurs savent transcrire.
    Merci beaucoup
    Tres respectueusement
    Docteur Solange CHAPUIS

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A propos de l'auteur : Paul Pennetault

C’est à Poitiers qu’il vit le jour il y a 72 ans, 2ème d’une famille de neuf enfants. Sa mère, après avoir travaillé de nombreuses années dans une imprimerie comme relieuse, passionnée de beaux livres et de beaux textes, donna à ses enfants le goût de la lecture. Après un apprentissage de coiffeur pour homme et l’appel sous les drapeaux, il rencontra sa femme et eut deux enfants, puis, de petits boulots en chômage, il décida que sa vie serait différente de la vie pécuniairement difficile qu’il avait connue dans son enfance. Il prépara une licence à la faculté de droit de Poitiers. Élu aux municipales en 1989, il accomplit trois mandats, dont deux en qualité d’adjoint. C’est durant cette période qu’il fit, de par son engagement, la rencontre d’hommes et de femmes en grande difficulté. C’est lors d’une de ces nombreuses rencontres dans les rues de Poitiers qu’il fit la connaissance d’un SDF. Cette relation qui dura plusieurs semaines lui donna l’envie d’écrire ce roman. Retraité après trente années passées comme collaborateur d’une mutuelle niortaise, il consacre aujourd’hui son temps entre sa famille, ses amis, la découverte de la France, la lecture et surtout l’écriture.