L’homme à la conquête de l’air et de la Lune -Une aventure continue

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Il y a 50 ans, le 21 juillet 1969, l’Américain Neil Armstrong mettait le pied sur la Lune, « au nom de toute l’humanité », après un voyage de près de 400 000 kilomètres. 60 ans auparavant, presque jour pour jour, Blériot traversait la Manche, soit une grosse trentaine de kilomètres, sur une frêle machine, faite de bois et de papier parcheminé et consolidée par des cordes à piano. Que de chemin parcouru en si peu de temps ! Et que de progrès techniques pour passer du premier aéroplane des frères Wright en 1903, à la silhouette improbable et volant à 50 km/h, au splendide Concorde ou à la gigantesque fusée « Saturn V » de 1969, qui allait propulser dans l’espace, à plus de 40 000 km/h, les 45 tonnes du vaisseau Apollo. Le génie et le courage des hommes avaient permis les extraordinaires avancées techniques qui allaient les conduire à, d’abord, s’arracher du sol sur un engin qu’ils sauraient piloter dans l’atmosphère, puis à se lancer dans le vide spatial pour quitter leur berceau terrestre et fouler le sol d’un astre proche. Ce sont quelques pages et quelques figures, hommes ou femmes, de cette prodigieuse aventure de soixante-dix ans de la conquête de l’air et de l’espace qui sont évoquées dans ce livre.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

(Le premier vol des frères Wright le 17 décembre 1903)

Tout est prêt pour le vol… seul ce satané vent ne faiblit pas ou si peu. Il faut prendre une décision. Orville, qui tient à voler, convainc Wilbur, qui tremble pour son cadet, de tenter l’aventure. Le vent souffle alors à 35 km/h.

[…]

Il est un peu plus de 10 heures 30 en ce 17 décembre 1903. Wilbur lance le moteur et Orville décolle doucement. Il reste 12 secondes en l’air, parcourant une quarantaine de mètres. L’émotion est extrême et les participants vont prendre une tasse de café bien chaud dans la cabane des Wright. Mais l’excitation est trop grande et tous décident de rééditer l’expérience avec cette fois Wilbur aux commandes.

(Guynemer abattu par des artilleurs français)

« J’étais en train de scruter l’horizon du haut de mes 3 000 m, lorsque tout à coup un obus éclata dans une de mes ailes. Aussitôt la toile fut déchiquetée et, sous l’influence du vent, se déchira de plus en plus. Mon avion tomba à une vitesse effrayante, déséquilibré, ne pouvant plus me porter. Je vrillais, plongeais. […]Quelle bouillie cela va faire ! Je ferme les yeux. J’entends un craquement. Je regarde. Je suis en pylône, en terre, où je suis arrivé à plus de 180 km/h. Je me tâte. Pas la moindre blessure. Une simple égratignure à la face. Je crois que ce sont les bretelles qui me retenaient à mon siège qui m’ont sauvé.

Mais ce qui m’a le plus impressionné dans cette sorte de résurrection, c’est la tête des artilleurs auprès desquels j’étais tombé : car c’étaient eux, des Français, qui m’avaient atteint. Je fus obligé de leur remonter le moral et les félicitai de leur adresse. Atteindre un SPAD à 3 000 m c’est de la précision où je ne m’y connais pas !»

 

(La mystérieuse disparition d’Amelia Earhart et de Fred Noonan)

Le 2 juillet 1937, à 10 h 30, l’Electra décolle de Lae, en Nouvelle-Guinée, pour parcourir les 4 100 km qui les séparent de l’île de Howland. Ils ne sont pas parvenus à régler correctement leur radio et les messages, parfois nets, sont souvent inaudibles. De plus, le trafic radio est intense, en raison de la couverture médiatique de l’évènement. La nuit tombe et ils n’ont toujours pas atteint leur but. À 8 h 44 le lendemain (ils sont partis depuis plus de 20 heures), un dernier message d’Amelia est reçu par « l’Itasca ». Elle laisse pour la première fois percer son inquiétude. « J’appelle Itasca. Je n’ai plus que 30 minutes d’essence. Je dois être sur vous mais je ne vous vois pas ». Puis plus rien, malgré les appels de « l’Itasca » qui balaie toutes les fréquences.

