Pardon – Tome deux

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Les personnages, Rayan, Ramon, Augusto, Sergio, Al-Mountassar et autres petits cousins de Rayan du premier tome ont grandi de quelques années et leurs aînés aussi. Mais les violences dans leurs environnements respectifs n’ont pas baissé d’intensité, bien au contraire, l’horreur a grimpé de plusieurs crans. Isaak lui, continue, dans ses nouvelles fonctions, à préparer son jeune pays aux guerres, comme des fatalités inéluctables.

Ramon et Augusto arrivent enfin dans l’Eldorado tant espéré mais y pénètrent par la mauvaise porte, ce qui leur fait découvrir la face cachée de l’Amérique avec ce qu’il y a de plus hideux, et ils doivent apprendre à y survivre. Cela n’empêche pas l’auteur de faire faire une entrée fracassante à l’amour dans ce volume tout en continuant à nous faire voyager aux quatre coins du globe.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

Dès le premier jour de l’interrogatoire, Castro mit les deux hommes à l’aise, leur offrit whisky et cigares et leur lança :

  • Je vous écoute et j’ai tout mon temps, commencez au commencement.

Ce qu’ils firent avec une évidente bonne volonté. Il n’y avait qu’une seule mafia italo-américaine et elle sévissait à Palerme aussi bien qu’à Las Vegas, New York ou Chicago, et c’est cette même mafia qui avait étendu plusieurs de ses tentacules sur Cuba. Lorsque des milliers de Juifs quittèrent les terres de Russie au début du siècle, fuyant les pogroms, nombre d’entre eux s’établirent aux U.S.A où l’accueil qui leur avait été réservé par la population, essentiellement protestante, fut loin d’être chaleureux. Ceux d’entre eux, Juifs italiens du sud ou Irlandais, décidèrent de se lancer, pour survivre, dans des activités illégales s’inspirant pour cela de la Cosa Nostra et d’Al Capone. Ainsi naquit ce que l’on appelait la « Kosuer Nostra » ou « Yiddish connexion ». Son organisation n’avait rien à voir avec celle de la mafia italienne bien hiérarchisée.

 

Page 70 ligne 29 à page 71 ligne 25.

 

  • Donc, si je comprends bien, rétorqua l’oncle de Kader, non seulement cette conférence écarte définitivement le MNA de la révolution algérienne mais consacre le FLN comme seule entité habilitée à former un gouvernement ?
  • C’est exactement cela, répondit Kader.
  • Et pour combien de temps ? enchaîna son oncle Mouloud.
  • Mais jusqu’à la victoire totale voyons, l’indépendance, répondit Kader qui ne vit pas où son oncle voulait en venir.
  • Et après l’indépendance ? insista l’oncle Mouloud. Tu penses que ces gens du FLN vont laisser quelqu’un d’autre, Algérien bien sûr, faire partie du futur gouvernement  s’il ne pense pas exactement comme eux ?
  • Ben, balbutia Kader, dans une Algérie libre, je pense que tout citoyen aura le droit d’exprimer et de faire valoir son opinion.

Mouloud ne put retenir un sourire devant la naïveté de Kader.

Vois-tu, dit-il, à voir la façon dont ils ont torturé, enlevé, assassiné les membres du MNA qui avaient d’autres opinions mais n’en étaient pas moins des nationalistes algériens, je doute que ces nouveaux « maîtres » de la révolution soient du genre à accepter le débat démocratique. Bien au contraire, continua-t-il, je pense que l’indépendance n’est, pour la majorité du peuple, qu’un changement de potentat avec en prime les abus inévitables du faible lorsqu’il devient puissant.

 

Page 156 ligne 26 à page 157 ligne 31.

 

À l’entame du dernier virage avant la ligne droite vers chez lui, il remarqua un attroupement qui grossissait rapidement à l’autre bout de la rue. D’abord curieux, il fut vite intrigué en voyant l’arrivée d’une Jeep de l’armée pleine de militaires, puis carrément inquiet lorsqu’il réalisa que la scène se passait à quelques mètres de sa maison.

L’arrivée des militaires dispersa les badauds comme un coup de fusil les oiseaux, personne ne voulait avoir à répondre aux questions des hommes en uniforme.

Rayan prit le temps de contourner le soldat et s’approcha un peu plus du corps étendu par terre. Les autres soldats étaient en train de le recouvrir d’un drap, mais avant qu’il ne fût entièrement recouvert, le petit garçon eut le temps de reconnaître le visage du garde-champêtre du quartier. Il avait la gorge tranchée, les yeux et la bouche grands ouverts comme si son dernier sentiment, pendant qu’il se vidait de son sang, était la stupéfaction de quelqu’un qui se demandait pourquoi c’était à lui que cela arrivait. Une énorme tache de sang était visible à côté de sa tête et s’agrandissait à vue d’œil.

Le jeune soldat essaya de couvrir de sa main les yeux de Rayan tout en lui détournant la tête dans un geste pour l’éloigner de ce spectacle macabre, mais celui-ci lui retira sa main et lui cria au visage :

  • Mais c’est monsieur Georges, pourquoi on lui a fait ça ?

Des larmes abondantes coulaient sur ses joues et sa douleur, sincère, faisait peine à voir.

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A propos de l'auteur : H.B Abel

Voilà nos jeunes acteurs de la première partie de PARDON de retour ; Ramon, Augusto et Rayan sont plus âgés de quelques années mais les violences dans leurs environnements respectifs n’ont pas baissé d’intensité ; bien au contraire, l’horreur à grimpé de plusieurs crans. Isaak lui, continue, dans ses nouvelles fonctions, à préparer son jeune pays aux guerres ;comme des fatalités inéluctables. Cela n’empêche pas l’auteur de faire faire une entrée fracassante à l’amour dans ce volume tout en continuant à nous faire voyager aux quatre coins du globe.