Sa mère !

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 J’ai toujours connu maman fragile, mais ce n’est qu’à l’adolescence que sa maladie a été diagnostiquée. Maman souffrait de troubles bipolaires. Il m’a fallu composer et apprendre à vivre avec cette maman qui, parfois, glissait et partait faire des « séjours » en maison de repos. Être mère de ma mère et accepter ses défaillances et ses crises, voilà ma vie d’adolescente et de jeune adulte. Maman s’est suicidée, une nuit de mai, et ma vie a basculé. La colère et l’incompréhension d’abord, puis le rejet de toute ressemblance avec celle qui m’a donné la vie, et que j’ai tant aimée. 

Vais-je devenir comme elle, et faire souffrir mes propres enfants ? Elle a été ma seule référence, alors comment ne pas reproduire ce schéma ? Est-ce que se le dire va suffire ? La société actuelle exige d’une mère qu’elle soit parfaite. Je ne prépare pas de madeleines pour la sortie de l’école, je ne passe pas des heures à jouer avec eux, je hurle souvent… et pourtant, ne suis-je pas une bonne mère ? 

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Description

« Beaucoup de mamans vivent la même chose, mais il est honteux d’en parler librement. Une femme doit forcément être une mère parfaite ou bien c’est un monstre d’égoïsme. Lorsque je raconte ma difficulté à créer le lien, des mamans  prennent un malin plaisir à m’expliquer que pour elles, c’était totalement naturel. Au début, cela renforça mon sentiment de culpabilité, mais aujourd’hui, ça me fait sourire. La pression sociale autour du rôle de la mère est trop forte et nous sommes constamment jugées ; jugées sur tout, sur la façon de leur parler, de les élever, de les habiller, etc. »

« Nous arrivâmes sur place. La porte avait été défoncée par les pompiers. Je compris que le drame se déroulait dans la chambre, mais je n’y allai pas tout de suite. Il y avait l’ami de ma grand-mère dans le salon, qui nous attendait. Je me souviens l’avoir salué et puis je fis en sorte de voir ce qu’il se passait dans la chambre, sans y entrer. Côtoyer la mort me faisait extrêmement peur. 

 Ma grand-mère était couchée sur le lit de maman, à ses côtés, sans vie en chien de fusil. Quelle scène horrible ! J’étais témoin de la mort de cette femme, qui avait le plus compté pour moi, celle que j’aimais par-dessus tout. Ce n’était pas croyable ! »

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A propos de l'auteur(e) : Agathe Chacel

Agathe a eu une enfance heureuse qu’elle pensait banale et classique. C’est à l’adolescence qu’elle comprit que sa mère souffrait de troubles bipolaires. Très rapidement, il fallut assumer et s’occuper de son frère et de sa mère, comme de ses propres enfants. En 2010, elle eut un premier enfant et se questionna sur le rôle de mère. La pression sociale l’amenait souvent à penser qu’elle n’était pas à la hauteur. En 2014, sa maman s’est suicidée et la vie d’Agathe a basculé. D’abord le deuil forcé d’un être cher, puis de la colère, et enfin de l’incompréhension. Fin 2015, elle eut un deuxième enfant, alors encore en pleine reconstruction, à la suite du drame vécu. Et toujours ces questions qui revenaient sans cesse : aurait-elle des troubles bipolaires ? Ferait-elle de ses enfants, des victimes de sa possible fragilité ?
La bipolarité n’est pas héréditaire et le rôle de mère est un apprentissage quotidien. Être une bonne mère, ça ne veut finalement rien dire.