Poésie introspective – Être, Temps et Nature

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Ce recueil de poésie, de style libre et structuré le plus souvent en quatrains, cherche à communiquer l’être, non dans son acception ontologique, mais plutôt existentialiste. Il est question d’être « participant » d’états de vie qui relatent le perçu, le senti et le ressenti de l’auteur. Il cherche à se communiquer par des mots qui ne sont pas tant des « référents » – il ne s’agit que rarement de « concepts » ou de « choses » – que des « espaces langagiers » construits pour faire participer le lecteur de l’émotion, mais en amont, de l’existence même de l’auteur. Pour le lecteur, il s’agit de vivre, plutôt d’exister, l’auteur. L’introspection à la base du recueil ouvre sur un vécu qui s’enracine dans l’affect profond généré par le poids de la réalité comme de la temporalité – époques historiques ou moments – et de la nature en ses éléments et ses qualités. S’ouvrir sur une intériorité en cherchant à y intégrer l’autre par le texte – sa disposition, ses mots, l’image littéraire, etc. –, c’est chercher à créer une symbiose par laquelle nous pourrons faire exister une vie parsemée de joie, de douleur et d’espoir. Pour rejoindre Pascal, il s’agit, par le « vivre », de communiquer une humanité tant dans sa vulnérabilité que dans sa grandeur, car, comme le veut Montaigne, c’est avant tout par l’étude de soi que l’on comprend l’humain et le monde.

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Description

Maladie d’absolu

 

Rejoindre ce qui s’éteint et fait place au mal

Emplir ce que j’enfreins, ce vide, demeurant banal

Chercher l’absent jamais comblant « cet absent »

S’évacuant dès que rejoint, cruel très abominant

 

Jamais comblé, même alors que bien reposé

Jamais vidé, alors que l’on veut l’évacuer

Lorsque l’on cherche, on s’affirme sans gagner

Seulement laissant-faire, qu’alors démobilisé

 

XVIe siècle « renaissant »

 

Sortant d’un Moyen Âge écumant de sa foi

Vestige d’un passé délaissé par sa loi

Créer un « beau » qui n’est bien que pour voir

Enjolivant par une fête de couleur et d’espoir

 

Carnavalesque qui émet des signes pour une surface

Touchant les yeux, les frappant, ne leur dévoilant aucune place

Exposition ne référant à rien, se perdant dans sa trace

Menant nulle part, perte de sens, point de fuite bonace

 

Récupérer l’audace d’un passé oublié

Redonner à l’âme sa gaieté délaissée

Fredonner un dire qui émet de ses rêves

Pour que soit rejoint un projet très fugace mais sans trêve

 

 

 

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur(e) : David Bergeron

David Bergeron est docteur en philosophie politique. Toutefois, l’existentialisme et l’aspect émotif de l’être humain le fascinent, car il s’agit alors de rejoindre une humanité profondément sensible, vulnérable et dépendante de l’existence et de ses effets. Son cheminement, troublé par les déceptions (sport, éducation et relations) et par une souffrance psychologique parfois difficile, mais parsemé toutefois de succès, le mène à considérer exprimer l’existence, la sienne, à travers une poésie qu’il considère être le moyen par excellence de véhiculer l’émotif. Introspectif de nature, l’auteur conçoit l’introspection être un chemin vers une intériorité communiquant l’authentique-soi par lequel se dévoile une identité en quête d’un sens ne pouvant se révéler, comme l’affirme Kierkegaard, que suite au vécu. Ainsi, le « vécu » ressenti par l’auteur face à l’être (souvent un état d’âme), et donc face au temps et à la nature, lui révèle au fil de sa vie étudiante comme adulte un sens qu’il ne peut rationaliser ou « expliquer », mais qu’il cherche toutefois à dévoiler à travers le langage et l’imagerie ; à travers l’exposition, par les mots, d’une existentialité qu’il ne considère pas conceptualisable, bien qu’elle soit, espérons-le, « exprimable », voire participable.