L’affaire Rey/Maupin -La gamine

6.99 

Pour des raisons de sécurité, je ne peux me présenter comme j’aimerais le faire… J’ai servi mon Pays en y mettant toute mon énergie, toutes mes forces. Entre enthousiasme et écœurement. J’ai aussi protégé certaines personnalités venues de mondes très différents, au péril de ma vie. J’ai enfin, sous la direction de services secrets étrangers, accompagné, quelques fois, de hauts dignitaires jusqu’à leur dernière demeure…

Mais quelles qu’aient été mes missions, j’ai toujours eu une passion pour l’écriture. Sauf que personne ne m’y a encouragé. Jamais ! … D’aucuns pensent sûrement que mon « métier » a fait de moi un homme insensible et froid, ils se trompent lourdement. Je suis tout le contraire. Je me berce toujours d’illusions, de rêves et de projets. Mes textes, mes chansons, sont le reflet de mon âme, de cette chaleur qu’est la mienne quand je serre chacun de mes ouvrages dans mes bras. Comme s’il s’agissait d’un enfant. Je cultive cette dichotomie entre la raison et la passion dans le seul but de découvrir la vérité. La mienne et aussi celle des autres, de tout homme qui se cherche.

Quelque part, l’écrivain est un flic, un flic sentimental qui traque l’information jusqu’à satisfaire sa curiosité. Rien n’est simple, rien n’est écrit d’avance, la liberté se sculpte avec le temps. Faut-il encore le prendre pour lui donner toute son importance. Le repos d’une vie est à ce prix…

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

« Son enfance est marquée par les hallucinations de Jean, son père, ancien plombier, atteint de schizophrénie et déclaré invalide depuis plus de quinze ans, victime de processus délirants, selon les spécialistes. Il souffre d’une maladie mentale grave et il entend des voix, des voix qui le poursuivent, le persécutent à longueur de journée. Quelques séjours en établissement psychiatrique et un traitement de cheval aux neuroleptiques n’ont pas arrangé son cas. Les voix profèrent toujours de nouvelles menaces :

‒ Maudite soit ta race, maudit soit ton peuple, maudite soit ta famille, crève, salope ! »

*****

« Il est beau comme un dieu, romantique. Il est étudiant en deuxième année de philosophie à l’Université de Nanterre. Ses lectures le portent vers Platon, Nietzsche ou Hegel, mais également vers les penseurs anarchistes et situationnistes. Les œuvres de Bakounine semblent avoir une grande influence sur lui, rêve d’absolu. La jeune fille modèle, qui étouffait dans son carcan familial, se découvre une nouvelle vie. Elle se découvre aussi un nouveau foyer. Les parents d’Audry, Chantal et Bernard, ouvriers syndicalistes, anciens soixante-huitards, l’ont tout de suite adoptée. Elle les trouve ouverts, joyeux, tolérants, tout ce que n’ont jamais été les siens. Ses parents ne rencontreront jamais son petit ami. Très vite, Florence ne repasse plus à Argenteuil que pour apporter son linge sale, une fois par semaine. Ceux qui ont connu Audry le décrivent comme un garçon timide et sage. Pas de drogue ni d’alcool. C’est un fou de varappe, et cette passion il la fait partager à Florence. D’ailleurs, on peut les voir s’entraîner dans la forêt de Fontainebleau. Florence puise dans ses certitudes le remède à sa propre timidité. Avec lui, elle se sent forte. »

*****

« Les voitures, se dirigeant vers la place de la Nation, font brutalement demi-tour. Florence Rey est maintenant à l’extérieur du taxi, genou à terre, une cartouchière posée sur le sol, recharge son fusil à pompe. Des piétons courent se cacher derrière les arbres de la contre-allée. Des badauds sont allongés un peu partout sur l’avenue. Deux policiers en patrouille s’abritent derrière un véhicule en stationnement et vident leurs armes en direction de Florence Rey et d’Audry Maupin, qui ripostent avec un sang-froid stupéfiant, bien calés sur leurs jambes, comme au stand de tir. »

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur : Pascal Dague

Pour des raisons de sécurité, je ne peux me présenter comme j’aimerais le faire… J’ai servi mon Pays en y mettant toute mon énergie, toutes mes forces. Entre enthousiasme et écœurement. J’ai aussi protégé certaines personnalités venues de mondes très différents. Je l’ai fait au péril de ma vie. J’ai enfin, sous la direction de services secrets étrangers, accompagné, quelques fois, de hauts dignitaires jusqu’à leur dernière demeure… Mais quelles que furent mes missions, j’ai toujours eu une passion pour l’écriture. Quelque part, l’écrivain est un flic, un flic sentimental qui traque l’information jusqu’à satisfaire sa curiosité. Rien n’est simple, rien n’est écrit d’avance, la liberté se sculpte avec le temps. Faut-il encore le prendre pour lui donner toute son importance. Le repos d’une vie est à ce prix…