L’ombre d’une vie ou l’ADN des célèbres colons français, qui ont construit l’ile Bourbon, en héritage

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« Totoche ! 20/20 en latin ? Comment elle fait pour avoir ces notes tout le temps ? » s’étonne Barret, un jeune garçon châtain clair de la 3ème1, épiant la classe tandis que le prof distribue les copies de la 4ème1. Serait-ce le génie des Cadet, les célèbres colons dont Marie descend ? Il est dit que les descendants sont des intellectuels, des universitaires…

  1. Avec presque 16/20 de moyenne générale, Marie décroche son BEPC d’office.

La même année, la propriété de ses parents est dans le viseur de la commune de Saint-Denis. Tandis qu’elle étudie Tartuffe de Molière en classe de seconde, elle voit sa mère pleurer chaque soir.

— Ma vie est si triste qu’on peut en faire un roman ! dit-elle, lasse.

— Ne pleure pas ! J’écrirai ton roman un jour ! Je dirai au monde entier comment ils se comportent ! promet-elle.

Marie a la trouille de perdre ses parents. Crise cardiaque, mort inexpliquée… Des connaissances tombent chaque jour car la mairie de Saint-Denis rase les biens des petits possédants pour y installer du béton.

Juin 1979, la commune a déjà fait main basse sur la propriété. Tout sourire, le nervi du maire, une femme redoutable, ayant la mère dans son collimateur, pose dans le journal de l’île de la Réunion sur l’immense terrain des parents, bras dessus, bras dessous, entourée du député Debré et de Legros, le maire, son acolyte. Marie ignore encore qu’en même temps que leur périple, et ce depuis 1963, se joue la tragédie des petits Réunionnais arrachés à leurs familles privées d’instruction sous l’Ordonnance Debré. L’histoire bégaie. Après la déportation des esclaves arrivés dans les cales de bateaux, voilà qu’on affrète des avions spéciaux déportant de jeunes enfants que l’on soustrait aux familles pour les installer en métropole, bannissant les liens. Marie ne comprend pas la cruauté de ces hommes sans scrupule d’un État censé protéger.

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A propos de l'auteur : Marie Jacqueline Mara

Descendante des colons français envoyés à Bourbon, Marie Jacqueline MARA est réunionnaise, mariée, mère de trois enfants et mamie. À trois ans, elle perd « Grand-mère », l’amie de sa grand-mère maternelle, décédée jeune. Cette dernière avait promis un regard sur les enfants. 1982, le père part en retraite. La famille quitte le logement de fonction, bâti sur une immense propriété située dans un quartier résidentiel de Saint-Denis où les enfants ont grandi, pour gagner un bloc de béton où s’entassent des pauvres. Marie Jacqueline croyait à tort qu’ils étaient riches. Son monde s’écroule. Cette semaine du Bac, se déroule le déménagement. Impossible de se concentrer. Le premier jour, elle se trompe de route. Or, la donne a changé. Elle rebrousse chemin, se perd, pleure en regagnant l’espace de béton. Depuis, à chaque examen, son cerveau lui envoie cette peur transformée en phobie. Surgit alors un stress ingérable. Commence la descente aux enfers. Sans diplôme, les difficultés s’amoncellent dans une île où le chômage est de masse, où les gens vivent sous perfusion d’une aide économique de la métropole et de contrats précaires. Elle se réinscrit au Baccalauréat. La veille, elle rêve de « Grand-Mère ». « Si tu te concentres, tu décrocheras ton Bac ! » souffle-t-elle. Le lendemain, à 8 heures, elle s’apprête à s’en aller, il est trop tard pour entrer. Elle entend cette voix, de nouveau. Elle se présente. Persuadée qu’elle a échoué, elle ne va pas voir les résultats. Sa mère la convainc. Elle décroche son diplôme. Marie poursuit ses études, réussit quand elle s’éloigne du milieu, jamais au moment où, à fond dans les révisions, elle est entourée d’étudiants en stress. Elle atteint la première année de CAPES Créole, équivalence Anglais. Sa mère décède durant les examens en mars 2003. Avec ses enfants, elle rentre en métropole…