Le trieur

9.99 19.90 

Paul Grobert, gérant du Tabagnon, une petite guinguette de mariniers en bord du canal de l’Oise, est retrouvé mort sous une haie de peupliers appartenant à une ancienne élue locale.

Mis à part ses proches et son équipe, Bernard le cuistot, Jacky l’homme à tout faire, Tristan son fils et sa femme Louisette, peu de gens sont présents à ses obsèques, malgré ce qu’en dit la presse locale.

Qui, quand, pourquoi ? L’hypothèse d’une femme meurtrière pourrait être privilégiée du fait de l’amputation pénienne dont Paul Grobert a été victime.

Dans un tout autre lieu, des femmes noires immigrées, arrachées à leurs villages, passent entre les mains du TRIEUR, un tortionnaire qui, comme son pseudonyme l’indique, trie et détermine leur orientation selon des critères physiques d’hommes blancs, avant d’être propulsées sur le trottoir.

Ces deux univers, très éloignés l’un de l’autre, se rejoindront-ils jusqu’au surprenant dénouement ?

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Description

Quelques minutes avant, à peine le pied posé sur le ponton extérieur du bâtiment industriel, l’humérus serré et tordu à en briser l’épicondyle, elle est agrippée par le haut du bras avec violence. L’Africaine est jetée au sol puis outrageusement contrainte de céder aux turpitudes de son agresseur.

Ses glandes lacrymales sont devenues singulièrement inopérantes, elle n’a pas pleuré, pas crié, n’a pas cherché à se débattre. Le cortex a fait bouclier devant un acte de « non-sens », comme à chaque fois depuis six mois, depuis qu’elle a quitté les siens.

« Vous me faites chier ! », crie l’homme dans ce hangar qui fait écho.

Une telle résignation de la part de « voyageuses » qu’il considère vulgairement comme du bétail le met toujours en colère, ça le vexe et le dévalorise aux yeux du mâle blanc puissant dont il se pense être un fier représentant.

Extrait 2 :

Au Tabagnon, les plus belles heures de la batellerie française s’y rejouent régulièrement. Les mariniers du passé et les mariniers d’active font vibrer le troquet sur des partitions et des tonalités différentes chaque soir.

Les très vieux ressassent un peu leur nostalgie, mais restent touchants quand ils racontent leurs souvenirs devant une assistance de jeunes, laquelle connaissant l’histoire par cœur, écoute plus par respect que par véritable intérêt.

Amarrer, culer, cajoler, bouter, on savait entretenir et piloter un bateau comme le paternel vous l’avait appris, au nez, à l’instinct, et à la vue, sans assistance autre que celle de l’épouse qui vous guidait dans les moments délicats et sans la quincaillerie et la technologie d’aujourd’hui.

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

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A propos de l'auteur(e) : Claudine et Philippe Cany

Claudine et Philippe, mariés depuis plus de 40 ans, installés dans le Sud après une vie à Troyes et à Rouen, s’inspirent de lieux et d’évènements existants pour échafauder des histoires dont il devient parfois difficile de discerner la part de réel de celle de la fiction.
Lui a des origines familiales dans l’Oise et notamment à Pont-l’Évêque où il a passé une partie de sa petite enfance, un village de mariniers où son père fut conseiller municipal et où sa mère habite encore.
Elle, thérapeute familiale pendant de très longues années, connaît l’insondable noirceur de l’âme humaine et la complexité des relations homme/femme.

Tous deux font de ce Trieur un roman sombre qui, parfois drôle, parfois cynique, met en jeu une kyrielle de personnages atypiques qui participent à faire de ce roman une fresque sociale autant qu’un polar.