Les héros de l’ombre

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Un album, des photos éparses, des images exactes et intactes, Suzanne, doit affronter son destin, aux mille facettes. Rouvrir les pages de sa vie, c’est mettre le doigt sur son histoire, celle d’une femme albinos éperdument amoureuse de son mari homosexuel. Une saga familiale explosive, faite de passions, de tensions, de bonheurs, mais aussi de malheurs. Parcourir sa vie à travers ces photos, c’est pour elle tenter de répondre à cette question qui l’a longtemps condamnée : Pourquoi ? Une interrogation innée qui trouve son origine dans notre quête perpétuelle de savoir. Comprendre sa vie, son existence, et sa différence.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

Je refuse d’ouvrir cet album, car il me rappelle, le scalpel qui m’a rendue infirme. Il contient des souvenirs fades, des joies brèves, des passions brutales. Mais si je veux guérir, il me faut choisir : entre affronter ou nier, surpasser ou stagner ?! Je commence par le début. J’étais laide, vile, moche, une erreur génétique visible. Et lui, il était beau, pur, brave, sans tâches, ni peine, enfin apparente. Comment a-t-il pu m’aimer ? Mes souvenirs sont vagues, ma douleur encore troublante. Je sais maintenant où tout a commencé. Le jour où il m’a posé la question qui m’a longtemps condamnée : Pourquoi? La question que chaque être humain se pose, s’est posée, ou se posera toute sa vie.

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Depuis le jour où j’avais posé mon regard sur lui, je savais que ma vie n’allait plus jamais être la même, qu’elle allait se transformer, qu’il me changerait. Mais en vérité, je voulais changer. Me regarder différemment, exister sans résister, être appréciée, être convoitée. Tout ça, pendant très longtemps, n’était réservé qu’aux autres. Pas à moi, pas à une fille de mon acabit, de ma catégorie. Les humains aiment bien catégoriser, pour mieux cloisonner, se sentir supérieurs, pour mieux régner, différencier pour mieux exclure, et expurger.

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L’orphelinat était devenu, un lieu de troc, d’adoption à tort et à travers. Une prison, où les détenus faisaient vivre les agents de la maison.

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Paul ? Me regarder moi ? Et lorsque je me confiai à Martine, elle me rassura, en me disant que j’avais dû rêver : « Non mais, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu n’es pas de sa catégorie, ma copine, c’est moi qu’il fixait !» Je lui donnais raison sans m’empêcher de ressasser ce petit moment magique, où pour la première fois, j’étais désirée.

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Elle avait mis au monde un fils, mais pas les sentiments de Papi. Elles essayaient de vivre de manière intègre, sans faire de mal à personne. Et le père de Martine et Papi était un homme sans histoire, accro aux femmes, mais casanier, et qui aimait tout le monde. D’où venait cette disgrâce qui avait finalement emporté son fils ?!

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A propos de l'auteur : Franky Rigo Song

L’auteur est étudiant en droit immobilier. Né dans une famille à majorité féminine, il grandit dans un monde de femmes. Tenté de les ressembler, il se déguise souvent en fille pour jouer. Chaque personne qui découvre qu’il est un peu maniéré pose la question : Pourquoi il est comme ça? Sa grand-mère, explique cela par son environnement. Mais si les gens posaient cette question, c’est qu’ils pensaient qu’il deviendrait homosexuel. Maniéré semble collé avec « homo ». De l’homosexualité, il n’en savait trop rien. Excepté le fait que ce soit un péché, un démon, un esprit satanique. Il grandit sans vraiment y penser, il n’en souffre pas. Jusqu’au jour où il fait la rencontre d’un ami d’une beauté extérieure et intrinsèque extraordinaires. Cet ami rit de tout, il est toujours heureux en apparence, sauf qu’il pleure la nuit, et pense souvent à se suicider, et pour cause, il est homo. Si sa famille l’apprenait, on le rejetterait, toute sa beauté, son intégrité seraient bafoués juste pour cette raison, pour son penchant. Personne ne connaît sa peine, on croit qu’il le fait exprès. L’auteur a voulu parler pour cet homme fantastique, qui devient « démon » en raison de son homosexualité. Et pour cette petite fille albinos, maltraitée et frappée par ses parents, qui réussissait à rire de la vie, des choses et de sa misère.