Rire de vivre

(10 avis client)

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Myriam, juive, d’origine allemande, vit à Paris avec ses parents et son frère Jacques. Sa mère n’a jamais ressenti de fibre maternelle vis-à-vis d’elle. Cette dernière en souffrira toute sa vie et elle se posera toutes sortes de questions. Pourquoi sa mère la déteste-t-elle autant ? Serait-ce dû au fait qu’elle partageait sa chambre étant jeune avec sa grand-mère Oma, modèle de distance et de froideur ? Un modèle que Rose reproduit et accentue avec Myriam. Une descente aux enfers qui nous entraîne dans les méandres de la pire des maltraitances, celle qui débute dès l’enfance.

Pour sortir de cette spirale mortifère, elle se réfugie de temps en temps, en Allemagne chez ses grands-parents. Une échappatoire, comme le seront également ses sorties chez les scouts, chez des amis ou plus tard dans ses études ou dans son travail. À dix-huit ans, sa mère la répudie. Pour sortir de cette spirale, Myriam trouvera refuge dans une modeste chambre de bonne. La jeune femme se marie en 1983 avec Pierre dont elle divorcera quelques années plus tard. La seule réussite de ce mariage sera leur fils Hugo. La souffrance physique et psychologique qu’elle endure la transforme. Elle se forge une volonté hors du commun, affronte plutôt que de subir, avance, se rebelle, mais Rose ne veut rien savoir ni comprendre… La mort de son père, Maurice n’arrange rien. Son allié de toujours, là-haut, Pépé suit avec attention le parcours de sa petite fille. Le dénouement est proche.

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Description

[…] Deux solutions se présentaient alors à la petite fille que j’étais face à cette mère directive et tyrannique : accepter et ne pas me rebeller, me nouer et me bloquer intérieurement ou réagir et me battre malgré mon jeune âge contre ma mère. Ma priorité n’était pas de lui renvoyer la balle, mais de combler mon vide intérieur. J’étais contrainte de m’éteindre patiemment dans le noir sous ses robes ou sous les costumes de mon père. J’avais interdiction d’allumer la lumière. Une petite étincelle aurait pu me permettre de briller de tous mes feux. Cela m’était interdit. Je devais rester seule, éclairée par mon intérieur et mon chagrin, dans l’obscurité, muette comme une carpe. Souffrir en silence, voilà quel était mon dû en cette période. Je grandissais, le martinet se dégarnissait autant que le crâne de mon père, qui lui, en plus, blanchissait. Ce petit fouet aux lanières en cuir, qui n’avait pour but que de me fesser, n’a jamais changé de couleur, même avec le temps. Seul le visage de ma mère devenait écarlate de rage d’avoir une fille aussi désordonnée […]

 

Pages 27-28

[…] Je me rappelle aussi la fois où Papi Jules, mon grand-père maternel, avait acheté des billets de concert pour me faire plaisir. J’avais dix ans environ. Il nous a déposés en voiture devant la salle de spectacle. Nous étions, ma grand-mère et moi, toutes deux parées de nos plus beaux vêtements. Je me suis retrouvée en petit tailleur avec elle, à un concert de rock, au milieu d’une foule de jeunes, tous en jeans plus ou moins troués, debout sur les strapontins, s’agitant dans tous les sens, des briquets allumés dans les mains. Malgré sa surdité, Mamie trouvait la musique trop forte, elle avait beau être encore juvénile dans sa tête, son corps avait du mal à supporter le choc : « Mein lieber Mann ! Mein Gott ! Wo bin ich ?  »* s’exclamait-elle […]

* « Mon chéri ! Mon Dieu ! Où suis-je ? »

Informations complémentaires

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ISBN Ebook

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10 avis pour Rire de vivre

  1. Jean et Jean-Dominique

    « Dans ce livre, où la souffrance est continue et palpable, Myriam nous plonge dans le plus horrible des univers, celui de la maltraitance de l’enfance. Avec élégance et sobriété, l’auteure nous livre dans le détail, son regard sur l’actualité mondiale de 1960 à 2021, ses états d’âme et son combat. Face à l’indécence de ceux ou celles qui savent, se taisent et ferment les yeux, RIRE DE VIVRE nous pose une question délicate :
    « Faut-il intervenir ou tout simplement alerter et dénoncer une malveillance barbare ? »
    La trame, l’histoire et les personnages pourraient faire de cette écriture subtile un modèle du genre. »

