L’histoire d’un monde

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Quatre nations distinctes se côtoient et s’affrontent sur une île, chacune ayant son propre niveau de développement technologique : les Tsangayais, les plus nombreux, vivent à l’ère tribale, les Graeciens, sur leurs cités lacustres, à l’ère gréco-romaine, les Tâcherons au Moyen-Âge et les Assams, à la Cité des Forges, ce qui pourrait être au dix-septième siècle en Europe. L’oracle d’un chef malveillant va mettre fin au fragile équilibre auquel étaient parvenues les quatre nations. Une guerre faite d’intrigues, d’alliances et de rapports de force va éclater. Les peuples et leurs leaders devront faire preuve d’un réel courage et d’une grande intelligence pour surmonter les épreuves auxquelles ils doivent faire face.

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Description

22. L’éveillé. 2018

Je suis comme l’enfant à qui de bonnes âmes apprennent à marcher Je suis comme l’enfant qui n’est pas encore éveillé
Je suis comme l’enfant qui découvre le monde
Je suis comme l’enfant dont la vie est une onde

Je suis comme l’enfant qui s’émerveille devant l’univers
Je suis comme l’enfant qui marche pieds nus sur la terre
Je suis comme l’enfant qui désire rencontrer et s’enrichir de l’infinité des âmes
Je suis comme l’enfant qui sait qu’un jour il rencontrera la femme
Je suis comme l’enfant qui n’est jamais vraiment rassasié
Je suis comme l’enfant qui ne veut pas qu’on le prenne en pitié
Je suis comme l’enfant qui veut tenter l’aventure
Je suis comme l’enfant qui sait déjà que la vie et le monde sont durs
Je suis comme l’enfant qui tombe, s’écorche, se fait mal, mais qui ne se plaint pas
Je suis comme l’enfant qui finit par se taire quand il comprend que sa parole ne porte pas
Je suis comme l’enfant qui sait que pour lui la vie et ses vicissitudes sont une grâce Je suis comme l’enfant, qui veut vraiment y faire face
Je suis comme l’enfant qui veut rencontrer l’autre, mais pour qui il est si difficile de se faire comprendre
Je suis comme l’enfant qui voit que le monde a peur de ce que lui-même engendre
Je suis comme l’enfant qui a tant à dire et à raconter, mais qu’on n’écoute pas vraiment
Je suis comme l’enfant qui n’a pas peur du serpent (le malin)
Je suis comme l’enfant qui jamais ne mens
Je suis comme l’enfant qui consent aux vieux, fait de son mieux, mais sans y trouver satisfaction
Je suis comme l’enfant dont le malheur est l’oblivion.

2. Oracle

Ce jour-là, Tippu Top avait pris la parole et haranguait les siens : « Peuple tsangayais, j’ai consulté l’oracle ; la terre du milieu va subir des calamités. D’abord il y aura la tempête et le déluge, puis la terre va trembler et la montagne gronder ; les forces qui l’habitent vont se déchaîner et le feu jaillira. Puis ce sera le froid, les récoltes seront maigres et même les ruminants souffriront de la faim ; la nourriture viendra à manquer. Alors, les Tsangayais devront prendre possession de territoires plus vastes pour que leurs troupeaux puissent paître et qu’eux-mêmes trouvent dans les champs et sur les arbres de quoi nourrir leurs familles. Les autres nations voudront elles aussi alimenter les leurs. Notre terre nourricière sera trop pauvre et sa poitrine trop maigre ; elle ne pourra nourrir tous ses enfants. Nous étions les premiers à occuper ce territoire il y a de très nombreuses générations, nous avons donc le devoir de le reprendre et, s’il le faut exterminer ceux qui ne sont pas de notre race : tous ! La terre du milieu doit revenir aux Tsangayais pour qu’ils puissent y survivre et finalement y prospérer. Mais, le total anéantissement des autres nations est impératif, pour que nous, peuple du Dieu Tsango, puissions survivre. Vous devez obéissance à vos chefs, mais aussi et surtout à notre Dieu ! ».

Tippu Top avait pris le pouvoir par ruse. Utilisant la force à bon escient, il s’était montré impitoyable. Sa cruauté était sans limite ; maigre, le regard fiévreux, les cheveux perpétuellement sales et la peau plus foncée que celle de ses congénères, le blanc de ses yeux n’en était que plus frappant. Son passé et sa lignée étaient un mystère. D’où venait-il, quels étaient ses antécédents, qui fréquentait-il ? On ne lui connaissait aucun parent, à part une vieille femme, mais personne n’était sûr de sa parenté. La fixité de son regard inquiétait. L’absence d’âme que l’on y ressentait semblait déboucher sur un puits sans fond où régnait un néant infernal. Pour tous, il portait en lui quelque chose d’étrange et de terrible.

