Le virus de la bougeotte – Tome 2- Le continent africain

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Vieux croûton retraité, ayant bourlingué la moitié de sa vie, Robert Belgrand est technicien pour la CSF, engagé par l’OCORA en tant que coopérant, pour mettre en place les premières télévisions africaines. Il travaillera à Brazzaville au Congo, à Libreville puis à Kinshasa au Gabon, à Bouaké en Côte d’Ivoire et terminera son périple africain au Cap-Vert, les «Îles de la soif».

Il terminera sa carrière au sein de la chaîne de télévision TF1 et retraite obtenue, il passera ses dernières années à Mandelieu dans les Alpes Maritimes. Soleil oblige ! Veuf depuis peu, et de plus handicapé par une amputation, il essaie de positiver à l’hiver de sa vie en écrivant le troisième tome de son livre “le virus de la bougeotte”.

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Description

EXTRAIT DU LIVRE

Certains d’entre nous voulions voir la réalité en face, et nous ne manquerons pas de courage face à ce chef en expliquant que nous avions déjà vécu en pays étrangers et que nous pouvions juger sans avoir vu…

 

Fallait-il pour autant commencer à défiler dans les rues avec les noirs en portant banderoles et pancartes ? Notre rôle était principalement d’éviter de mettre de l’huile sur le feu en se contentant de travailler pour ce que nous devions faire. Il en était autrement dans l’état d’esprit de certains qui n’hésiteront pas à incriminer ceci ou cela. Leurs intentions ne correspondaient pas aux actes auxquels on pouvait prétendre. Pourquoi les avoir envoyés en Coopération ?

 

Certaines phrases furent prononcées telles que : “Nous préférons avoir les mains nettes parce que l’opération malpropre qui les ont salies, nous l’avons laissée à d’autres”. La discussion devenait vive, l’excès du Gin fizz, du whisky et du bon vin d’Alsace y était pour quelque chose… J’écoutais… “Oui ! Il ne faut pas se leurrer, le fournisseur principal de ces inégalités, c’est la France ! Celle de la révolution, celle qui a aboli l’esclavage et qui plus tard a fermé les yeux sur les activités, les exactions en tout genre de nos négriers ! Et ces colons qui se pavanent encore au cercle des “caïmans”. Ils ont amassé l’or dans leurs coffres et ne veulent pas le lâcher ! (je me retrouvais sur la route menant à Tong).

 

J’aurais pu, sans m’avouer coupable, continuer ma grande quête d’homme curieux des autres et de tout. Rester avide d’étreindre. Continuer la routine parce que satisfait du travail accompli.

À l’approche de mes trente ans, je pouvais estimer ne pas avoir trop mal réussi. Surtout lorsque je me retourne sur le passé et que je constate où en sont certains qui traînent encore les pieds, toujours à voir les mêmes murs, mâchonnant leurs ennuis quotidiens, ruminant leurs sordides calculs, ceux de leurs jours de récupération et de leurs points de retraite. Non, je n’ai pas mal réussi ! Je ne me revois pas courir sur un quai pour prendre un train comme à mes débuts…

Je continue mon rêve… J’échafaude… Je revois et pense…

 

Décolonisation, communauté, coopération : Trois mots qui pour certains leaders noirs veulent dire la même chose. Pour eux, ces trois mots accouplés se résument à “capitalisme”. Tous ces “ismes ” feront d’ailleurs partie de mes écoutes tout au long de ces années passées en cette Afrique. A l’instar de nos meneurs, les africains aimeront se gargariser de ce “barbar…isme” qui donnait un nouveau sens à des doctrines.

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A propos de l'auteur : Robert Belgrand

La vie de l’auteur est fortement marquée par l’appel du large. L’expérience indochinoise dans ses jeunes années est fondatrice. Il revient d’Extrême-Orient en ayant contracté un virus… Le virus de la bougeotte. Pour le combattre, la thérapeutique pasteurienne s’impose à coup d’injections : Première injection : le voyage en Indochine. Deuxième injection : son séjour à Dakar. Troisième injection : la coopération en Afrique. Enfin, le rappel : son séjour au Cap-Vert. De cette errance sans fin, de cette contamination doucereuse, il ne lui reste guère que de vagues souvenirs. Aujourd’hui à la retraite, il peut rêver qu’il est, comme Gabin, tel « un singe en hiver ».