L’omerta du viol – Il était une fois une jeune fille au pays des phallocrates

6.99 12.90 

Il y a quelques années, Doniella, une jeune femme ordinaire a subi un événement traumatisant, étant victime d’un viol qui la hante encore aujourd’hui. Souhaitant se libérer d’un lourd fardeau, elle raconte aujourd’hui ses tribulations et les méandres vécus dans un monde dominé par les hommes. Témoignage fort et bouleversant sur un sujet encore tabou, L’omerta du viol est un récit qui n’occulte aucun thème, traitant d’actes de harcèlement sexuel banalisés que de victimes réduites au silence et d’abus de pouvoir mis en sourdine, entraînant le lecteur au cœur d’une lecture éprouvante. Au travers du parcours de son héroïne, une femme dont les doutes et les failles parleront à tout un chacun, l’auteur délivre ainsi un récit immersif et intense, nous faisant passer par une cascade de sentiments au fil des pages.

Effacer
UGS : ND Catégories : , Brand:

Description

EXTRAITS DU LIVRE

Cette histoire est écrite sous le signe de la honte, celle qui me rompt le cœur, me noue l’estomac, la gorge et me donne l’envie de fuir. Plus que fuir, j’ai envie des fois de me détruire, de détruire ce corps car il me fait honte. Je me déteste, je déteste mon corps souillé contre mon gré. Je déteste me regarder dans le miroir, voir le reflet de ce corps. Je déteste faire l’amour, car je ne ressens aucun plaisir au moment de l’acte. Au contraire je me sens plutôt très sale après.

*****

Après maintes réflexions et hésitations, j’ai pu enfin prendre mon problème à bras-le-corps. À chaque essai de narration de mon récit, j’ai souvent trébuché sur les difficultés du récit, je me suis mille fois déjà perdue dans les méandres labyrinthiques de mes pensées. Que dis-je, à chaque essai d’écriture de mon histoire, mes idées se sont envolées en éclats et se sont disloquées lorsque les hurlements qu’on me proférait lors des tentatives de viol, me traversaient l’esprit. Ma bouche a longtemps tu des choses, mes yeux ont essayé de ne pas voir ce qui était évident et palpable, mon cerveau a ignoré et éclipsé les preuves pourtant tangibles.

*****

Les conditions des femmes avilies par le viol me rappellent toujours, celles d’un être seul, d’un être faible, d’un être voué à son propre sort, d’un être sans défense, sans protection et tout simplement parce qu’il est du sexe féminin. Malgré des progrès dans certains domaines des droits de la femme, le sort de la gent féminine ressemble à celui des Noirs ou de certaines minorités aux Etats-Unis d’Amérique ou des Royingyas en Birmanie. De même que certains policiers blancs peuvent tuer des Noirs à bout portant sans en être inquiétés, certains testostéronés peuvent aussi violer des femmes en toute impunité. C’est vrai qu’il y a parfois des tapages quand il y a bavure et viol, mais ces révoltes sont de courte durée et puis la vie reprend son cours. Dans cette comparaison de la condition des femmes dans un milieu phallocrate et des minorités dans un pays comme les Etats-Unis ou la Birmanie, le raisonnement reste le même : il manque de preuves tangibles pour que les fauteurs soient condamnés ou encore ils ont agi en légitime défense, diront ceux chargés d’appliquer la loi. Dans le cas d’un Noir abattu par un policier Blanc la sentence affirmera que le Noir s’est mal comporté envers l’officier blanc. Il avait une arme en sa possession ou il n’a pas obtempéré aux ordres de l’officier. Si c’est un officier Birman de confession bouddhiste qui venait à tuer un Royingya, on dirait que ce dernier n’a aucun droit de vie, car issu de la minorité musulmane et dans tous les cas apatride. Enfin dans le cas d’une femme violée, on lui reprochera d’avoir été consentante ou d’avoir suscité son propre calvaire et de s’être mal habillée provoquant ainsi le viol. Dans ces différents cas énumérés, ce sont des arguments nauséabonds, une subversion et perversion des faits. Tristes réalités des conditions de vie de certains groupes d’individus !

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

,

ISBN Livre

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “L’omerta du viol – Il était une fois une jeune fille au pays des phallocrates”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A propos de l'auteur : Noёl Kouagou

Noёl Kouagou est né à Boukombé, un village aux confins du Bénin et du Togo. Il y a fait ses études primaires et secondaires qu’il a poursuivies à Kantè (Togo). Après l’obtention de son baccalauréat, il s’inscrit au Département d’Études Germaniques à Lomé. Une Bourse d’études lui permet ensuite de faire une thèse en littérature allemande moderne. Il vit et enseigne aujourd’hui en Allemagne. Noёl Kouagou est l’auteur du roman Les Saprophytes publié en 2012 aux Éditions Jets d’Encre.