Ogres et jalousie

9.99 18.90 

Ogres, le recueil de contes de Muriel Cerf, recèle une nouvelle Jalousie, qui a été lue sur internet plus d’un million huit cent mille fois. Un beau panel pour imaginer la réaction à sa lecture de quelques personnages.
Le veuf d’une écrivaine fait perdurer sa présence en distribuant gratuitement des exemplaires d’Ogres. C’est ainsi qu’un vendeur de lunettes, impliqué malgré lui dans un règlement de compte du milieu marseillais, tombe sous le charme de ces belles écritures et d’une jeune policière, dont la lecture évocatrice de  Jalousie  l’amène à jouer et apprécier l’acte préféré des hommes. Les call-girls de haute volée la lisent pour en faire leur spécialité dédiée à certains clients privilégiés. Enzo, ferrailleur par mariage et infidèle de nature, dopé au Viagra, y trouve un motif pour exiger l’accomplissement du devoir conjugal. Sauvé in extremis lors des attentats parisiens du 13 novembre, il finit par succomber à une overdose de comprimés bleus. Une jeune chef, espoir de la cuisine moderne, succombe sous les tirs du Bataclan en tentant de protéger son cocu de mari. Le journaleux cancéreux aux ambitions déçues mais pas éteintes et dont la vie s’est vidée de son sens retrouve, grâce à ce récit magistral, le désir d’écrire.

Effacer
UGS : ND Catégories : , Brand:

Description

Page 30

«Récemment le mari d’une écrivaine défunte m’a offert un livre dans lequel j’ai trouvé un conte qui m’a fait revenir à mes jouissances coupables d’antan. J’ai joui dans mon corps, j’ai joui dans mon cerveau, j’ai joui par les yeux en regardant sa photo. J’ai joui par mon esprit en savourant ses mots. Depuis ce livret ne quitte pas ma poche même si je connais chaque virgule de son texte. Aujourd’hui ces deux récits attisent mon imagination et me donnent envie de raconter aux hommes comment un livre est à même de bouleverser la vie de tout un chacun. »

Page 80

« Il avait l’apparence d’un juste, un de ceux avec qui l’on construit en toute confiance une vie d’amour conjugal sans nuage. Il incarnait Michel Drucker jeune, le gendre idéal pour toutes les mamans de ces demoiselles en besoin de mari. La générosité peinte sur son visage, Tristan était la bonté même, offerte à qui en voulait. ».

Page 40

« Tristan leva la tête pour scruter la sortie de la gare quand il aperçut le fusil UZI sous le blouson. Sans plus réfléchir, il poussa le guéridon contre le tireur qui perdit l’équilibre et tomba à la renverse. L’homme de la table voisine se baissa aussitôt et saisissant son calibre vida son chargeur sur le conducteur de la moto qui s’affaissa dans le fracas de sa machine. »

Page 156

« Inspirée par la beauté du texte et surprise par l’excitation qu’elle éprouve Marie-Line se dit : « Moi aussi j’aime lire et je sais faire de jolies phrases mais là, de suite, je vais t’apprivoiser mon haret à nouveau. Je vais poser sur ta raideur le suc enchanté et le voile ensorcelant. De mes lèvres usant je vais t’emmener dans la caverne rouge-rose où tu subiras le vertige des velours », et elle se lance. »

Page 209

« Je me relève et je vois des corps partout, l’un des jeunes entrepreneurs a le visage déformé comme un ballon de rugby, l’autre la poitrine déchiquetée puis il y a la belle blonde que je fixe longuement. Elle a pris une balle en plein cœur. Elle est comme endormie, si belle au milieu de cette vision d’horreur. »

Page 216

« Le lendemain Eure Infos titrait : « L’étoile montante de la cuisine française morte en essayant de protéger son mari. » J’ai appris que la première rafale avait fauché monsieur Levieux et que la jeune bulgare s’était jetée sur lui pour le protéger et donner ainsi sa vie pour rien. Trois jours plus tard, aux funérailles, on ne parlait que d’elle. De sa beauté, de son talent et de sa jeunesse mais surtout de son sacrifice amoureux. »

Page 185

« C’est avec une grande satisfaction que je retrouvai cette vérité qui nous échappe trop souvent : la Faucheuse, elle aussi, assène des coups pour rien et subit des défaites. « Parfois elle manque de force pour frapper une mouche en plein vol et même une chenille peut la prendre de vitesse, que quand toute à sa tuerie, elle le fait sans élégance ni doigté, il y a toujours des survivants quelque part » me confirma la poétesse. Moi aussi j’allais déjouer ses plans et respecter mon calendrier, tenir et réaliser enfin une promesse faite à moi-même, écrire un livre, que j’ai déjà commencé et que les corrections de Précieuse font avancer et m’empêchent d’abandonner sous peine de la décevoir. »

