Les convalescences

9.99 19.90 

Martial, esthète désœuvré, rencontre par hasard Héléna dont il tombe éperdument amoureux. Isabelle de Mauffrois finit par l’annexer. Et Lahcène, qui vit avec Héléna, complète ce quatuor qui vit des heures insouciantes, entouré de personnages hauts en couleur. Jusqu’au jour où entre dans leur vie Gerhardt, ancien nazi, perclus de remords, qui va conquérir Héléna en qui il voit un réconfort et un avenir.

Le groupe dissous, Martial s’engage dans la guerre d’Algérie, espérant écrire là ce roman qui le taraude depuis longtemps. L’oubli du passé l’y aiderait si Lahcène ne ressurgissait brusquement, ayant choisi le camp des rebelles.

Il est tué dans une grotte que « visitait » Martial, par le secrétaire de celui-ci.

Martial revient auprès d’Isabelle qui le chasse. Aussi repart-il vers l’Algérie où, vidé de tout espoir, il écrit enfin son roman avant de mourir.

Héléna et Gerhardt, venus assister à ses obsèques, découvrent le manuscrit et le font éditer.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

Longtemps, Tlemcen fut la capitale de la rébellion.

Maintenant, bastide grise, adossée aux falaises crayeuses, elle regarde fuir ses plaines vers la mer.

Le minaret s’est tu. La grande Mosquée pleure des rouges délavés le long de ses murailles sinistres et les corbeaux seuls viennent se perdre dans les ruines de Mansourah ; les vignes, les orangeraies sont abandonnées.

La ville cache sa vérité dans l’apparent dédain des femmes ou les supplications d’un enfant. Ses coups de brosse sur les chaussures de riches font lever les pieds et baisser les regards vers de grands yeux noirs avides. Alentour, un autre œil enveloppé de blanc, se présente aussitôt, fier de sa permanence, plus vigilant qu’indiscret : ironique ou séduisant ? Le regard de la mère…

 *****

Elle est là, la Sournoise, la Violente. Elle m’habille de ses gouttelettes, balaye le sable à mes pieds. Elle me traque, m’emporte, me secourt, me meurtrit, me perd si je le veux. Je ne le veux pas.

J’aime sans cesse contredire : Où ? Quand ? Alors, si ne viennent les larmes, viendra ma réalité, traquée, essoufflée… Mais je ne le veux pas. Dès demain, je me ferai construire un abri ici, face à Elle. Je La regarderai tous les matins. Elle pourra être calme ou tumultueuse. Je n’écrirai plus. Je resterai face à face avec Elle, seul.

Tout a changé : je n’espère plus Isabelle. Je n’ai plus rien à comprendre. En m’éveillant chaque matin, j’irai déposer mes empreintes dans le sable. Elle mettra des heures à les effacer et je rirai de Ses efforts. Parfois, le soleil couchant incendiera ma cabane. Je lui ouvrirai mes portes et me croirai sauvé.

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur : Paul Vecchiali

Né à Ajaccio, arrivé à Toulon, l’auteur tombe amoureux à six ans de Danielle Darrieux et espère faire du cinéma. Vocation contrariée par sa famille, il fait de longues études, intègre Polytechnique d’où il sort pour aller à la guerre d’Algérie. C’est là qu’il commence à écrire, paresseusement, ce roman, pas du tout autobiographique, mais inspiré par les événements qu’il traverse. Rentré en France puis, démobilisé, il se lance dans le cinéma dès 1961. Auteur, Réalisateur, Producteur, indépendant, il parvient à faire trente longs-métrages et environ 70 films. Mais, parallèlement, il revient à l’écriture, il publie une dizaine de romans. Par hasard, il retrouve les feuillets de LES CONVALESCENCES et, les relisant, décide de « parfaire » ce roman et de le faire éditer.