Savoir ce que l’on ignore – Un parcours dans le monde de la recherche

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Par ce récit autobiographique, l’auteur décrit dans la première partie de cet ouvrage son parcours professionnel dans la recherche en tant que technicien, puis ingénieur de recherche. Il dépeint tout d’abord les difficultés auxquelles il devait faire face et qu’il surmontait en gérant en permanence sa propre ignorance, en particulier lors de dépannages de dispositifs techniques innovants. Il expose alors en détail ses démarches en vue de promouvoir la création, d’une part, de l’un des premiers centres de formation au sein d’une université, à l’intention des agents éprouvant de semblables difficultés, et d’autre part d’un dispositif analogue destiné aux personnels du CNRS (chercheurs, techniciens, personnel administratif). Chargé au sein de ce dispositif de la mise en œuvre des actions de formation destinées aux chercheurs, l’auteur décrit dans une deuxième partie comment les chercheurs sont conduits à s’investir pour mieux se mouvoir – au sein d’une discipline ou d’un champ interdisciplinaire – dans la zone frontière entre le savoir validé et celui en cours d’exploration. Par sa capacité à gérer sa propre ignorance, l’auteur a pu ainsi jouer un rôle de facilitateur auprès des chercheurs désireux de savoir ce qu’on pourrait ne plus ignorer.

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Description

« La curiosité engendrerait ainsi la capacité à se questionner à propos du savoir établi ou des phénomènes observés.
Comment cette curiosité va-t-elle se positionner face à l’ignorance et face au savoir ? Est-ce que le penchant à se questionner serait une condition nécessaire et suffisante pour identifier ce que l’on ignore, savoir ce qui est encore ignoré et engendrer une démarche créative ?
En fait, il s’agit pour le chercheur de faire la synthèse d’une gestion de la connaissance associée à une gestion de l’ignorance. Cela implique une double facette de la gestion de la connaissance : savoir ce qui est connu et savoir ce qui est inexploré, et de plus savoir ce qu’il est possible d’explorer dans ce champ d’ignorance. »

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« L’activité de recherche se fonde sur le questionnement individuel du chercheur, qui s’articule nécessairement sur l’état du questionnement de la communauté scientifique. Le besoin essentiel qu’éprouve le chercheur est de disposer des moyens pour poursuivre cette activité (financement, accès à l’instrumentation, espace de travail, sécurité d’emploi). Est-il en mesure de ressentir d’autres besoins, même en cas d’absence de pertinence de son questionnement individuel par rapport à l’état de la question au sein de la communauté scientifique ? Une telle situation serait inacceptable dans une entreprise industrielle, commerciale ou de service, l’activité de chacun devant rester en cohérence avec toutes les activités de production. Pourquoi serait-elle acceptable dans les institutions de recherche ? Parce que l’activité de recherche ne se révèle que progressivement sur le moyen et long terme. »

 

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A propos de l'auteur(e) : Noël Barbichon

L’itinéraire de Noël Barbichon, ingénieur de recherche honoraire CNRS, est très éloigné de celui d’un chercheur, alors qu’il a eu à se familiariser avec toutes les disciplines, y compris les sciences humaines, et avec le développement de l’interdisciplinarité.
Après de brèves études d’électronique, à une époque où n’était enseigné que le fonctionnement d’un poste de radio ou de télévision, il a exercé ses débuts de technicien au sein du laboratoire de chimie physique rue Pierre et Marie Curie à Paris dirigé par Yvette Cauchois. Après de longues études au CNAM en cours du soir, ayant acquis le titre d’ingénieur, il a eu à étudier dans ce laboratoire les différents détecteurs pour spectrographe de rayons X à très basse énergie. Localisé ensuite à la Faculté d’Orsay Paris XI, il a promu, créé et animé l’un des premiers centres de formation permanente au sein d’une Université. Sur cette base, il a convaincu Hubert Curien, alors directeur général du CNRS, de créer un dispositif analogue à l’intention des personnels (techniciens, chercheurs, personnel administratif). Chargé des opérations de formation des chercheurs, il a eu la charge d’apporter son assistance dans la mise en œuvre de nombreuses écoles d’été destinées aux chercheurs relevant des diverses disciplines, ainsi que celles promouvant l’interdisciplinarité. Il a été promu chevalier des Palmes académiques pour services rendus à l’Enseignement Supérieur.