Sur le chemin de la restitution des œuvres aux Africains

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Une grande partie du patrimoine africain a été arraché aux peuples d’Afrique pour se retrouver tantôt dans des musées, tantôt chez de riches collectionneurs, privant ainsi les Africains de la possibilité de connaître et de tirer profit d’une part substantielle de leur culture.
Le désir de voir ces œuvres retrouver les terres africaines coïncide avec le besoin, de plus en plus exprimé par la nouvelle génération, de retrouver ses racines, son passé, pour mieux se porter dans le présent et se projeter dans le futur.
La restitution des œuvres répond donc à un besoin presque vital : une recherche de sa propre identité. On n’imagine plus les progrès futurs de tout un continent sans une solution réparatrice à cette question. Ainsi, la restitution, en plus d’être un acte réparateur serait aussi un acte de justice et de solidarité à caractère universel.
Le chemin de la restitution des œuvres aux Africains est parsemé d’embûches. Aussi, de façon pragmatique, l’auteur aide et encourage l’Occident et l’Afrique à persévérer dans la recherche de solutions innovantes.
Sur un chemin, on est obligé de marcher au lieu de courir, ces moments de marche sont propices pour méditer, pour rêver, rêver à un monde plus égalitaire, un monde où l’homme saura donner et partager et recevoir.

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Description

L’histoire est la suivante : un dimanche légèrement brumeux à Paris, Serge décide de faire découvrir le Musée du Quai Branly à sa fille. Passage à la caisse, tickets en main, après quelques pas, les voilà plongés dans l’histoire et la civilisation africaines. Ils arrivent devant le trône du Roi d’Abomey. Serge montre à sa fille le trône. Il s’ensuit un dialogue. Serge et sa fille :

— Voici le siège de mon arrière-grand-père qui était le Roi d’Abomey

— Comment est-il arrivé ici, papa ?

— Par bateau certainement ; ils ont fait partie d’un lot de butins de guerres de l’armée française.

— Alors pourquoi doit-on payer pour voir le siège de notre propre parent ?

Serge est resté bouche bée, lui qui arpente depuis des années les couloirs des ministères de la Culture en France et au Bénin, avec de menues avancées, mais sans aucune certitude sur une fin heureuse à cette injustice.

 

***

 

Quel sera le destin des objets d’art africains ? Seront-ils restitués ou resteront-ils conservés encore longtemps, bien au chaud et bien cachés, dans nos musées européens ? Difficile à dire, le thème que propose ce livre est compliqué. L’ouvrage contient des réflexions profondes, des analyses pertinentes et propose des solutions. Il faut juste espérer que le débat qui s’ensuivra échappera à la médiatisation à outrance, aux partis pris et aux solutions lyophilisées, toutes prêtes, sans goût et sans prétention, sinon celle d’esquiver ou manipuler… Néanmoins, ce texte, avant de parler de la restitution des objets d’art à la terre qui les a produits, parle d’un rendez-vous, celui entre des peuples : les Africains et les Européens, un rendez-vous difficile et en grande partie manqué (pour l’instant).

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur(e) : Christian Kader Keita

Christian Kader KEITA est d’origine mauritanienne et congolaise.
Actuellement Contrôleur Financier (SNCF), il est diplômé en droit des affaires (Caen Normandie) ; et titulaire d’un MBA Management et Finances (Concordia à Montréal), et d’un Master 2 (IAE Caen). Il est Secrétaire Général du Rice et Directeur Associé chez Avutann.
Depuis 2006, il a évolué dans de grands groupes industriels en assurant des missions de manager de transition (contrôleur financier ou responsable de contrôle de gestion).
Répertorié dans le « Gotha noir » pour l’exemplarité de son parcours, il accompagne aujourd’hui les jeunes créateurs d’entreprises orientés vers Afrique dans le cadre de l’Association Le RICE (Réseau International des Congolais de l’Extérieur), qu’il a rejointe en 2015, afin de faire coïncider les valeurs de solidarité et d’entrepreneuriat.