Lebensborn- l’empreinte du loup

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Ravensbrück, octobre 1942 : Rüss Millian, proche d’Himmler, s’attelle à un programme de modification génétique sur certaines détenues du camp, en parallèle du programme Lebensborn.
De nos jours, Joan Nairet est un « nez » célèbre. Pourquoi a-t-il cette malformation à la main gauche ? Pourquoi ces crises meurtrières régulières ? Alors qu’il quitte la capitale pour rejoindre son travail à Nice, un coup de téléphone l’informe que sa mère vient de faire un arrêt cardiaque. Il se rend à son chevet et celle-ci profite de ses derniers instants pour lui révéler qui il est vraiment.
Bruce Morin, qui enquête sur les crimes survenus à Paris, est contacté par son homonyme de Nice afin d’élucider deux nouveaux meurtres.
Il se lance sur la trace de Joan.
De son côté, Joan entame une traque sans merci, de Paris à New York, jusqu’au Mexique, pour retrouver celui qui est à l’origine de sa création…

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Description

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Lempke faisait partie des nouveaux venus dans le cercle très fermé des chefs de camp. Ses idées lui avaient attiré la sympathie de ses supérieurs. Aussi, lorsqu’ils durent choisir un nouveau responsable pour Ravensbrück, le choix se porta sur lui. Diplômé de la faculté de médecine de Berlin et membre actif du parti nazi, il avait le profil requis pour conduire à bien l’ambitieux programme du Reich. Ses supérieurs pouvaient compter sur une parfaite obéissance.

Himmler convoqua certains de ses cadres à une réunion ultraconfidentielle dont le but était de travailler à la mise en place d’un vaste programme de recherches. L’optique finale était de concevoir par manipulation génétique un être parfait. De nombreux médecins s’étaient penchés sur la question et les premiers résultats semblaient encourageants, au-delà même de ce que le Führer avait espéré.

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L’entrée de l’immeuble était bouclée. Seuls les habitants pouvaient pénétrer par la petite entrée sur cour. Bruce présenta sa carte au policier chargé de refouler les curieux. Il monta jusqu’à l’appartement et entra dans l’étroit couloir qui suivait l’entrée.

— Re-bonjour !
— Salut, Bruce

Les TSC[1] avaient presque terminé leur boulot et le médecin du SAMU dictait ses premières constatations, pendant que le photographe prenait des clichés de l’ensemble de la pièce.

 

Bruce s’approcha du toubib.

— Alors ?

— Eh bien, la cage thoracique a été littéralement arrachée par je ne sais quoi. Le type doit être doté d’une sacrée force car, pour écarter les côtes comme il l’a fait pour prendre le cœur, il faut être sacrément baraqué. Le foie aussi a disparu… Rien d’autre n’a été touché, si l’on peut dire… La fille semble avoir eu une trouille bleue, rien qu’à voir la façon dont le visage est crispé. Les yeux sont complètement exorbités. Pour le reste, les techniciens ont fait divers prélèvements, le sperme notamment, ce qui vous donnera une meilleure idée de l’individu. Il ne s’embarrasse pas d’effacer les empreintes. D’ailleurs, il y a quelque chose qui me tracasse, mais j’en toucherai un mot au médecin légiste.

— Bien ! Je vais voir si les autres ont de nouveaux éléments.

— OK.

— Vous pouvez faire embarquer le corps.

— Bien !

[1] Techniciens de scène de crime : équipes d’inspecteurs de l’identité judiciaire formés par les scientifiques du laboratoire de cette même section.

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Il consulta les écrans surveillant les appareillages de régulation automatique de l’humidité et de la température des différents niveaux, inspecta les listings à la recherche de messages d’alerte et se dirigea enfin dans un long et étroit couloir menant au « zoo ».

Il appelait cet endroit comme ça à cause de l’immense variété d’animaux qu’il avait fait amener ici. La particularité de ce zoo était l’incroyable concentration d’espèces toutes plus agressives les unes que les autres. Il les sélectionnait en fonction de leur comportement au sein de la nature et s’était ingénié à ne retenir que les plus dangereuses. Après plusieurs années de recherches, il avait réussi à isoler et cloner un gène particulier qui permettait enfin le croisement entre espèces différentes. Il les avait ensuite modifiées génétiquement de façon à ce qu’elles puissent se reproduire entre elles et avait obtenu de nouvelles lignées composées en partie de chacune de ces espèces. Les caractéristiques obtenues répondant à certains de ses critères, il avait pu continuer son programme d’expérimentations.

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A propos de l'auteur : P. A Roger

Né à Mantes-la-Jolie en octobre 1961, l’auteur se destine à l’origine au secours en montagne. À sa sortie de l’armée, il rentre par « la petite porte » à EDF, au Centre d’équipement du réseau de transport. Là, il continue d’exercer sa passion de la montagne pendant quelques années au sein des centres de vacances (CCAS) et de l’IFOREP à Embrun. À la naissance de son premier enfant, il reprend le chemin de la technique et étudie et construit des ouvrages de transport d’énergie en métropole, en Corse, à La Réunion et dans certains pays d’Afrique noire. Il exerce encore à Marseille, où il est devenu référent dans le calcul des ouvrages aériens suite à la tempête de 1999. L’écriture est arrivée très tôt, au cours de ses premières expéditions dans le Sahara (notes de voyage). Il continue par la suite en participant à des concours nationaux (prix du Quai des Orfèvres) et à certains prix locaux. Lebensborn, l’empreinte du loup est le premier roman qu’il a écrit. Pour ce faire, il s’est entouré de professionnels reconnus dans les différentes spécialités citées dans cet ouvrage.