Le crayon à papier

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Un matin d’août 2013, Vanessa se réveille dans un lit d’hôpital. Elle n’a aucun souvenir de ce qui a pu lui arriver. Au fil de l’histoire, elle s’aperçoit que ce qu’elle avait fait endurer à son corps depuis de nombreuses années l’a rattrapée.

Entre flashbacks et prises de conscience, Vanessa relate ses souvenirs, sa remise en question quant à la vie et raconte la manière dont elle a réussi à se sortir de l’un des endroits les plus terrifiants au monde : l’hôpital psychiatrique.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

« J’ai entrouvert les yeux. Ce haut plafond blanc, excessivement éclairé, que je fixe, empêche mon regard de balayer l’environnement inconnu dans lequel je me trouve. Je suis assommée, comme rouée de coups. Ma nuque s’avère être paralysée au même titre que le corps qui la maintient. Je suis allongée, semi-inconsciente et j’ai froid… terriblement froid. Mon sang est si glacé que sa circulation semble avoir été vulgairement interrompue. Un visage très effrayant se penche tout à coup sur moi du côté gauche, puis un second me surprend en arrivant à ma droite sans prévenir. Je ne vois que leurs yeux, la partie inférieure de leur visage est complètement camouflée par un masque vert. Les froncements de leurs sourcils veulent me dire quelque chose avec insistance, mais les seuls sons que je perçois sont des acouphènes aigus qui résonnent de manière incessante dans ma tête curieusement lourde et extrêmement douloureuse. Leurs regards se croisent. Ils se fixent l’un sur l’autre. Leurs têtes s’agitent… ils se parlent entre eux. Tout à coup, je sens un mouvement autour de moi et suis aveuglée par une lumière vive qu’on agite devant mes yeux. Les bruits sont les mêmes qu’auparavant… J’entends un son de sifflet qui me masque toute communication avec ce qui est en train de se passer. Cette lumière me tue, elle ne cesse de gigoter et m’a visiblement effrayée car je ne vois plus personne.

Noir complet.

Que se passe-t-il ? Où suis-je ? Qui étaient ces personnes pétrifiantes qui se mouvaient autour de moi et qui s’étaient ensuite acharnées à me plonger dans le noir le plus total ? Ai-je eu un accident ? Suis-je amnésique ? Je pense que c’est un mauvais rêve… À ce moment-là, c’est effectivement l’hypothèse la plus plausible et il est évident que c’est la première fois que cela m’arrive avec une telle intensité de vérité. Je ne savais pas que l’on pouvait ressentir des émotions lorsqu’on dormait. Mon sommeil n’a jamais été de qualité, certes, mais je pense que, même au-delà du fait que l’on ne m’ait jamais appris à rêver, je n’ai jamais réussi à ressentir quelque chose autre que la haine envers mon être. Là, tout est nouveau et je ne me retrouve pas. J’ignore complètement la situation terriblement angoissante, dans laquelle je m’étais furtivement éveillée, pour mieux me rendormir après. »

*********

« L’espoir.

Où est le mien ? J’avais toujours lu que sans lui rien n’était possible. Serait-ce vrai après tout ?

Au fur et à mesure des jours, je compris l’ampleur de mon trouble alimentaire qui allait me conduire vers une mort certaine que je commençais à percevoir. Ma fatigue, mes grippes à répétition, mes infections virales, l’insuffisance de mes reins et mon teint pâlot me prouvaient que je n’en étais vraiment pas loin. Il était temps de faire un choix.

Je décide alors de prendre l’une des options que j’avais envisagée quelques jours plus tôt. Contre toute attente, je choisis celle de prendre le virage à quatre-vingt degrés et de me battre contre tous les obstacles qui se mettront en travers de mon chemin.

Je ne veux pas laisser ma place. On ne m’a pas mise au monde pour cela.

À partir de ce moment-là, chaque jour de survie que j’avais la grâce d’exploiter était doté d’une douleur psychologique à en dérouter les fous. Je me battais contre moi-même. Contre ces puissances intérieures imperceptibles, mais que je sentais pleinement ancrées en moi, dans ma chair et mon sang. J’entrais en guerre contre elles, contre mon être. Je devais me dépasser et faire taire par moi-même cette fougue barbare qui vivait à l’intérieur et qui me poussait à m’auto-persécuter sans cesse. J’allais de bataille en bataille et le terme est bien faible quant aux déchirements qui se produisaient à l’intérieur de moi, dès que je voulais aller de l’avant. C’était comme une guerre virulente envers une partie de mon être qui ne voulait pas s’en sortir. J’avais une partie de moi qui était complètement démoniaque, cruelle, pour ne pas dire méphistophélique et l’autre, très frêle, qui avait enfin décidé de vivre, ou du moins de survivre. Ce dédoublement était infernal et violent.

Décrire ce que je ressentais est difficile, voire impossible.

Cela me faisait penser au l’Etrange cas du Docteur Jekyll et de M. Hyde . L’un contre l’autre, mais dans le seul et même corps. »

 

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1 avis pour Le crayon à papier

  1. Emmanuel Latrousse

    Un roman lourd a lire mais une belle leçon de vie! bravo

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A propos de l'auteur : Vanessa Guillot

Vanessa Guillot a toujours écrit. Dès l’école primaire, elle remplissait ses cahiers de récits ou de poèmes qu’elle imaginait et qu’elle contait ensuite à son entourage. D’une imagination débordante, son passe-temps favori a toujours été l’écriture. Avec cet ouvrage, elle livre un témoignage poignant, tiré de son histoire personnelle. Elle espère pouvoir un jour aider les personnes qui ont subi la même situation qu’elle. Au-delà de ce fait, Vanessa nous donne une leçon de vie en démontrant qu’il ne faut jamais perdre espoir et que l’esprit humain est capable de se sortir de multiples situations, même des plus inhumaines.