Romance à Bodlan

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L’idée de ce roman est venue d’un fait réel. Une grand-tante de l’auteur lui avait fait part de son expérience en tant que bonne, à la fin des années 1930 et au début des années 1940 dans une riche famille juive parisienne. Après la disparition des parents, lors d’une rafle, cette tante avait décidé d’emmener à vélo la fille unique de ses patrons dans la ferme familiale pour la cacher en Bretagne.
Cette tante lui avait montré une lettre très postérieure à la fin de la Deuxième Guerre mondiale où cette jeune fille, devenue femme et installée en Amérique latine, avait écrit à la bonne de ses parents pour la remercier de ce qu’elle avait fait pour elle…
L’auteur avait décidé, des années après avoir pris connaissance de cette lettre, d’en faire un roman et ainsi témoigner et rendre publique l’action discrète de sa tante.
Il s’agit d’une histoire de héros ordinaires pensant faire leur devoir sans recherche de gloire ni de futures récompenses.

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Description

Les repas chez le banquier Schulmann étaient toujours somptueux. On y dégustait les mets les plus raffinés qu’on pût trouver sur la place de Paris, des fricassées de pigeonneaux, des cascades de foie gras, des basses-cours de magrets, des filets mignons au miel et aux morilles, et des toboggans de pièces montées et de petits fours, et on y buvait les meilleurs vins : des Château Latour, des Sauternes, des Saint-Émilion. Également, on y trouvait tout ce que le monde de la littérature, des arts et de la politique pouvait compter d’important. Quelques auteurs, dans l’antichambre de l’Académie française, des peintres venus dans la capitale mondiale des arts, des musiciens chevronnés qui offraient la joie de leurs nouvelles productions sur le piano du salon et des politiciens de progrès. Léon Blum était un habitué.

Un jour, après sa journée de travail, M. Schulmann l’avait reçue dans son bureau et l’avait fait asseoir – honneur insigne et très rare – sur le fauteuil réservé à ses invités ou à ses clients. C’était, pensait-elle, un honneur qu’il ne lui avait jamais fait jusqu’à présent. Son bureau, elle le connaissait bien, évidemment, puisque c’est elle qui y faisait le ménage. Elle se dit que la situation devait être grave. Il lui parla sur un ton parfaitement affectueux, presque d’égalité, ce qui n’avait jamais été le cas jusqu’à présent. Il fit même précéder son prénom de « ma petite ».

— Ma petite Marie, je vous reçois ici, aujourd’hui, parce que ce que j’ai à vous confier est de la plus extrême importance. Vous me connaissez, vous savez l’affection que j’ai toujours eue pour vous. Vous savez que je ne vous ai jamais considérée comme une bonne, mais bien plutôt comme un membre de ma famille.

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur(e) : Marc-Gil Ar Blouc'h

Marc-Gil Ar Blouc’h publie ici son troisième roman après son deuxième chez Sydney Laurent, le premier étant « À l’aube des trois vingts ».

Il a habité en Bretagne, en Normandie, en Auvergne, en Picardie, dans les pays de Loire et en région parisienne. Autrefois fasciné par les voyages et ayant aussi vécu en Angleterre et au Texas (USA), aujourd’hui il se contente de cultiver son jardin dans les Monts d’Arrée et préfère voyager par l’imaginaire et dans le temps. C’est le cas dans ce roman dont le cadre historique est la Deuxième Guerre mondiale, un cadre qu’il a connu par le récit de ses grands–parents et des anciens avec qui il a pu discuter.