L’effroi

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Témoin d’un meurtre, une fêlure se révèle chez Claire Drevet qui voit son moi social s’émietter et apparaître cet effroi face à la mort. D’où un désespoir et une fuite éperdue qui la déstabilisent davantage que la menace extérieure qui pèse sur elle.
En fuite d’elle, le subir se substitue à l’agir, et un processus de désorganisation se met à l’œuvre qui la broie alors que tout lui échappe.
Témoin d’un meurtre, une fêlure se révèle chez Claire Drevet qui voit son moi social s’émietter et apparaître cet effroi face à la mort. D’où un désespoir et une fuite éperdue qui la déstabilisent davantage que la menace extérieure qui pèse sur elle.
En fuite d’elle, le subir se substitue à l’agir, et un processus de désorganisation se met à l’œuvre qui la broie alors que tout lui échappe.

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Description

Cependant… cependant le déroulement des faits avec la quasi-présence sur la scène du crime de Claire Drevet, tout cela nous donna à penser que ce n’était pas fortuit, que l’assassin voulait qu’elle fût témoin de ce crime, donc qu’il devait la connaître, que Claire détenait un indice dont elle n’avait conscience, et qu’il nous faudrait faire affleurer à sa connaissance.
Nous n’étions pas là pour la tourmenter, nous voulions seulement arrêter le coupable. Aussi fîmes-nous un détour.
— Connaissiez-vous la victime ?
—De vue, oui. Elle était gérante de la librairie « l’Arbre à Lettres », rue du Faubourg Saint-Antoine … Je m’y rendais parfois pour acheter des livres.
—Comment savez-vous que c’était elle ?
—Tous les lundis, elle sort tard de son travail, comme moi.
Elle inspira profondément et, d’une voix basse, elle murmura :
—Quand il courait, on aurait dit un homme obnubilé qui ne voyait rien autour de lui. Quand il m’a bousculée, j’étais comme transparente pour lui !
—En êtes-vous si sûre ?
Alors je vis la peur dilater ses prunelles, son nez se pincer, ses lèvres blêmir comme si, brusquement, elle réalisait qu’il n’était pas possible qu’il ne l’ait vue.

*************

Comment leur faire comprendre cette peur qui m’assaille, tant cette mort envahit ma vie ? Quelque chose en moi a déjà abandonné. Je ne suis plus reliée à rien, un espace opaque m’absorbe. Je suis vraiment seule. Je m’enfonce dans le noir. J’ai peur. Je suis en danger de mort sans que personne ne s’en soucie. J’ai froid, toujours froid. Ce n’est pas de l’affolement comme certains le suspectent, ni seulement de la peur : avec la peur, l’espoir subsiste. Là je sais que tout est fini : la seule inconnue, c’est le moment, le jour où cela finira. C’est cela la terreur.

Et si j’allais au travail, c’était par habitude, car depuis la mort d’Anna j’étais déshabitée de moi-même, hantée que j’étais par l’abandon de ce corps mort, livrée à des mains étrangères.

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur(e) : Céline Main

Artiste peintre, vivant dans le 14ème arrondissement à Paris, Céline Main écrit dans l’« intervalle » de sa peinture. Elle a déjà publié les textes accompagnant un livre de photographies des animaux sculptés sur les façades des immeubles parisiens. « Les animaux de Paris » (Perreaux/Main) éd. Massin.
Elle est sur la construction d’une nouvelle intrigue qui se borde de mots. Un travail long mais qui la passionne.