« L’étrange malédiction » du Benfica Lisbonne en Europe de Bela Guttmann à José Mourinho.

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L’histoire du Benfica Lisbonne dans les coupes d’Europe des clubs est celle d’un double paradoxe. Le premier paradoxe est qu’au début des années 1960 la formation lusitanienne fut un successeur totalement inattendu du Real Madrid de Di Stefano, Puskas, Gento, Kopa, Santamaria qui avait remporté les cinq premières éditions de la coupe d’Europe des clubs champions entre 1956 et 1960. Les Aigles « prirent » la place qui était promise au FC Barcelone, aux meilleures formations italiennes, anglaises, allemandes, au stade de Reims, voire aux meilleures équipes du bloc communiste. Le second paradoxe du Benfica Lisbonne dans les coupes européennes des clubs est que tout en demeurant une formation très compétitive depuis plus d’un demi-siècle, les Aigles n’ont plus conquis un trophée européen, s’inclinant notamment huit fois en finale entre 1963 et 2014.

Au cours de cette étude couvrant un quart de siècle, 1975-2000, l’auteur cherche à comprendre pourquoi le Benfica Lisbonne n’a remporté aucun trophée européen, alors qu’entre 1976 et 1997 les Aigles se sont hissés treize fois en quart de finale, six fois en demi-finale, trois fois en finale.                   Manque ou insuffisance de footballeurs de dimension internationale en raison de la faiblesse de la surface financière du Benfica Lisbonne par rapport aux clubs européens des pays les plus riches, phénomène amplifié par l’arrêt Bosman ? Déficit physique par rapport aux meilleures formations britanniques, allemandes, néerlandaises, belges ? Déficit tactique et défensif par rapport aux équipes italiennes les plus performantes ? Management déficitaire concernant le recrutement des joueurs et des coaches ? Approche philosophique du football trop « romantique » et « esthétique » privilégiant le beau geste au détriment de l’efficacité finale à la différence de son voisin et rival du nord le FC Porto ? Véracité et prophétie auto-réalisatrice de la « malédiction » du « sorcier » juif hongrois Bela Guttmann ?

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Description

EXTRAIT DU LIVRE

Au cours de cette période le Benfica Lisbonne eut l’occasion de conquérir quatre coupes d’Europe.

En 1981 en coupe d’Europe des vainqueurs de coupes, les Aigles s’inclinèrent en demi-finale devant les allemands de l’est du Carl Zeiss Iena. Leur manque d’efficacité offensive lors de la seconde manche au stade de la Luz malgré une intense domination les empêcha d’obtenir une qualification méritée pour la finale de Dusseldorf, au cours de laquelle ils auraient affrontés les soviétiques du Dynamo Tblissi avec des chances réelles de l’emporter.

En 1983 lors de la finale de la coupe de l’UEFA, le Benfica Lisbonne fit jeu égal avec le RSC Anderlecht. Un plus grand réalisme offensif leur aurait permis de remporter une victoire méritée.

En 1988 en finale de la coupe d’Europe des clubs champions, des absences comme celle du meneur de jeu Diamantino Miranda, celle du milieu de terrain complet Carlos Manuel, qui au cours du mercato d’hiver avait signé au FC Sion, pesèrent lourd dans le dénouement final qui vit le Benfica Lisbonne s’incliner aux tirs aux buts devant les néerlandais du PSV Eindhoven. Vainqueur de la coupe d’Europe des clubs champions, les Aigles par la suite auraient été en mesure de conquérir la supercoupe d’Europe de l’UEFA contre l’Ajax Amsterdam, et la coupe intercontinentale devant les uruguayens du Nacional Montévidéo.

En 1994 en demi-finale de la coupe d’Europe des vainqueurs de coupes, le Benfica Lisbonne tomba devant le tenant du titre de la compétition, les italiens de Parme, les romagnols se qualifiant au bénéfice du but marqué à l’extérieur. Les nombreuses occasions non concrétisées au stade de la Luz, notamment le penalty raté par Victor Paneira, l’expulsion de Carlos Mozer en Italie, qui obligea les lusitaniens à évoluer en infériorité numérique pendant une heure, empêchèrent les portugais de se qualifier pour la finale de Copenhague, au cours de laquelle ils auraient affronté les anglais d’Arsenal, une formations qu’ils battirent avec brio en 1/8 finale de la coupe d’Europe des clubs champions en novembre 1991.

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A propos de l'auteur : Antoniocamacho

Antoniocamacho, jeune, était et est demeuré un passionné de football, l’ayant pratiqué comme des millions de jeunes. Il est également un passionné d’histoire, ayant obtenu un DEA ( Master 2 ) d’histoire en 1998 à l’Université Paris VIII. Cet ouvrage a permis à Antonio Camacho de concilier ses deux passions le football et l’histoire. Après son premier ouvrage sur le réal Madrid et la coupe d'Europe depuis 60 ans, gloire, honneurs et conquêtes internationales du plus grand club du monde. Victor Martins analyse cette fois-ci avec passion rivalité madrilène entre le réal Madrid et l'Atlantico Madrid, devenu Clasico du football européen au cours de la décennie 2010. Les deux rivaux madrilènes s'étant affrontés quatre fois consécutives entre 2014 et 2017 en ligue des Champions, en finale en 2014 à Lisbonne au stade de la Luz, en quart de finale en 2015, en finale à Milan au Stade Guiseppe Meazza en 2016, en demi-finale en 2017. Entre riffs sauvages de Jimmy Page, Ritchie Blackmore, Tony Iommi, Pete Townshend et Bryan May, bastons aux abords des stades anglais type Chadwell et buts à la pelle de Kevin Keegan, Ian Rush, Kenny Dalglish, Billy Bremmer, Trevor Francis, Denis Law, George Best, Bobby Charlton, le septième ouvrage de Victor Martins est un témoignage nostalgique de l’âge d’or de la culture pop britannique dans le domaine du football et du rock’n’roll. Après l'analyse des grands clubs espagnols, Real Madrid, FC Barcelone, Atletico Madrid, les grands clubs italiens, Juventus Turin, Milan AC, Internazionle, les grands clubs anglais, une biographie croisée de Pelé et Eusébio, Antoine Camacho s'attaque dans son huitième ouvrage à l'étude de l'âge d'or du Bayern Munich celui de Franz Beckenbauer et Gerd Muller. Après avoir traité dans son quatrième ouvrage de « l’âge d’or » du Benfica Lisbonne au temps d’Eusebio ( 1961-1975 ) dans sa biographie croisée de Pelé et Eusebio « Pelé et Eusebio les deux premiers footballeurs noirs à l’ombre des dictatures », l’historien du sport Victor Martins traite dans son neuvième ouvrage de l’ère post-Eusebio, 1975-2000, dont l’étude s’arrête au cours de la période ou José Mourinho fut le coach des Aigles ( septembre-décembre 2000 ), succédant à des coaches illustres comme Sven Goran Eriksson, Artur Jorge, Jupp Heynckes, alors qu’au cours de ce quart de siècles de nombreux joueurs de valeur évoluèrent au Benfica Lisbonne, Humberto Coelho, Joao Alvès, Carlos Manuel, Manuel Bento, Tamagnini Néné, Diamantino Miranda, Rui Aguas, Rui Costa, Joao Viera Pinto, Paulo Sousa, Carlos Mozer, Candido Valdo Filho, Ricardo Gomes, Isaias, Claudio Caniggia, Zoran Filipovic, Glenn Stromberg, Jonas Thern, Stephane Schwarz, Serguei Yuran, Vassili Kulkov, Michel Preud’homme.