Le chemin des méandres

9.99 19.90 

Le chemin des Méandres est une autobiographie inhabituelle qui se révèle peu à peu, non pas de façon chronologique, mais à la façon d’une mosaïque, en passant d’un évènement à un autre, en faisant émerger un souvenir, un poème, un saut temporel. Le tout est saupoudré d’émotions et de prises de conscience qui se manifestent par étapes.

L’auteure y raconte non seulement des parties de vie, mais elle nous les fait également vivre en découvertes progressives, suivant un paysage intérieur, comme le ferait le parcours d’une rivière en terres inconnues. Chemin faisant, c’est une recherche de vérité, où la quête spirituelle sert de guide à la découverte de soi. Les images suggérées, liées aux évènements, donnent à la lecture une animation visuelle, comme la création d’un montage cinématographique. L’ensemble du livre est structuré sur une trame en filigrane, qui suit un processus créateur, approche étudiée durant plusieurs années par l’auteure.

Roxane-Becca d’Aubervilliers est née en France, juste après la Deuxième Guerre mondiale, de mère juive. Après des études en Arts, elle émigre au Québec, afin de refaire sa vie sur de nouvelles bases. Tout au long de son périple, elle cherche à se défaire de cette cloche de verre qui l’isole du monde extérieur. Sa quête l’amènera à explorer plusieurs cultures et pratiques religieuses, avant que son passé ne la rattrape, pour mettre en lumière les origines de son mal-être. La guérison souhaitée n’aura plus la même signification, au fur et à mesure du chemin parcouru. Elle nous fait parfois grincer des dents face à l’injustice et à la douleur ressentie, mais aussi sourire, devant les synchronicités et la beauté de la vie.

Effacer
UGS : ND Catégories : , Brand:

Description

Extraits du livre :

 

 

Mon terreau à moi est celui de l’hypersensibilité. Et, par la connaissance des attributs de ce trait de caractère, l’histoire de mon chemin de vie se teinte et se nuance de comportements inaccoutumés.

Une fille, je suis une fille. Malédiction, bénédiction, ou bien déception ?

J’aimais beaucoup ma grand-mère Marie. Sa vie fut un chapelet de souffrances, où les épreuves se sont égrenées les unes après les autres. Je ne me souviens pas de l’avoir jamais entendue me dire avoir été heureuse.

Personne n’a soupçonné un seul instant que j’avais failli mourir noyée. Personne ne s’était inquiété de mon absence au repas de midi. Je me suis assise sur mon rocher de Paris, sans bouger, sans penser, momifiée pendant un temps d’éternité. Que s’était-il passé durant cette journée absolument surréaliste ? Seule la corne de brume, que l’on sonnait pour l’heure du souper, m’a ramenée sur Terre.

Alors, elle m’a proposé un choix. Soit je termine mon assiette, soit je reçois une fessée d’orties. J’ai choisi la fessée d’orties. Je suis restée plusieurs jours sans pouvoir m’asseoir normalement, tellement cela me brûlait.

À notre grand étonnement, l’hélicoptère s’est figé au-dessus de la plage, à quelques mètres de nous. Une échelle a été jetée par-dessus bord et un homme aux cheveux longs, vêtu d’une grande cape rose, en est descendu. Aussi surprenant que cela puisse être, Salvator Dalì était là devant nous.

Armée de deux valises, d’un visa de trois mois, et de cinq cents dollars dans mes poches, je pars seule pour le Québec. J’avais l’état d’esprit et l’âme d’une pionnière en route pour la Nouvelle-France, le pays d’Amérique. Je me sentais en mode découverte et d’ouverture, saupoudré d’un peu d’euphorie.

Je découvre la dure réalité du déracinement quand on est immigrante et sans famille, du manque d’appartenance et de liens profonds avec les gens d’ici. Mais ces liens que je recherche tant, comment pourrais-je les reproduire, si je ne les ai jamais eus auparavant ?

Les synchronicités de la vie m’ont souvent, pour ne pas dire toujours, émerveillée.

Les bélugas venaient d’arriver. Les plus gros nous ont encerclés et les petits nageaient près de nous et circulaient dans le cercle formé, à la fois, par nos embarcations et le rempart des bélugas adultes.

Le naturisme… à découvrir, comme la poésie…

Mon père est parti, mon grand-père aussi quelques années auparavant, mais les séquelles laissées par la relation que j’ai eue avec eux, ont laissé des empreintes qui ont façonné ma façon d’être en relation avec les hommes qui ont croisé ma vie.

Et puis, ajouté à cela, les empreintes ineffaçables des sévices encourus et subis au cours de mon enfance, ont laissé des traces et des séquelles inaltérables et indissolubles. Depuis cette prise de conscience, ma quête a commencé, celle de savoir, de comprendre, de soigner, de guérir, de chercher des réponses cognitives, psychologiques et spirituelles.

 

 

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

,

ISBN Livre

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Le chemin des méandres”

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A propos de l'auteur : Roxane Becca d'Aubervilliers

L’auteure a étudié aux Arts appliqués à l’industrie et aux Beaux-arts de Paris. Elle a réalisé une centaine de laques et une quinzaine d’expositions en France et au Québec. À l’université de Montréal, elle poursuit ses études en Architecture de paysage et entreprend une maîtrise en Aménagement en 1990, où elle enseigne durant 35 ans. Puis, elle réalise une scolarité de maîtrise en Culture et Patrimoine à l’université Laval. Elle est aussi artiste-peintre, créatrice et explore le monde des thérapies, du naturisme, du chamanisme et de l’écriture.