Le temps s’en va, Madame

7.99 15.90 

 

 

Qu’est-ce qui nous pousse dans des bras plus vieux que soi ? Jeter une lumière sur les problèmes les plus sérieux de la fuite du temps et des jeunes années, voilà tout l’objet de ce roman.

Pourtant, ne nous y trompons pas ! Le Temps s’en va, Madame n’est pas un traité philosophique pour universitaires à la recherche d’interrogations perdues. Ici, le narrateur ne passe pas de femme en femme, mais plutôt de vie en vie. Chaque aventure, chaque lien créé puis rompu, comporte en lui un nouveau départ, un monde, une invite à nous émouvoir à nouveau, sans tambour ni faribole, mais avec délicatesse. L’enseignement de ce roman réside sans doute dans ce leitmotiv qu’il convient de ne pas oublier : « L’oppression naît dans le cœur des victimes. » Se relever. Repartir.

Le temps s’en va, oui. Rappelons-nous aussi que la vie n’est pas si vieille et que l’amour n’a pas d’âge !

Effacer
UGS : ND Catégories : , Brand:

Description

« – Regarde, moi : j’écris pour décrire, pour capter le présent. J’écris pour inscrire dans le réel ces choses qui fusent autour de moi et qui sont trop négligées sous prétexte qu’elles ne bouleversent pas le monde. J’écris, pour rendre hommage au banal. Mais le banal, ça ne vaut rien, et le décrire, à quoi bon. Je suis un écrit-vain. Puis, écrire comme ça, c’est une tâche bien ingrate : ces choses auxquelles je rends hommage ne sont même pas au courant que je parle d’elles, et si elles l’étaient, elles s’en foutraient, mon vieux. Quant au reste de la population, le reste : il s’en fout tout autant. La masse veut qu’on la sorte de la masse, elle veut du rêve, de l’exception. »

*
Une fois qu’elle fût redevenue calme, je m’allongeai auprès d’elle et je me blottis contre elle comme contre une mère. Et alors, dans un moment comme celui-ci, je m’arrêtai de vivre parce que le temps ne tournait plus, il ne pouvait pas faire autrement. C’était dans ces moments où il réalisait qu’il ne pouvait rien faire : c’était un pur moment d’impuissance pour lui. Il ne pouvait que constater que, parfois, il n’avait plus prise sur les hommes, qu’on s’en tirait très bien sans lui, qu’on lui crachait à la figure et qu’il ne lui restait qu’à avaler tout le mépris qu’on lui donnait. C’était peut-être difficile de voir que c’est ce qu’il se passait, sur cette petite plage de galets, et pourtant tout devenait si clair quand Laurence disait, doucement : « Je suis bien, là. »

 

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

,

ISBN Livre

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Le temps s’en va, Madame”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

A propos de l'auteur(e) : Paul C. Kinsky

Né à Glasgow, Paul C. Kinsky a grandi entre le sud de la France et le Royaume-Uni, deux lieux qui le marqueront et influenceront grandement la vision qu’il transcrit dans ses écrits. Il multipliera ensuite des expériences professionnelles et des voyages qui seront autant de sources d’inspiration. S’installant à Paris, il sera marqué par le quotidien des gens et l’ensauvagement provoqué par la ville, qu’il s’attache à décrire. Cherchant à rendre hommage à ce quotidien qui peut être, à bien des égards, exceptionnel tout en demeurant méconnu, Paul C. Kinsky analyse le rapport compliqué entretenu par les gens avec le temps et leur époque, c’est-à-dire avec eux-mêmes.