Qui veut la peau de notre agro-alimentaire

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L’agriculture française est la plus durable du monde et notre industrie alimentaire fournit des produits toujours plus sûrs, considérés au-delà de nos frontières comme les meilleurs représentants de la gastronomie française.

Et pourtant pas une semaine ne se passe sans que les médias, ONG, lanceurs d’alertes ne se déchainent pour accuser la première industrie nationale. Les accusations sont basées sur des faits volontairement travestis, déformés et caricaturés pour alimenter un « agribashing » systématique qui condamne injustement tous les professionnels de ces filières et désinforme le consommateur.

L’auteur est ici un professionnel de l’agroalimentaire qui contre-attaque avec force et conteste à l’aide d’arguments scientifiques les idées toutes faites des experts autoproclamés, des journalistes à la recherche de buzz pour leur journal.

Au-delà de cette réponse il essaye de comprendre les difficultés du secteur dans le contexte actuel. Il a rassemblé des informations peu diffusées car seulement connues à l’intérieur des entreprises. Il explique pourquoi la production agricole et les PME alimentaires françaises détiennent un savoir-faire particulier et renommé, il retrace leur développement et leurs succès avant de constater et d’expliquer leurs difficultés d’aujourd’hui. Agribashing, guerre des prix, déréférencements, inflation de contraintes réglementaires pour apaiser les ONG, tout est expliqué à travers des expériences vécues, des témoignages de faits réels. L’auteur apporte son interprétation des politiques publiques de nutrition, environnementales, et des crises alimentaires qui ont traversé notre actualité : vache folle, OGM, viande de cheval, listeria…

Il propose des solutions pour réduire les contraintes et aider la première industrie française à retrouver sa place d’industrie attractive et respectée.

Enfin une réponse aux experts autoproclamés qui abiment impunément l’image de ceux qui les nourrissent et désorientent le consommateur à coups d’arguments malhonnêtes.

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Description

Jean Gervoson : coup de génie dans la confiture.

Au lendemain de la guerre, Jean Gervoson hérite de l’entreprise familiale située dans le Lot, à Biars-sur-Cère. Alors qu’au départ il s’agissait d’une société de négoce de fruits secs, Jean Gervoson se lance dans les confitures, profitant des ressources locales importantes en fruits de qualité.

Le jeune patron est un entrepreneur efficace qui sait saisir les opportunités. En 1970, son fournisseur de pot en verre, la verrerie Saint Gobain, se retrouve avec un important stock de flacons à facettes sur les bras. Le représentant propose à son client Gervoson un bon prix s’il le débarrasse de l’ensemble du stock. Jean Gervoson imagine pour sa nouvelle confiture un positionnement haut de gamme pour lequel il faudrait casser les codes du marché. Avec l’aide de son épouse, Jean Gervoson va réfléchir pendant plusieurs jours au nom de sa nouvelle marque qui doit traduire auprès du consommateur le positionnement de cette confiture en rupture avec le marché de l’époque.

Toute la famille Gervoson rassemblée dans le Gers lors des fêtes de campagne nommait « Bonne Maman » une grande tante aimée de tous et qui préparait pour ses petits-enfants et ses neveux des confitures délicieuses. L’idée est là, cette grande tante représente exactement l’idée que se font les Gervoson d’une confiture faite par amour pour les siens. La nouvelle marque reprendra le nom de « Bonne Maman » et portera l’image de la qualité et de l’authenticité d’une confiture faite avec amour.

Une culture de l’aliment différente entre les pays de l’Union européenne.

 

Il existe en fait deux cultures de l’alimentation :

La culture anglo-saxonne dans laquelle l’aliment est le vecteur des nutriments. L’aliment est assemblé à partir de matières premières raffinées pour nous apporter les nutriments fonctionnels dont nous avons besoin. Et c’est tout ! S’il manque des vitamines on les lui ajoute, de même s’il n’y a pas assez de couleur ou d’arôme. S’il y a trop de gras on le remplace par un substitut technologique. Dans cette conception de l’aliment, remplacer des protéines carnées par des protéines d’insectes, des protéines synthétiques ou végétales au motif qu’elles auraient moins d’impact environnemental peut avoir du sens.

Et il y a la culture latine de l’aliment. Dans cette culture, l’aliment est d’abord un plaisir, un partage, une gastronomie, une fierté. Nos charcuteries, nos viandes, nos fromages, élaborés par empirisme dans chaque terroir, dans chaque vallée, sur charque coteau que portent nos pays du Sud témoignent de ce patrimoine.

Et puis ces produits animaux font partie de notre art de vivre : ce sont les saucisses et les grillades au barbecue, le saucisson sec sur les routes du Tour de France, le jambon sec et le chorizo dans les bars à tapas…

 

Principe de précaution et judiciarisation de l’administration

Deux évènements vont bouleverser totalement ce fonctionnement entre les services de l’État et les entreprises alimentaires :

  • L’affaire du sang contaminé en France
  • Les obligations européennes en matière d’hygiène

Dès lors les fonctionnaires ne sont plus libres de faire valoir leur expertise et leur seul jugement dans la gestion d’une affaire qui relève de leur compétence. Ils doivent désormais veiller à appliquer le principe de précaution avec la plus stricte rigueur au risque de se voir condamné par un tribunal pénal !

Comme beaucoup de fonctionnaires, ceux des services vétérinaires seront très concernés par cette affaire et vont faire évoluer leurs pratiques. Finie l’application du bon sens et de l’expertise, finis les délais qu’un inspecteur pouvait accorder à une entreprise pour la mise aux normes ou pour la réalisation d’aménagements d’hygiène ou de sécurité. Il n’y a plus aucun bon sens qui vaille, on applique les directives d’en haut quel que soit leur coût pour l’entreprise et quel que soit le risque sanitaire réel. Il n’est plus question pour l’inspecteur vétérinaire de prendre en considération le contexte technique ou économique de l’entreprise (sauf à être couvert par sa hiérarchie).

 

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A propos de l'auteur(e) : Richard Menu

Richard Menu (pseudonyme) est ingénieur agronome diplômé de l’Institut National Agronomique. Toujours en activité, il a commencé sa carrière dans l’Angleterre de Margaret Thatcher, à l’Ambassade de France au moment où la crise de la vache folle atteignait son paroxysme. Il a ensuite dirigé des services Qualité et R&D au sein de groupes industriels alimentaires fabricants de produits laitiers frais, de chocolat et de boissons pour la grande distribution. Il travaille depuis plus de 10 ans dans la recherche scientifique au service de l’industrie des viandes et des charcuteries.