L’affaire Rey/Maupin -La gamine

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« Contrairement à tout ce qu’on a pu dire et lire, cette histoire, l’histoire de cette gamine, ne commence pas avec son coup de foudre pour Audry Maupin. Elle débute dès l’enfance… car Florence Rey n’est pas seulement la petite fille bercée par le bonheur paisible d’une scolarité sans tache. »

L’affaire Rey/Maupin est un fait divers qui avait sidéré la France entière. L’épopée meurtrière de Florence Rey et d’Audry Maupin se termina de façon tragique le 4 octobre 1994 par la mort de cinq personnes : trois policiers, un chauffeur de taxi, mais également d’Audry Maupin. Le fait divers passionne immédiatement, notamment en raison de la violence, de la jeunesse et de la personnalité des protagonistes présentés comme des révolutionnaires anarchistes.

Avant ce bain de sang, Florence Rey et Audry Maupin n’avaient jamais fait parler d’eux. Mais étaient-ils pour autant des jeunes gens ordinaires ? Pascal Dague revient avec brio sur le parcours de celle qui fut surnommée par la Presse la tueuse née et/ou la tueuse de flics dans un récit endiablé, à couper le souffle, digne des plus grands thrillers.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

« Son enfance est marquée par les hallucinations de Jean, son père, ancien plombier, atteint de schizophrénie et déclaré invalide depuis plus de quinze ans, victime de processus délirants, selon les spécialistes. Il souffre d’une maladie mentale grave et il entend des voix, des voix qui le poursuivent, le persécutent à longueur de journée. Quelques séjours en établissement psychiatrique et un traitement de cheval aux neuroleptiques n’ont pas arrangé son cas. Les voix profèrent toujours de nouvelles menaces :

‒ Maudite soit ta race, maudit soit ton peuple, maudite soit ta famille, crève, salope ! »

*****

« Il est beau comme un dieu, romantique. Il est étudiant en deuxième année de philosophie à l’Université de Nanterre. Ses lectures le portent vers Platon, Nietzsche ou Hegel, mais également vers les penseurs anarchistes et situationnistes. Les œuvres de Bakounine semblent avoir une grande influence sur lui, rêve d’absolu. La jeune fille modèle, qui étouffait dans son carcan familial, se découvre une nouvelle vie. Elle se découvre aussi un nouveau foyer. Les parents d’Audry, Chantal et Bernard, ouvriers syndicalistes, anciens soixante-huitards, l’ont tout de suite adoptée. Elle les trouve ouverts, joyeux, tolérants, tout ce que n’ont jamais été les siens. Ses parents ne rencontreront jamais son petit ami. Très vite, Florence ne repasse plus à Argenteuil que pour apporter son linge sale, une fois par semaine. Ceux qui ont connu Audry le décrivent comme un garçon timide et sage. Pas de drogue ni d’alcool. C’est un fou de varappe, et cette passion il la fait partager à Florence. D’ailleurs, on peut les voir s’entraîner dans la forêt de Fontainebleau. Florence puise dans ses certitudes le remède à sa propre timidité. Avec lui, elle se sent forte. »

*****

« Les voitures, se dirigeant vers la place de la Nation, font brutalement demi-tour. Florence Rey est maintenant à l’extérieur du taxi, genou à terre, une cartouchière posée sur le sol, recharge son fusil à pompe. Des piétons courent se cacher derrière les arbres de la contre-allée. Des badauds sont allongés un peu partout sur l’avenue. Deux policiers en patrouille s’abritent derrière un véhicule en stationnement et vident leurs armes en direction de Florence Rey et d’Audry Maupin, qui ripostent avec un sang-froid stupéfiant, bien calés sur leurs jambes, comme au stand de tir. »

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur : Pascal Dague

Pour des raisons de sécurité, je ne peux me présenter comme j’aimerais le faire… J’ai servi mon Pays en y mettant toute mon énergie, toutes mes forces. Entre enthousiasme et écœurement. J’ai aussi protégé certaines personnalités venues de mondes très différents. Je l’ai fait au péril de ma vie. J’ai enfin, sous la direction de services secrets étrangers, accompagné, quelques fois, de hauts dignitaires jusqu’à leur dernière demeure… Mais quelles que furent mes missions, j’ai toujours eu une passion pour l’écriture. Quelque part, l’écrivain est un flic, un flic sentimental qui traque l’information jusqu’à satisfaire sa curiosité. Rien n’est simple, rien n’est écrit d’avance, la liberté se sculpte avec le temps. Faut-il encore le prendre pour lui donner toute son importance. Le repos d’une vie est à ce prix…