Les mots nomades

7.99 

Des mots confisqués, des mots inventés et des mots à goûter

Les mots nomades  constituent une réflexion à propos des mots d’aujourd’hui et de leur histoire, de leur nomadisme. Comment évoluent-ils dans leur aspect et dans leur sens par rapport à l’économie, la technocratie, le culbénisme, le trouduculisme, la médiacratie, la médiocratie, la publicité, le puritanisme, les modes, les tics de langage, le jour le jour, les précieux ridicules, les Trissotins, les pédants, les spécialistes de la spécialité, les zoïles et autres ? Il s’agit encore d’évoquer leur création, leur évolution, leur nomadisation, leur évolution perpétuelle et leur bonne santé.

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EXTRAITS DU LIVRE

Les mots voyagent, les mots bougent, nos mots bougent. Ils sont pistés, pisteurs et aussi pistards. Ils forment la langue.

Ils sont nomades sinon no made.

Poreuse à (la) vie, la langue s’auto renouvelle quasi « mécaniquement ». Elle avance sans couper avec qui ni quoi que ce soit. Pas de la tabula rasa chère aux négationnistes de tous poils hirsutes ; y compris certains « grands » zintellos, grands « zartistes », et leurs « opposés » grands « zacadémiciens » académiques des académies qui sauraient, voire qui « savent » et décrètent…

Depuis ses débuts, la langue – française en cette occurrence – est une langue vivante. Sinon, elle serait morte. Non ? (Voilà un bel exemple de truisme ou de lapalissade.)

Elle s’agite sans s’user tant que l’on s’en sert.

Elle peut être galvaudée, mais surtout elle peut apporter, recevoir, échanger, évoluer, s’arrimer, s’adapter, inventer avec toutes les langues et cultures, voire caméléoner ; par exemple au fil des néologismes.

Elle constitue la culture, la reflète, la transmet. Elle fait un pays, un État, une nation, une pensée, des philosophies, des idéologies, des façons d’être et de vivre à la fois installées, évolutives et destinées à disparaître. Ou l’inverse ?

Elle évolue au fil du temps.

*****

Flux migratoires, échanges économiques et commerciaux, briganderies, guerres, voyageurs, métiers ambulants (camelots, rempailleurs, affûteurs, rémouleurs, rémouleuses et leurs jolies meules…), nomades, favorisent l’apport de mots « étrangers », parfois inattendus.

Ainsi l’arabe (dialectal ou littéraire – qui, depuis, de « littéraire » est devenu lui-même, « courant » -) a donné, entre autres, l’algèbre (el djabroun), la jupe (jubba) et l’alcool (khol), mais oui, la matraque, le goudron (khatran), chouya, kif-kif, ou encore échec et mat (al cheikh kh mât).

L’arabe introduit également sa syntaxe, ses tournures de phrase : « Kamel, son père il est prof de français » (syntaxe arabe) adapte « Le père de Kamel est prof de français ». L’apocope « prof » étant due à la paresse.

Les « romanichels » (- littéralement « groupe d’hommes » – appelés aussi romanos, gitans, manouches, roms) de l’est ou du sud – ont donné à la France et au monde Django Reinhardt, Manitas de Plata, Angela Gheorghiu ou les chœurs du « Trouvère » de Verdi, entre autres. L’italien, l’espagnol, l’allemand donnent et accueillent bien sûr mots et tournures. Nous en verrons plus loin un ensemble.

Pour « l’anglais » actuel, il s’agit plutôt d’un « globish » (mot-valise combinant « global », planétaire, et « english »… soit : « glob-ish »). Voici et voilà une version simplifiée d’un « anglais » n’utilisant en fait que les expressions et les mots les plus communs de cette langue. C’est un jargon utilisé par des locuteurs de diverses autres langues quand ils veulent communiquer en une sorte de langage « universel », pr

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A propos de l'auteur : Stani Chaine

Stani Chaine est né à Lyon en 1952, d’un père lyonnais et d’une mère alsacienne. Il écrit très tôt, notamment de la poésie. Professeur de Lettres modernes, il publie et mène une activité de critique d’art depuis 1985 et de commissaire d’exposition. Il est membre élu de l’AICA (Association Internationale des Critiques d’Art). Il a participé, ou collaboré, à des revues en France et à l’étranger. Il a animé différentes émissions sur des radios libres et associatives et à la télévision. Il continue ses activités d’écrivain, de critique d’art et de commissaire d’exposition de Corbas à Alger. Il n’aime pas les décorations, n’en réclame pas et ne court pas après. La poétesse Annie Salager parle de sa « tension dans l’écriture, sous la fluidité exigeante, rigoureuse ». L’écrivain et plasticien Mustapha Benfodil le nomme « Citizen Chaine », « auteur polymorphe, ouvert à tous les genres ».