Myriam pour toujours

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1942 – Elle venait d’un pays qui n’était pas le mien
             Elle était juive et je ne l’étais pas

Ils étaient deux enfants, elle était juive, il ne l’était pas…
13 juillet 1942, dernier jour de classe à Paris et dernier jour de liberté pour Anne Frank à Amsterdam. Nous sommes à trois jours de la rafle du Vél d’Hiv.
Trois ans ont passé, la guerre s’est achevée.
Dans la fumée des trains qui reviennent de l’enfer, il l’espère de quai de gare en quai de gare.
« Ne m’oublie pas », la promesse d’un enfant et la quête de l’adulte qu’il est devenu dans une vie à reconstruire.
Auschwitz, le drame d’Oradour-sur-Glane, celui des Malgré-Nous, la  traque d’Eichmann, la guerre froide, celle des Six Jours, la chute du mur de Berlin, l’attentat de la rue des Rosiers…
Il traverse le XXe siècle, fidèle à sa promesse.

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Description

Nous étions inséparables et rien n’aurait dû nous séparer.
Nous avions 11 ans.
Ils sont arrivés, un matin de juillet 1942.
De sa fenêtre, elle m’a jeté un mouchoir et offert un sourire en guise d’adieu.
Je n’ai pas su ou pu la retenir ni la défendre et leur dire combien elle était belle, combien je l’aimais.
Je le lui avais pourtant promis.
Je me suis enfui en courant et m’en veux encore.
Au loin s’élevait la fumée noire d’un train qui l’emmenait en enfer.

******

Le Vél d’Hiv n’était que la porte de l’enfer. Pendant trois jours, on n’a quasiment rien eu à boire ou à manger. Il n’y avait que quatre ou cinq toilettes pour des milliers de personnes entassées. Très rapidement, elles furent bouchées. Les gens faisaient le long d’un mur. Parfois, ils étaient tellement épuisés qu’ils faisaient sur eux-mêmes. On a passé ces jours dans la promiscuité, la puanteur, les cris, les larmes, la faim et la soif. Des femmes perdaient la raison et hurlaient à la mort. Un peu plus loin, une vieille femme rendait l’âme en gémissant. Sa fille caressait son visage ridé en récitant des prières à voix basse. Des désespérés montaient au plus haut des gradins et se jetaient dans le vide. Sous la verrière du vélodrome, la chaleur était insupportable. Plus que la faim, la soif nous tenaillait. Sur la piste, en contrebas, un attroupement, un cri déchirant. Une femme venait d’accoucher. C’est un garçon! Les infirmières de la Croix-Rouge les emportèrent sur un brancard.

 

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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4 avis pour Myriam pour toujours

  1. Ruffenach Michelle

    Myriam pour toujours ..un roman qui vous prend au cœur ,des personnages attachants qui vous prennent la main ..une main qu’on ne veut plus, qu’on ne peut plus lâcher.
    Particulièrement bien écrit et historiquement documenté , ce roman se lit d’une traite et permet un autre regard sur cette période, le tout empreint de beaucoup de pudeur et de délicatesse …

  2. Valorgia

    Émouvant, captivant. Difficile d’en sortir
    Une revelation

  3. Rencontre – signature à la Médiathèque de Holtzheim

    – Comme promis, je vous fais un petit retour sur votre roman. J’avoue avoir versé plus d’une larme au cours de ma lecture ! Le roman circule et les lecteurs sont unanimes, c’est un roman nécessaire et poignant ;

    -C’est un roman historique passionnant, basé sur des faits réels, très bien documenté et émouvant ; il nous tient en haleine jusqu’à la dernière page et décrit une partie de notre Histoire avec une grande humanité ; Les personnages sont attachants et nous traversons le XX ème siècle avec eux, partageons leurs larmes et leur émotion, vivons au rythme des événements marquants de cette période ;
    A travers son journal, l’auteur, traumatisé par la mort de Myriam, son amie de 11 ans, arrêtée lors de la rafle du Vél d’Hiv’ en 1942, nous relate sa vie des années 42 à 2019, tous les grands évènements historiques sont abordés, des camps de concentration, à l’incorporation de force des malgré-Nous, de la guerre froide à la chute du mur de Berlin, il lui a fait la promesse de ne pas l’oublier et chaque moment de sa vie est associée à celle qu’il a aimée à jamais ;
    L’auteur, Jean Marie Kutner s’est inspiré de son histoire personnelle pour écrire ce roman, sa grand-mère Esther, ayant été assassinée par les nazis en 42, et l’émotion à l’évocation de ces souvenirs est palpable ;

  4. Rencontre dédicaces

    – Pour faire suite à la dédicace de vendredi dernier à la médiathèque du livre de monsieur KUTNER : “Myriam pour toujours”, vous trouverez ci-dessous mes impressions après la lecture de l’ouvrage.
    Lecture facile et plaisante. Les chapitres sont rédigés comme un journal avec une construction qui donne envie de lire le prochain chapitre, puis le prochain, puis le prochain,…..jusqu’à terminer la lecture dans le weekend !
    Je me suis attachée tant à Myriam qu’au narrateur. Le récit parcourt une longue période (1942 -2019) pendant laquelle l’histoire des individus est remise dans le contexte historique. Cet éclairage permet de bien comprendre tout l’environnement qui a accompagné ces situations, de la genèse aux conséquences. On y découvre même que des habitudes régionales, comme la soupe au potiron, peuvent se transformer en choc culturel !
    Ce livre interroge sur notre attitude personnelle. Ces situations décrites au passé dans le livre, sont toujours d’actualité. Il existe toujours des populations discriminées, stigmatisées, déplacées voire exterminées.
    Et nous, que faisons-nous ?
    Longue vie à votre beau roman et belle journée à vous.

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A propos de l'auteur(e) : Jean-Marie Kutner

Né au Maroc en 1951, Jean-Marie Kutner arrive en France en 1957.
Diplômé de la faculté de pharmacie de Strasbourg, il exerce dans une officine à Schiltigheim, ville alsacienne de 32 000 habitants où il est élu en 1995.
Adjoint au maire à l’enfance jeunesse, puis maire de la ville et vice-président de l’Eurométropole de Strasbourg, il prend sa retraite et se retire de la vie politique en 2018. En 2006, il rencontre la Fondation Anne Frank et revient profondément marqué de son voyage à Amsterdam. Anne ne l’a jamais quitté.
En 2011, des habitants de Göppingen (Allemagne), ville natale de son père, l’invitent à la pose d’un pavé mémoriel en souvenir de sa grand-mère, Ester, assassinée par les nazis en 1942. C’est là qu’il découvre son histoire, ses origines.
Anne, Ester et Myriam sont trois victimes de la barbarie nazie, réunies pour toujours.