Le président Roosevelt ordonne des recherches, qui vont durer des semaines, sans résultat. Rien n’a été négligé : 3 000 hommes, 66 avions, 9 navires participent à celles-ci. Aucune trace de l’avion, ni débris, ni trace d’huile… l’Electra semble s’être volatilisé… ce qui permettra d’émettre nombre d’hypothèses, plus ou moins crédibles.

(Le passage du mur du son par Chuck Yeager à bord du Bell X-1 le 14 octobre 1947)

Largué par le B-29, Yeager alluma rapidement les 4 chambres de combustion et parvint à 42 000 pieds à Mach 0,96 (record de vitesse). L’avion continuait à accélérer et l’aiguille du machmètre commença à s’affoler, avant de se bloquer complètement à droite. Le mur du son était franchi et l’avion volait parfaitement et en silence. Yeager affirma que, s’il n’avait pas regardé le machmètre, il n’aurait jamais pensé qu’il avait franchi le mur fatidique. Il redescendit et fit un tonneau de victoire avant de se poser. Accueilli par Boyd, il apprit que ceux qui suivaient son exploit au sol, dont son épouse, l’avaient cru perdu, lorsqu’ils avaient entendu un énorme coup de tonnerre, le premier bang sonique jamais réalisé par un avion.

(Youri Gagarine devient le premier homme dans l’espace)

Le 12 avril 1961, l’humanité tout entière, stupéfaite et admirative, apprend qu’un pilote soviétique, du nom de Youri Gagarine, vient d’accomplir en 108 minutes une révolution autour du globe, avant d’être ramené sain et sauf sur Terre. C’est une nouvelle première pour les Soviétiques, qui n’ont cessé de les accumuler depuis le lancement du Spoutnik. En effet, depuis fin 1957, l’avance de l’URSS n’a pas fondu malgré les efforts américains.

En 1959, à deux reprises les Soviétiques ont triomphé en envoyant une sonde en direction de la Lune. Après un premier échec en janvier, Lunik II (ou Luna II) s’écrase sur la Lune en septembre, puis la sonde Luna III, en octobre, contourne la Lune, pour en photographier la face cachée et transmettre les photos sur Terre par télévision […]

Khrouchtchev se fera un malin plaisir, lors d’une visite aux Etats-Unis, de remettre une petite maquette de « Luna » au président Eisenhower.

(Le drame d’Apollo 1 en 1967)

Le 27 janvier, les astronautes sont enfermés dans leur capsule, au sommet de la fusée Saturn. Ils répètent les procédures, après une longue journée d’entraînement. Tout le monde est fatigué, les communications sont mauvaises et Grissom s’énerve. Soudain c’est le drame : une étincelle jaillit et l’incendie est foudroyant. « Feu à bord, sortez-nous de là, nous brûlons ! » hurle Chaffee, puis plus rien. Les astronautes ont vainement essayé d’ouvrir l’écoutille de sortie, mais il fallait 90 secondes pour cela, et ils n’en ont eu que quelques-unes avant d’être asphyxiés. L’atmosphère d’oxygène pur, et surtout les nombreux matériaux inflammables de la cabine, ont transformé celle-ci en bombe incendiaire. Tout est ravagé à l’intérieur du vaisseau.

Au-delà du drame humain, c’est un désastre pour le programme Apollo (qui va prendre 20 mois de retard).

 

 

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A propos de l'auteur : Jean-Louis Vincent

Ancien élève du Prytanée militaire de la Flèche, Saint-Cyrien et officier du Génie, Jean-Louis Vincent a fait une carrière complète dans l’armée de terre, terminée au grade de général de corps d’armée. Dès son plus jeune âge, il s’est passionné pour l’aviation et pour l’astronautique, et cet intérêt ne s’est jamais démenti. Ancien auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), il est titulaire et actuellement président de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Besançon et de Franche-Comté.