L’affaire MESRINE

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« Dès ses premiers méfaits, Mesrine avait manifesté un sens aigu de la mise en scène et du beau geste, sans doute un crime, lui semblait-il, imparfait si ne s’y marquait pas, de quelque manière, le mépris dans lequel il tenait sa victime et la police. »

Admiré par certains, craint ou haï par d’autres… l’Ennemi Public N°1, l’homme le plus recherché de France, Jacques Mesrine ne laissait personne indifférent. Son nom résonne toujours, riche en significations, en émotions et en interrogations. Ce gangster « braqueur de banques », aux exploits spectaculaires et à la morale de justicier, est devenu de son vivant et au-delà de sa mort une figure emblématique de l’insoumission, de la rébellion, voire de la Liberté en action.

C’est à ce gangster aux multiples facettes, suscitant encore de nos jours de la fascination, que Pascal Dague consacre son nouveau récit fort passionnant, au rythme haletant.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

À douze ans, en raison de résultats scolaires médiocres, on l’envoya en pension au collège de Juilly, près de Paris. C’était un des meilleurs collèges de France, tenu par des Oratoriens. Réfractaire à la vie de pensionnat, plein de ressentiments pour ce qu’il considérait comme un abandon de ses parents, handicapé par le retard scolaire accumulé pendant la guerre, il y devint vite un fauteur de troubles, ce qui lui valut d’être renvoyé de l’établissement au cours de l’année 1951. Son père l’inscrivit alors au lycée, mais Jacques, dont les notes s’amélioraient sensiblement, se battait souvent. Il commençait à devenir un dur. Au grand désespoir de ses parents, il manquait régulièrement les cours pour aller au cinéma voir des films de gangsters et des westerns.

Avant Noël 1966, toujours en compagnie de Guido, il attaqua une bijouterie à Genève. Guido repartit avec le butin. Interpellé par la police suisse, Mesrine fut libéré peu après pour absence de preuves. De retour à Paris, il fréquenta assidûment champs de courses et boîtes de nuit. C’est dans l’une d’entre elles que Jacques rencontra Jeanne Schneider, dite « Janou ». Ils s’installèrent ensuite dans une auberge près de Compiègne avant d’habiter la propriété familiale de Jacques. Un soir, près de Pigalle, deux proxénètes, qui prétendaient connaître Janou, menacèrent Mesrine. Celui-ci se fit conduire dans sa maison de Louviers où, grâce à des armes cachées chez lui, il parvint à maîtriser les deux hommes. Il les abattit froidement en pleine campagne et fit disparaître le corps d’une des deux victimes. Il s’agissait, selon lui, d’enterrer le passé de la femme qu’il aimait.

Après son arrestation, il fit la une de tous les journaux. Les policiers avaient découvert un véritable trésor dans son appartement : argent liquide, chèques de voyage, faux passeports et armes à feu. Au cours de son interrogatoire, Jacques déclara sur un ton qui se voulait ironique, avoir commis trente-neuf meurtres. Si les policiers se montrèrent sceptiques, ces fanfaronnades étaient parvenues à la Presse, qui les amplifia. Mesrine fut ensuite transféré à la prison de la Santé. Avant son départ, il se tourna vers le commissaire Tour et lui lança :

‒ « Vous voulez parier que dans trois mois je serai dehors ? »

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur : Pascal Dague

Pour des raisons de sécurité, je ne peux me présenter comme j’aimerais le faire… J’ai servi mon Pays en y mettant toute mon énergie, toutes mes forces. Entre enthousiasme et écœurement. J’ai aussi protégé certaines personnalités venues de mondes très différents. Je l’ai fait au péril de ma vie. J’ai enfin, sous la direction de services secrets étrangers, accompagné, quelques fois, de hauts dignitaires jusqu’à leur dernière demeure… Mais quelles que furent mes missions, j’ai toujours eu une passion pour l’écriture. Quelque part, l’écrivain est un flic, un flic sentimental qui traque l’information jusqu’à satisfaire sa curiosité. Rien n’est simple, rien n’est écrit d’avance, la liberté se sculpte avec le temps. Faut-il encore le prendre pour lui donner toute son importance. Le repos d’une vie est à ce prix…