Le spécisme hyperboréen

9.99 19.90 

Par-delà la sainte torture des tauromachistes et le saint suicide des antispécistes – végétariens, végétaliens, végan

L’hyperborée est la contrée du surhumain nietzschéen. Qu’est le surhomme chez Nietzsche ? L’humain tragique capable d’embrasser pleinement la réalité de la vie, gardant un « grand mépris » pour toute sorte de fuite idéaliste… Dont sont tauromachie et antispécisme.

Respectivement cruauté et pitié, les voilà contraires par leurs effets, mais liés par leur généalogie : l’inaptitude à accepter la mortelle tragédie de la vie. La corrida pensant réaliser une représentation de la tragédie de la vie, ne sait que barioler religieusement une présentation tragique de la mort. Elle est une culture du viol ; elle est la sainte torture d’un taureau émissaire. L’antispécisme intervient en anémie des instincts de vie se traduisant par un retrait de soi moribond. Il dirige, par voie de conséquences, au saint suicide de l’humanité pécheresse.

Ces passions tristes religieuses proposent l’une en face de l’autre le viol expiatoire et le suicide rédempteur. Elles existent comme les vallées de sang et de larmes d’une montagne de médiocrité au sommet de laquelle se trouve perché parmi les aigles, l’hyperboréen. Ainsi, le voici à distance de la moiteur de ces marigots qui puent la mort. Nietzsche l’eut précisé : « Ni par terre, ni par mer, tu ne trouveras le chemin qui mène aux hyperboréens. » Seule une élévation mène jusqu’à la haute et rude altitude où seul survit le surhumain.

Dans ces cimes vivifiantes se résout le cas de conscience spéciste n’étant autre que celui de l’humain face à sa propre mort. Le trépas de l’Animal n’intervient qu’en objet du salut de la conscience humaine. En tant que fétiche tauromachique ou tabou antispéciste, celui-ci ne fait surgir que deux défaillances dans la puissance à jouir du monde donné. Ces défaillances, véritables fuites – en avant dans la cruauté tauromachique et en arrière dans la pitié antispéciste –, cet ouvrage entend les surpasser par la proposition d’un spécisme tragique affrontant droit dans les yeux la vérité de la mort – de la vie – : un spécisme surhumain ; un spécisme hyperboréen.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

« Pour sûr, le fanatisme tauromachique est loin d’être incompatible avec la pensée chrétienne et plus largement monothéiste. La pulsion de mort animant l’aficionado est la résultante d’une religion chrétienne glorifiant la mort et la souffrance du Christ, travaillant les corps et les esprits depuis plusieurs siècles selon une philosophie négatrice des corps, de la nature, de la vie, des pulsions sexuelles, des désirs et des plaisirs. De plus, le folklore mortifère de la corrida fut propre à nourrir l’esthétisme symbolique iconophile chrétien, inspirant de nombreux artistes. »

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« Par le rituel de la corrida, l’Homme vise donc une élévation, un dépassement, il vise le glorieux par transfiguration. Il transfère ses pulsions animales, cause de sa frustration, à l’endroit du taureau qu’il va faire souffrir, humilier, donc dominer, comme un sorcier vaudou transfèrerait ses démons intérieurs dans une marionnette destinée à les recevoir, les expiant ensuite quand il sacrifiera le malheureux homoncule pour sauver son âme. »

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« Ainsi la caducité d’un argumentaire fondé sur la tradition. Fi ! Quiconque renvoie à l’argument historique en tant qu’argument de légitimité d’existence ne fait que dévoiler son défaut le plus absolu d’arguments digne de ce nom. La tradition n’est nullement un argument d’ordre intellectuel, mais seulement d’ordre moral. Le traditionalisme reste moins une affaire d’intelligence que de sentiment conservateur. La justification effectuée sur la base du seul temps passé, trahi une raison trépassée. »

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« Car, oui, la corrida, c’est le viol. Quiconque use de violence contre qui n’est pas consentant se trouve en effet coupable de viol, du moins dans le dictionnaire… et le dictionnaire a toujours raison. »

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« Friedrich Nietzsche disait : « De chaque individu, il faut se demander s’il représente la ligne montante ou la ligne déclinante de la vie. » Voilà donc de quelle distinction il retournera ici, et de quelle distinction il retournera dans l’ensemble du jugement à venir sur le spécisme et l’antispécisme, une distinction éthique reconnaissant la nécessité de la mort et de la maladie, de la négativité dans l’ordre naturel des choses, mais favorisant le versant solaire de la vie, le choix de la positivité. »

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« Que l’« antispécisme » veuille exterminer toute prédation animale, ou seulement dans le cadre humain, celui-ci exprime une volonté nihiliste de reconstruire le monde à sa main, d’arracher à leur destin animaux humains ou non-humains, afin d’apaiser sa conscience troublée par la réalité crue, par le destin décidé par la vie en général. »

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« En attendant, sachez, lecteurs qui possédez les oreilles pour entendre le message de ce manifeste pour un gai spécisme, sachez du haut d’un esprit nuancé (malheur à nous ! Nous sommes nuance !) qu’il n’y a de sublimité que dans l’inégalité. Pour sûr, l’égalité comme fin en soi est une passion extinctive. L’égalité n’a de sens du moment qu’elle reste en droit, c’est-à-dire en tant que moyen d’assurer l’égalité des chances censée permettre une meilleure sélection, une sélection méritocratique, une juste inégalité, une équité. »

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A propos de l'auteur : Mathieu Granel

Mathieu Granel est né à Castres, dans le département du Tarn au sein duquel il vit toujours. Ecrivain-philosophe autodidacte, il a effectué des études dans le milieu agricole. Après l’obtention d’un BTS en agronomie et l’échéance de l’entrée dans la vie professionnelle approchant, il se posa enfin les bonnes questions pour finalement décider de se consacrer à la seule chose qui l’intéresse réellement : la philosophie.