Pas de pitié pour les assassins

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Des policiers aux questions juives de Vichy, sont sauvagement assassinés par un mystérieux tueur. Les assassinats sont exécutés avec un Luger ayant appartenu à un officier allemand.
Le service de la criminalité dépêche l’inspecteur Brunet pour mener l’enquête qui le conduit à la recherche du coupable dans le milieu juif du Marais de Paris.
Le tueur se réfugie chez deux prostituées qui lui prêtent assistance dans sa dérive meurtrière. L’une d’elles lui impose des relations sadomasochistes afin de mettre en place un couple solide pour poursuivre les meurtres.
Le tueur relève, au cours de ses déplacements incessants dans le Marais de Paris rénové, fait pour accueillir des touristes et une bourgeoisie aisée, la disparition du monde juif et l’expulsion brutale des classes modestes de ce quartier.
La traque du couple meurtrier s’organise du côté de la police… Les assassins peuvent-ils s’en sortir ?

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Description

EXTRAIT DU LIVRE

Au bistrot ‘’ le Benoit’’, une partie de cartes qui ne s’entamera pas.

 

La nuit était chaude, sans un souffle de vent. Du grand boulevard Rivoli proche montait le bruit des passants qui se dirigeaient vers les théâtres ou les cinémas. C’est un quartier touristique, il n’y avait pas de filles sur les trottoirs à la recherche de clients ; il faudrait monter vers la place de la République pour en accrocher une. En s’approchant du bistrot “Le Benoit” qui bénéficiait d’une bonne réputation et d’une belle prestance avec sa façade en bois, des rideaux de dentelle à ses vitres, l’ensemble lui donnant le caractère d’un restaurant-hôtellerie de ville de la province, on pouvait distinguer, tapi, dans l’ombre, un homme qui surveillait les lieux. Visiblement, il attendait que le restaurant se vidât, du patron et des serveurs ; en effet, il était temps pour eux de se rapprocher de leur foyer.

– Alors Jacques, on la fait cette partie de rami ?

– J’ai cru entendre des pas dans l’escalier, Louison, je pense que quelqu’un monte.

– Tu rêves… Qu’est-ce qui peut nous arriver ? Nous sommes assez nombreux pour faire face à un enquiquineur ou à un fouineur.

– Tu as raison… Oh, un mec avec un flingue ! Il va nous buter ce con ! !

L’homme se met à tirer, le salon donne l’impression d’exploser dans le rythme des sorties cadencées des balles du révolver. Un joueur culbute en arrière, touché par l’une d’elles. Les autres se ruent vers l’agresseur, en renversant les chaises et la table de jeu, mais ils sont loin du tueur. Celui-ci les abat successivement, son révolver crache la mort. Il y a du sang répandu sur une grande partie du salon par ces corps allongés sur le sol, atteints par les balles.

C’était le branlement de combat dans le commissariat de police du Marais, rue aux Ours. On venait de découvrir ce matin dans le salon, en haut d’un estimable bistrot, l’un des plus anciens de Paris, qui servait des plats de terroir dans un cadre convivial, cinq morts par balles. Le tueur s’était servi d’un Luger, une arme de poing, de l’armée allemande, c’est ce que concluait la balistique, avec une parfaite maitrise pour les abattre.

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A propos de l'auteur : Charles Chandler

L’auteur vit à Brunoy, commune de l’Essonne. Retraité de l’enseignement supérieur, docteur en mathématiques, auteur d’articles sur la didactique des mathématiques des ingénieurs, et de la sémiologie des textes. Il a écrit un roman sur l’Occupation de la France par l’Allemagne nazie et la déportation des juifs du Marais de Paris. Dans ce quartier s’est déroulée sa jeunesse, de la libération de Paris jusqu’à la construction du musée Beaubourg en 1977.