Les musiciennes françaises – Des origines à nos jours

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Cet ouvrage résume cinquante années de recherches en continu débutées sous la risée générale tant le sujet paraissait incongru en 1971. Notre pays a-t-il permis aux femmes d’étudier à toutes les époques ? Ont-elles pu et su écrire des partitions ? Ont-elles eu le droit de jouer de tout instrument ? Quel a été le rôle de celles occupées aux domaines annexes à l’art auditif ? Quelles ont été les prises de position des deux sexes à travers les siècles y compris dans les médias ? Pour répondre, parmi les nombreux documents d’autrefois et récents inclus, figure l’inventaire jamais réalisé des tableaux, caricatures et publicités de mode comprenant des musiciennes. L’analyse de la vie au Conservatoire National de Paris chargé de la formation professionnelle est primordiale. Au total, entre 1789 et 1870, 302 créatrices ont laissé 1 629 œuvres. En 1904, l’Académie française a admis le terme « compositrice ».

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Description

La musique pour les hommes dès les temps reculés s’ancrait sur la religion et la science. Pas pour leurs compagnes. Chez les Papous, une flûte sacrée ne devait pas être vue par les femmes. Plusieurs peuples affirmaient que les voix aiguës détenaient un pouvoir pernicieux sur les garçons. Selon les Grecs, les sirènes par des chants pouvaient devenir fatales pour les marins, de même les hétaïres athéniennes qui animent les banquets. En France, la crainte de donner un tel savoir aux filles a longtemps perduré. Par ailleurs, jusqu’à une date récente, la baguette de chef d’orchestre et les instruments de musique à forme sexuelle masculine ont été jugés indécents dans les mains d’une femme ainsi que ceux constitués d’un tuyau porté à la bouche de celle-ci…

À partir de la promulgation de la Troisième République, les journaux multiplient les annonces de cours privés. Chacune des enseignantes veut démontrer sa particularité. L’une en chant s’exprime en trois langues différentes. « L’Opéra a gardé le meilleur souvenir » de madame Laborde, dont la publicité pour ses cours précise « à l’usage des élèves qui se destinent au professorat et à la carrière théâtrale ». Le grand ténor Wartel fonde avec une collègue, madame L’Héritier, une école de futures divas. Angèle Blot, quoique juste second prix, se vante d’avoir enseigné au Conservatoire. Elle organise des « cours de harpe d’une durée de deux heures, donnés qu’à quatre élèves à la fois ». Généreuse, madame Blot offre des leçons gratuites pour les adolescentes aux « honorables références. » Le choix existe pour le piano, entre « les progrès rapides des élèves font foi du talent du professeur » et « les bons résultats obtenus par cette méthode ingénieuse, qui oblige, pour ainsi dire, les élèves à devenir musiciennes ».

Informations complémentaires

Nbre de pages

328 pages

Version

,

ISBN Ebook

ISBN Livre

Date de Parution

08/07/22

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A propos de l'auteur(e) : Marcel Jean Vilcosqui

Marcel Jean Vilcosqui, né à Paris en 1939, après le professorat d’éducation musicale a obtenu des diplômes universitaires en littérature moderne et en psychologie comprenant les statistiques. Après un premier prix d’Histoire de la musique au Conservatoire National Supérieur (1971), il a entrepris des recherches inédites sur La femme dans la musique française. Étude d’histoire musicale et sociale. Ses travaux, divisés en périodes chronologiques, lui ont valu les plus hautes récompenses d’abord au CSNM (1973), puis à la Paris-Sorbonne pour sa thèse de 3e  cycle (1977) et celle d’État (1986). Jusqu’à nos jours, il a continué à sortir de l’ombre des artistes telles Flaubert Caroline et Candeille Amélie-Julie (Éditions Sydney Laurent). Titre de Reconnaissance de la Nation.

Son épouse, artiste-peintre sous le pseudonyme de Crilou, a contribué aux illustrations.