Nos années communautaires de 68 à 72 – Avant pendant après Pastoriaco

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     Après la révolution de mai 1968, s’installa enfin le changement. Un changement qui serait le point de départ indiquant que rien ne serait plus comme avant pour ceux qui l’attendaient, mais aussi pour ceux qui se revendiquaient être conservateurs, garants des valeurs du passé — famille, patrie et tout le reste—, le tout chapeauté par l’Église. Ils seraient emportés par le mouvement et seraient parfois les premiers à s’en inspirer. Il restait le mystère des révolutions… Ce serait ainsi que la droite abaisserait la majorité à 18 ans et voterait la loi pour l’avortement, loi portée par une grande dame, Madame Simone VEIL.

Être adolescent, à cette époque, représentait l’assurance d’avoir une vie différente de celle de l’ordre préétabli. La vie communautaire représentait cet espoir, mais rien dans notre éducation ne nous avait préparés à cela, alors il faudrait tout inventer, refaire le monde, au risque de se brûler les ailes. En France, 20.000 jeunes environ tentèrent l’expérience, une goutte d’eau dans l’océan… Ils rejoignirent la société après cette expérience, afin de semer leurs idées dans tous les secteurs : la culture, les arts, la politique, l’information, la religion. La vie communautaire pouvait-elle sortir de l’individualisme ambiant ?

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

Une fois dans la ville, au bout d’une rue, un stop nous obligea à faire un premier arrêt, avant d’accéder au boulevard périphérique. En stoppant les voitures, la sangle entre les deux véhicules se détendit, la 403 berline stationna sur les rails du tramway ; nous étions cinq à l’intérieur, inquiets de la situation. Soudain, comme nous l’imaginions, là-bas, dans le virage, apparut l’avant du tram. L’inquiétude était à son comble, elle se manifesta par des cris d’effroi, accompagnés de gestes insensés, dans le but de prévenir nos camarades. S’do était assis dans le coffre du break, son rôle était de contrôler la tension de la sangle, pour avertir Jojo, son chauffeur. Attiré par notre gestuelle, S’do prit conscience du problème. Le boulevard était libre, il ordonna alors à Jojo de déguerpir ; il enclencha la première, la sangle résista au choc ; d’un bond, il dégagea la voiture ! Hébété, S’do semblait étonné de nous voir dans cet état, plus surpris encore de voir le tramway passer au cul de la voiture !

 

Ce fut à ce moment que Béber eut une idée géniale, dixit Béber.

J’irais jouer de la musique sur les foires et marchés, pour cela, j’avais besoin d’un âne et d’une charrette pour me déplacer ! L’idée était, certes, originale, mais les finances n’étaient pas brillantes, notre musicien était convaincu que l’investissement serait rentable ; bref, il réussit, comme d’habitude, à nous convaincre. Les acteurs sont comme ça, ils arrivent à séduire leur public ! Il avait, auparavant, fait sa campagne avec ses annonces : partout sur les portes, sur les arbres, des panneaux étaient placardés : « Debré avec nous ». C’était le nom du ministre de la Justice de l’époque alors que là, à le traiter d’âne, on vous laisse juge !

Nous connaissions le nom, il fallait trouver la bête. Après maintes recherches, il trouva, dans le nord du département, l’oiseau rare, un drôle d’oiseau qui se révéla têtu comme une mule et un tantinet asthmatique. […]

De là à le faire rentrer à l’arrière d’une 403, fût-elle un break, le pari était osé, mais apparemment pas impossible, d’autant plus que pour Debré, c’était une première ! À force de contorsions, de coups de pied au cul, il accepta de s’installer sur la banquette arrière, une prouesse, sans aucun doute ! Les défenseurs de la cause animale auraient pu contester, mais heureusement, Jeannine ne faisait pas partie du voyage ! Et elle n’était pas encore présidente d’une association pour la défense des animaux.

La position de Debré devait être inconfortable : sur le pont de Cahors, l’animal rua et réussit à ouvrir les deux portes latérales.

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Format Livre

ISBN Ebook

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A propos de l'auteur : Jean-Philippe Hardy

Un accident de la vie est venu contrarier tous les projets qu’il avait imaginés pour sa retraite. Un AVC en 2012 le priva d’une partie de sa mobilité. Fini les grands chantiers, les tours de force. Pour continuer à créer et transmettre, il n’y avait qu’une solution. Une solution qu’il n’avait jusqu’à présent jamais envisagée, mais l’écriture est arrivée comme une évidence, alors qu’elle lui semblait inaccessible ! Mais les autodidactes n’ont peur de rien, il n’avait plus qu’à se lancer. La création, il la connaissait depuis plus de trente ans, elle fut son quotidien. Alors, en fouillant dans le grenier de sa mémoire, ses souvenirs, ses passions, il y avait de la matière. Elle devint le sujet de ses livres.