  2. Jean et Jean-Dominique

    1) Le style et l’écriture :
    « Le style est clair, précis, élégant. L’écriture est naturelle et très agréable. »

  3. Jean et Jean-Dominique

    L’intrigue-le récit, le ressort dramatique :
    « Le destin de Myriam et du rejet de sa mère est poignant. Cette belle écriture nous embarque dans les travers d’une douloureuse histoire familiale. L’intrigue est une bouffée d’air frais inattendue. »

  4. Jean et Jean-Dominique

    La structure :
    « L’enchaînement des évènements est bien amené. »

  5. Jean et Jean-Dominique

    Les personnages :
    « Les personnages principaux sont criants de vérité, aussi évidents que le “yin et le yang”. Les autres personnages sont très bien dépeints. »

  6. Jean et Jean-Dominique

    Le traitement du récit (originalité, usage des stéréotypes, cohérence des situations et des personnages, etc.) :
    « Un texte fort, d’une limpidité étonnante. Le décor s’instaure dès le départ. Les situations s’enchaînent naturellement. Les personnages sont bien campés. Les stéréotypes sont peu utilisés, mais à bon escient. »

  7. Jean et Jean-Dominique

    Points forts du texte :
    « L’écriture douce se lit sans effort et est d’une grande fluidité. On y découvre les détails d’une vie, de la modernité et une histoire contemporaine avec de très beaux passages sur la psychologie de l’être humain. On apprécie aussi les évènements d’actualité relatés. Les explications ou traductions en bas de chaque page sont cohérentes et bien adaptées. »

  8. Sophie

    Rire de vivre est un livre naturel. Nous aimerions tous pouvoir écrire comme l’auteure qui décrit ses joies, ses émotions, ses peines et ses rebondissements. J’ai adoré me plonger dans cette histoire. Nous pouvons tous nous identifier à un moment ou à un autre dans ce livre où les liens familiaux nous touchent. Merci à Tiferet

  9. Guy

    Un livre rempli d’émotions qui sonne vrai et qui nous transporte dans son histoire avec fluidité. Je me suis vite laissé porter par le récit. J’aime la façon de raconter et de mettre de l’humour dans des situations parfois difficile. C’est un plaisir lire Rire de vivre.

  10. Christine

    Ce livre Rire de vivre, m’a permis de passer du rire et même du fou-rire, aux larmes à de nombreuses reprises. Une histoire où le lecteur peut s’identifier en chaque instant. J’aime la façon d’écrire de l’auteure et me suis plongée dans cette histoire avec plaisir et intérêt.

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A propos de l'auteur(e) : Tiferet

L’auteure TIFERET, qui a écrit et publié Un observateur parmi nous (chez Edilivre sous le pseudo : Patsen) et qui va prochainement vous faire voyager lors d’une suite à Allô ! Raconte-moi !, prépare différentes autobiographies. Elle écrit les biographies de ceux qui s’adressent à elle et a également écrit comme correspondante dans un journal local en décrivant des vies diverses. Rire de vivre, qui raconte une histoire de vie, devrait être publié cet automne. Elle touche toujours le cœur des lecteurs par ses messages, son humour et son originalité au centre des histoires décrites. Elle aime jouer avec les mots (autre futur livre en préparation) et décrit avec facilité et précision des situations en trouvant les mots justes qui touchent. Ancienne formatrice informatique, elle a également toujours aimé transmettre. L’écriture fluide et talentueuse s’est révélée chez elle depuis de nombreuses années. Elle partage ainsi avec le lecteur qui la suit, des histoires mettant en valeur des situations, des personnages et des objets qui deviennent vivants sous sa plume. On peut facilement s’identifier à ses personnages qui sont attachants.