36. Retrouvailles

Après avoir basculé plusieurs fois dans l’eau bouillonnante des rapides, Tchika s’était aguerri, puis le fleuve s’était assagi. Il s’agissait de ne pas perdre l’embarcation et son contenu. Il avait alors solidement attaché son paquetage. Maintenant le canoë glissait sur l’eau et sous la végétation. Les environs n’étaient plus les mêmes. Les pluies étaient devenues soudaines et denses et il baignait dans une chaleur moite. Il apercevait maintenant, ici et là sur les berges, tantôt un jaguar furtif, des buffles, des alligators ou d’énormes serpents. Quand il sentait une berge plus sûre, il accostait et faisait des pauses pour se restaurer des poissons qu’il avait pêchés, ou de quelques fruits ou plantes. Il évitait de faire du feu, craignant plus encore la présence d’êtres humains mal intentionnés que celle des animaux dont le comportement était plus simple et prévisible. Ce matin-là, Tchika était encore à la pagaie, mais il était satisfait. Ces derniers jours il avait bien progressé et il sentait qu’enfin était arrivé le moment où il passerait sous le pont qui marquait la proximité du marécage. Sans trop d’efforts, il poussait et dirigeait son canoë. Il arriva alors au partage du fleuve. Il se dirigea vers la droite, ce bras du fleuve était moins large mais l’eau semblait plus profonde. Confiant, il restait à égale distance des deux rives. Puis au détour du cours d’eau, il se retrouva prisonnier de violents rapides et

subissant un intense courant. C’est alors qu’il fut surpris par la soudaineté de l’accélération. S’efforçant de garder le contrôle de l’embarcation, il évita quelques rochers, réussit à se rétablir une fois ou deux, puis d’un coup, il se sentit soulevé comme s’il prenait son envol et il plongea au fond du torrent. L’instant d’après il émergeait au milieu du tumulte. Il se mit à nager en direction de son canoë en tentant d’éviter les rochers et de se frayer un passage dans le lit de la rivière. C’est à ce moment là, qu’un peu plus loin, sombre sous le ciel d’azur, il aperçut le pont auquel il avait été fait référence. En même temps il se rendait compte que le canoë renversé s’éloignait avec tout son paquetage attaché à l’intérieur : « Je le récupérerai plus loin en aval, se dit-il. Je suis peut-être arrivé au niveau du marécage. Je vais revenir sur la berge et vais devoir marcher maintenant. »

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ISBN Ebook

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4 avis pour L’histoire d’un monde

  1. MARYSE DELAUANY

    Très agréable à lire; On voyage vraiment dans un autre monde. On a envie d’y aller!
    Les personnages sont attachants.

  2. Fred

    Gros et bon travail pour ce premier roman. Une ile et et ses mondes complexes. A découvrir dans toute sa subtilité.

  3. Rebecca Le Peltier

    Histoire bien ficelée et intriguante. Personnages qui ont du caractère. Une dose de romantisme bref on veut la suite.

  4. Rachel

    Histoire d’un monde ou de plusieurs mondes qui se côtoient et qui vont entrer en rivalité avec leurs modes de vie et de pensées très différents. On entre facilement dans la vie de ces peuples grâce à l’écriture originale, rythmée entre une belle description des paysages et des personnages et des dialogues intenses entre les protagonistes qui naviguent et créent des alliances ou des conflits entre ces mondes variés.
    Amateurs de fantastique ou de Héroic Fantasy, ce livre est fait pour vous !

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A propos de l'auteur(e) : Philippe Le Peltier

Après une formation d’électromécanicien, il part au Danemark où il reste sept ans, dont un an en Angleterre et quelques mois dans divers pays européens puis un mois et demi aux USA. De retour en France, il devient enseignant, puis traducteur. Maintenant retraité, il se consacre à sa passion : l’écriture de poèmes et de livres. « L’histoire d’un monde » est le premier ouvrage qu’il publie. C’est un roman commencé en 2016, où il révèle toute sa passion pour l’humanité et où il rend grâce à sa diversité. Outre un scénario et des idées que l’on appréciera dans ce roman, on y trouvera aussi une philosophie. Toutefois le but va bien au-delà d’une simple conviction qu’il souhaite partager. Pour l’auteur, il s’agit aussi d’amener le lecteur à réfléchir sur la vie et l’humanité, sa grandeur et ses misères.

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atlas-trad@wanadoo.fr