Le mal, ce bien nécessaire

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9.99 19.90 

Dans une France en perte de repères, un assassin élimine ceux qu’il juge corrompus. La résonance des actes de ce meurtrier percute de plein fouet Anna Tinsky et l’oblige à repenser une vie pleine de colère et de désillusions. Coincée entre son passé douloureux, son cynisme, ses doutes et ses valeurs, Anna, chroniqueuse nancéienne pour L’Est républicain, va plonger dans un tourbillon de mort sur fond de grogne sociale. Jusqu’où peut-on justifier l’injustifiable ? Au nom de quoi ? Le mal est-il un argument pour faire le bien ? Ne risque-t-elle pas de franchir elle-même la limite ? Anna devra affronter ses démons si elle veut répondre à ces questions. 

Ce roman haletant balaye les cendres de vies détruites pour nous projeter dans un monde où nos certitudes seront éprouvées.

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Description

L’homme ne s’attarde pas dehors et pousse la porte de l’établissement. Comme d’habitude, le patron lui fait un signe de la tête tout en continuant de nettoyer un verre. Il prend un moment pour apprécier la chaleur de la pièce. L’hiver ne semble pas vouloir se terminer cette année. Il se dirige vers son tabouret fétiche en parcourant la salle du regard. Il reconnaît deux habitués à qui il adresse de nouveau un petit geste et ne fait pas attention aux autres clients. Ce soir, il se sent d’humeur badine et il a patienté toute la journée avant de retrouver son repaire pour enfin pouvoir deviser avec son auditoire. Il est aisé de trouver la raison de son excitation. À la maison, personne ne l’attend et, à l’usine, ses quelques collègues ne s’intéressent pas à lui. Ici, depuis le début des événements, le débat va bon train. Gilbert, le propriétaire du bar, apprécie ses qualités d’orateur. Et ce soir, au moment de l’épilogue de l’affaire du tueur de Nancy, il a vu briller l’œil de son complice en entrant. Il ne boude donc pas son plaisir. Les investigations les ont tenus en haleine à chaque révélation dans la presse. Après plusieurs mois d’enquête, la police vient enfin de mettre fin à la macabre croisade de l’assassin qui a semé la terreur dans Nancy, laissant plusieurs corps derrière lui.

  • C’est fête ! annonce-t-il. Sers-moi un verre de ton meilleur bordeaux. 
  • C’est parti ! réplique Gilbert tout en sachant que son « meilleur » bordeaux est loin de ce qu’imagine le consommateur. 
  • Tu as vu ? Ils l’ont attrapé ! Fumier de tueur ! Un gamin presque. 
  • Ouais, enfin c’est son père qui l’a instrumentalisé, intervient une personne accoudée au zinc. 
  • Les moyens ne sont pas des plus orthodoxes, mais le message est clair. Moi, je comprends et je dis : pourquoi pas ? Finalement, il n’y a plus que ça qui marche, contre le nouvel arrivé.

Le débat est lancé et, au fur et à mesure, l’ensemble des clients se prend au jeu de la participation ou de l’observation. Les verres se vident, la conversation monte d’un cran, mais sans jamais déraper. L’instigateur de ces échanges finit par rallier la plus grande partie des protagonistes à sa vision. Il s’exprime bien et ses arguments portent avec efficacité. Malgré son manque d’études, il a toujours été très intéressé par son environnement et il passe le plus clair de son temps libre à s’instruire. C’était aussi l’origine de son divorce quelques années plus tôt. Sa femme, rencontrée lorsqu’ils étaient assez jeunes et issue du même milieu, n’avait jamais compris sa soif d’apprendre et avait fini par mépriser la personne cultivée avec laquelle elle vivait. Un soir, elle était partie, emportant leur enfant et ses affaires. La dissolution du mariage avait eu lieu quelques mois après. Malgré ses efforts, il n’est pas parvenu à créer un lien fort avec sa fille ; le décalage de connaissances entre les deux parents semble maintenant trop important. À son grand malheur, les études ont été négligées et l’avenir de sa princesse va devenir une répétition du schéma maternel. Au moins, ici, les gens l’écoutent et apprécient de pouvoir donner leur avis, d’avoir l’impression de changer les choses, de refaire le monde. En fin de soirée, la question en suspens est donc de savoir si le tueur est un fou ou un justicier en quête d’une société meilleure. Cela alimentera les discussions de demain.

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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1 avis pour Le mal, ce bien nécessaire

  1. LaurelEstHardie

    Un livre contemporain, haletant, qui nous tient en suspens jusqu’au bout. Un subtil mélange entre noirceur et espoir. Écriture fluide et accessible. Avec la belle ville de Nancy en toile de fond. J’ai passé un très bon moment avec Anna, l’heroine du roman et donc je recommande sans réserve.

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A propos de l'auteur(e) : François- Xavier Simon

Auteur de plusieurs romans policiers dont l’action se déroule à Nancy et dans le Grand Est, François-Xavier SIMON se nourrit de son expérience pour alimenter son imaginaire. Ancien directeur de banque, analyste risques, désormais dans les ressources humaines et tourné vers le bénévolat, il est en prise directe avec de multiples facettes de notre époque : monde des affaires et du sport, fortune et patrimoine, politique, mais aussi banditisme, pauvreté, folie et désespérance humaine. Il y puise son inspiration et une volonté de s’adapter à ce qui nous touche au quotidien. Sensible, il saisit son époque dans des récits et en explore les failles. Intervenant à l’université de Lorraine, son premier roman dépeignait les préoccupations de la jeunesse étudiante nancéienne des années 90-2000. Son dernier roman nous plonge cette fois dans les tracas du XXIe siècle où l’ambivalence de ses personnages illustre le besoin de justice sociale et d’intégrité de notre temps, dont on ne sort pas tout à fait indemne.