Le masculinisme-

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La raison d’être du masculinisme n’a jamais été autre que de réagir contre le féminisme, il est d’ailleurs apparu juste après lui, certains hommes considérant alors que le féminisme n’avait pas lieu d’être, et qu’il constituait alors, comme ils le pensent encore aujourd’hui, une atteinte vis-à-vis de leur statut d’homme, et plus précisément, vis-à-vis de leur virilité.
Nier la nécessité du féminisme aujourd’hui tend à trahir un absolu déni de la prédominance des hommes, dans notre société, et ce depuis des temps immémoriaux.
Plus le féminisme accepte ses différentes formes ou nuances, plus il s’enrichit, et plus le masculinisme demeure dans le déni le plus complet, du simple fait qu’il y trouve pourtant sa seule origine.
Pour autant, nier ce déni ne doit en aucune façon entraver notre désir de mieux comprendre ce phénomène, non pas par pur désir de s’opposer, mais bien au contraire, dans le but d’ériger des passerelles entre les uns et les autres, afin de mieux nous accepter tels que nous sommes avec nos différences, qu’on soit homme ou femme.

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. Le masculinisme familial.

C’est un masculinisme quelquefois bien caché, parfaitement assimilable à celui qui est pratiqué dans les pays du Maghreb, mais moins voyant, et moins conscient aussi.

Dans toutes les familles, l’enfant mâle, jouit toujours d’une attention, d’autant plus marquée, qu’il est l’ainé, et qu’il n’a pas de frère cadet.

Ce masculinisme là, est instauré de génération en génération, d’autant plus fortement, que le couple parental, connait des difficulté amoureuses, adultères, manque d’amour, surmenage, violences conjugales, alors, on observe à chaque fois, une mère qui compense avec son fils ainé, par un attachement, susceptible de nuire aux sœurs, qui semblent, alors quasiment accessoires.

Il n’est pas rare d’observer ainsi, au sein des familles, un fils qui ne parvient pas à fonder un couple durablement, sans que les choses soient réellement si criantes que cela, uniquement parce que de façon inconsciente, le complexe d’Œdipe n’ayant pas trouvé d’évolution satisfaisante, l’attachement à la mère, interdit de façon non dite, un amour qui soit aussi fort, avec une autre femme.

L’exemple le plus frappant, serait par exemple Romain Garry, avec sa propre mère, où, là, on en arrive, à des sommets que moi-même, je n’aurai jamais soupçonné.

Lisez « les lueurs de l’aube », c’est affligeant.

Un autre cas, celui de Vincent Lambert sur son lit d’hôpital, en état de mort cérébrale, et dont la mère, en matrone abusive, interdit à son propre fils, de mourir dans la dignité, privant ainsi sa propre petite fille, de voir partir son père définitivement, et de se construire avec le temps, par d’autres figures paternelles, qu’elle sera choisie….

Vous doutez, peut-être, du fait, que l’attachement pathologique de cette mère, au corps de son fils, soit assimilable, à une forme de masculinisme ?

Et bien, demandez-vous donc, si elle aurait fait preuve, d’un tel acharnement, s’il se serait agi, d’une fille…. Je n’ose, pour ma part imaginer, les conversations sur la paternité, entre elle et sa petite fille.

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A propos de l'auteur(e) : Françoise Niel Aubin.

Depuis plusieurs années, l’autrice a beaucoup travaillé sur le sujet de la famille en général, et plus particulièrement sur son évolution ces dernières décennies, au point de s’être trouvée avec une compilation d’une cinquantaine d’articles.
Il lui est vite apparu que ces travaux ne pourraient pas être diffusés sous leur forme première chez un éditeur, et qu’ils devaient être actualisés et revisités sous différents thèmes, ce qui lui a donné l’opportunité d’en approfondir certains.
De plus, une petite sœur « particulière par son origine » est arrivée dans sa fratrie composée de trois frères et sœurs. Élevée par leur mère qui n’en était pas la mère biologique, elle fut adoptée dès que la loi le permit, en 1972.
L’autrice a ainsi pu apprécier en quoi une mère pouvait élever un enfant « qui ne sortait pas de son ventre » et à quel point ce fait n’interagissait en rien dans l’éducation et l’amour que ses parents lui ont prodigués.
Elle a été éducatrice stagiaire, femme au foyer, a eu des filles… puis a divorcé, vécu « sans travail », élevé ses filles, dont l’une est homosexuelle.
Ces étapes ont été autant d’occasions d’interroger la parentalité, à travers les différents spectres que sa vie personnelle lui a imposés.