Le Pitchoun et son époque

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À cette époque, nous avions un vieux vélo (lourd, mais lourd), et nous étions heureux.
Nous nous ramassions parfois la figure, alors on avait les genoux écorchés. Un peu d’eau et c’était terminé ! Nous buvions aux fontaines de la ville. Il y en avait une par quartier, et on est toujours là. La vie était nettement plus simple.
À 16 ans (à crédit), j’ai eu mon premier transistor, 3 stations : France inter, Monte Carlo, et Europe 1. J’allais à la plage à pied, je m’installais, je lisais un livre et j’écoutais mon transistor. La fille à côté me disait : « Je peux venir près de toi ? », et là, j’étais heureux. Une belle fille en maillot, allongée près de moi, quel bonheur ! Et il ne se passait rien, simplement la joie d’avoir une belle fille à qui parler.

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Description

C’était l’époque de la libération féminine, les filles s’habillaient en mini-jupe, comme pour provoquer et se révolter. Pour nous, les jeunes hommes, c’était très agréable à regarder, car en ce temps il n’y avait pas tous ces magazines de nus féminins et nous étions très curieux. Alors, entrevoir le dessous des femmes, c’était pour nous très excitant. Et nous étions tout de même un peu coquins, mais le plus rigolo, c’était le regard des vieux.

Au jeu de pétanques, ils en bavaient ! Ça les changeait de leurs mémés et ils ne s’en plaignaient pas. Comme on le dit, dans un cabaret où il y a un strip-tease en nu intégral, le spectacle est dans la salle. À l’époque, c’était un avocat ami qui me l’avait dit : « Regarde dans la salle, pas sur scène ! Sur scène tu ne verras qu’une femme nue, mais dans la salle, c’est là que se passe le spectacle », et il avait bien raison.

 

Vous réalisez, en ces temps, le facteur apportait dans sa grande sacoche en cuir les allocations familiales en espèces. Il les apportait aux femmes qui restaient à la maison pendant que les maris étaient au travail, d’où la réflexion : « Oh ! C’est le fils du facteur ! » Il avait donc une fortune au début de sa tournée. De nos jours, il ne serait pas allé bien loin sans être dévalisé. Les temps ont bien changé.

Il faut avouer qu’avant, on pouvait se débrouiller pour peu que l’on ne soit pas feignant, et un peu dégourdi. À l’époque, il n’y avait quasiment pas de poubelle, et pour cause, tout se vendait en petite quantité et dans des sacs en papier. En plus, le sac servait à allumer le feu de la cuisinière à charbon.

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

,

Date de Parution

09/06/22

ISBN Livre

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A propos de l'auteur(e) : Jacques Calafat

Jacques Calafat est né après-guerre. Issu d’une famille modeste, au travail dès l’âge de 13 ans, il commence dans le dépannage aux  balbutiements de l’électroménager, à raison de huit dépannages par jour, il a connu huit foyers différents quotidiennement. Chacun d’un niveau social distinct, les blagues viennent de ces foyers. L’auteur a eu une grande chance : avoir une merveilleuse mémoire.