Page 227

« Moi j’étais ce jardin escarpé qui descend par de multiples terrasses jusqu’à « la mer qui sépare et qui unit » côté sud et offre, côté nord des chemins qui bifurquent. Je suis ces arbres dont personne ne prend plus soin pour avoir des fleurs au printemps, de l’ombre en été ou des fruits en automne. Je suis ce cerisier qui happe le mal des autres et en meurt. »

Page 240

« Au bout de quelques minutes d’errance, il fut accosté par une imposante black, visiblement la propriétaire-sorcière qui, au lieu de s’enquérir « puissè-je vous aider » lui annonça tout de go : « Je ne peux rien pour toi. Elle attendait quelqu’un qui lui donne la chair de poule, le frisson, qui la laisse sans voix lorsque vos regards se croisent, elle t’a vu et elle est déjà amoureuse de toi ».

Page 146

«Toutcha se roula en boule à ses pieds et Cook, assis sur le bureau surveillait l’écriture quand, au bout d’un moment, il interrompit le silence : « Première devinette : il y a quatre femmes au réveillon mais seulement trois amazones, qui n’en est pas une ? Deuxième devinette : ils sont cinq hommes à fêter la Saint Sylvestre à la table de Tristan mais l’un d’eux n’est pas un mousquetaire de la braguette, lequel ? Toutcha, enroulée sur un fauteuil, redressa la tête, plissa le front en essayant d’imaginer le profil de l’arme dans l’ouverture zippée puis enjouée lança :- J’adore « Mousquetaires de la braguette », c’est génialement drôle ! »

Page 245

« La nuit se fit plus dense, les obscurités chevauchant côte à côte avec les envies, happèrent le manteau des convenances, le faisant glisser, révélant les corps, désirs et gestes sans déguisements. »

Page 240

« Au bout de quelques minutes d’errance, il fut accosté par une imposante black, visiblement la propriétaire-sorcière qui, au lieu de s’enquérir « puissè-je vous aider » lui annonça tout de go : « Je ne peux rien pour toi. Elle attendait quelqu’un qui lui donne la chair de poule, le frisson, qui la laisse sans voix lorsque vos regards se croisent, elle t’a vu et elle est déjà amoureuse de toi ».

Page 146

«Toutcha se roula en boule à ses pieds et Cook, assis sur le bureau surveillait l’écriture quand, au bout d’un moment, il interrompit le silence : « Première devinette : il y a quatre femmes au réveillon mais seulement trois amazones, qui n’en est pas une ? Deuxième devinette : ils sont cinq hommes à fêter la Saint Sylvestre à la table de Tristan mais l’un d’eux n’est pas un mousquetaire de la braguette, lequel ? Toutcha, enroulée sur un fauteuil, redressa la tête, plissa le front en essayant d’imaginer le profil de l’arme dans l’ouverture zippée puis enjouée lança :- J’adore « Mousquetaires de la braguette », c’est génialement drôle ! »

Page 245

« La nuit se fit plus dense, les obscurités chevauchant côte à côte avec les envies, happèrent le manteau des convenances, le faisant glisser, révélant les corps, désirs et gestes sans déguisements. »

Informations complémentaires

ISBN Ebook

Version

,

Format Livre

ISBN Livre

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Ogres et jalousie”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A propos de l'auteur : Alfred Nasewicz

Né en 1952 à Kaunas, en République de Lituanie de l’Union Soviétique, Alfred Nasewicz a vécu à Saint-Pétersbourg, Vladivostok puis Varsovie. Attiré par l’art et la culture pendant ses études, il fréquente un milieu d’artistes et d’écrivains dont Jerzy Andrzejewski qui sera son guide et mentor. Haut fonctionnaire du Comité des Sports, il refuse pourtant de devenir membre du parti communiste et prend la décision de fuir ce régime juste avant la proclamation de l’état de guerre du 13 décembre 1981. Depuis son arrivée en France il écrit en français. Réfugié politique, il est naturalisé français en 1987 et exerce dès lors son métier de Maître d’armes avec passion. Il forme plusieurs athlètes de haut niveau et permet notamment à l’équipe française de décrocher le titre de Championne du monde junior par équipe en 2012. Passionné de littérature depuis toujours, une de ses nouvelles est primée en Pologne en 1978.