LACYDON -Les souterrains de Babon – tome 2

9.99 18.90 

Louis troisième du nom, duc d’Anjou et comte de Provence, arrive à Marseille avec son ost, déterminé à embarquer pour Naples et coiffer enfin la couronne qui est lui est promise par le Pape. Cependant, rien ne se passe comme prévu et la malédiction qui frappe sa famille dans la conquête de ce royaume semble ne pas avoir pris fin. L’or qui lui a été promis par la République de Gênes pour lever une flotte n’est pas arrivé et l’ambassade envoyée par le Doge et le Saint-Siège est empêtrée dans les accusations de sorcellerie qui pèsent sur le médecin personnel de l’ambassadeur. De son côté, Jeanne, la reine de Naples, a envoyé son meilleur agent à Marseille pour activer ses soutiens, mais c’est sans compter avec le fanatisme de certains qui va contrarier leurs desseins et semer la terreur. Prise en otage dans la lutte sans merci qui va s’engager dans les entrailles des ruines du vieux château Babon, Marseille ferme ses portes et s’isole du monde.

Effacer
UGS : ND Catégories : , Brand:

Description

Soudain, du haut d’une des tours, une voix s’exclama : « Les voilà ! », immédiatement suivie d’une immense clameur. Un nuage de poussière s’éleva au-dessus du vallon, puis on entendit sonner l’oliphant. Les premières piques apparurent alors sur la crête. D’abord une avant-garde de fantassins en hauberts et coiffés de chapels portant la bannière d’azur parsemée de lys. Puis, à leur suite, une longue colonne de cavaliers, piétons et chariots de toute taille se déversa sur le chemin qui descendait en serpentant depuis la chaîne de l’étoile jusqu’aux portes de la ville. À sa tête, Louis, troisième du nom, montait un palefroi blanc drapé aux couleurs de sa maison. Il portait un pourpoint azur et carmin richement brodé d’or sur une fine cotte de mailles et des bottes à lacets qui montaient à mi-cuisse. Sa tête était couverte d’un camail et d’un casque partiellement feuilleté d’or et finement ciselé. Du haut de ses dix-sept ans, il avait fière allure et devisait avec Pierre d’Acigné qui chevauchait à son côté.

Le rire déchira le silence et se démultiplia à l’infini. C’était un rire sonore, guttural et saccadé qui semblait venir des entrailles de la terre et submergea les couloirs et les salles. Il dura longtemps, sans la moindre interruption comme pour mieux assurer son emprise sur les esprits de ceux qui l’entendaient. Seul un démon ou un spectre pouvait en être l’auteur. Gornaldi sentit l’angoisse serrer sa poitrine. Il ne devait pas céder à la peur et résista autant qu’il le put à ce sortilège. Un instant, il pensa porter ses doigts à ses oreilles, mais il se ravisa immédiatement. Le moindre bruit et c’en était fini de lui. Pour l’instant, lui seul avait détecté la présence de l’homme qui se tenait tout près. Du moins, il l’espérait, et il entendait conserver cet avantage. «Je suis le rédempteur! » fit alors la voix en détachant les mots. «Je suis la faucheuse de vos âmes corrompues, je suis la peur qui s’empare de vos esprits! Je suis devant vous! Je suis derrière vous! Je suis juste à côté de vous! Vous sentez mon souffle! Je suis la lame qui va vous égorger et vous libérer de vos péchés»!…

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

,

ISBN Livre

Avis

Il n’y a pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “LACYDON -Les souterrains de Babon – tome 2”

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A propos de l'auteur(e) : François Vérillo

Amoureux de sa Provence natale et de son histoire, François Vérillo brosse un tableau vivant de la cité phocéenne à l'aube du XVe  siècle. Il nous emmène au gré des chapitres, sur les traces d'un roi sans couronne, d'un médecin incompris, de deux adolescents épris d'une liberté qui leur échappe, d'un marchand aventureux et de biens d'autres personnages, modestes et puissants dont les destins vont se mêler comme ceux de Marseille et de Naples. Il nous invite à découvrir une histoire oubliée qui n'a laissé pour tout témoignage que les anneaux corrodés d'une simple chaîne, forgée il y a plus de six siècles, pour protéger l'entrée du Lacydon, et désormais exposée dans l'indifférence sur un mur de la cathédrale de Valencia.