La vague

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Simon, âgé de soixante-quinze ans et pétri de symptômes, tente de retrouver son passé ainsi que son histoire perdue dans l’oubli. Après l’assassinat de sa famille, sous ses yeux, vers l’âge de trois ans, il a tout oublié. Il est adopté par une famille catholique française. Il est Juif, mais ne l’apprendra que très tard. Il sait qu’il n’est pas celui que l’on croit, mais n’a pas idée de qui il est : il est différent, c’est tout, et cela le fait souffrir. C’est à un âge avancé qu’il décide d’essayer de donner une cohérence à sa vie. Jusque-là, il s’est contenté de subir son malaise, et la solitude. Maintenant, il veut trouver l’amour.

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Description

Je n’ai jamais supporté le piano de ma mère, je ne comprenais pas ce qu’elle trafiquait sur les touches, pourquoi elle les préférait à moi. En revanche, j’aimais le violon de mon père. Je voulais être comme le violon, tenu avec précaution, regardé avec amour, caressé. Quand, vers l’âge de trois ans, mon père m’a donné mes premières leçons, j’étais tellement heureux ! J’étais devenu différent. C’est curieux, mais j’ai le sentiment que ce que je vous dis là ce sont de vrais souvenirs ; je ressens l’ambiance de la maison.

Je me souviens de ma grand-mère, c’est elle qui s’occupait de moi quand mes parents travaillaient. Elle avait la peau douce et me faisait toujours beaucoup de câlins. On jouait à sauter dans ses bras et quand je retombais sur elle, elle m’embrassait dans le cou et on piquait des fous rires. Elle était toute petite. Elle me lisait des livres sans jamais se lasser. On allait au jardin ramasser des fruits, des pommes, des poires et des coings qu’on mettait dans un grand panier puis elle faisait des compotes et de la pâte de coing. Ça sentait bon dans la maison, les goûters étaient une fête. Il me semble avoir commencé l’école cette année-là.

******

« Nous étions en Allemagne dans un petit village près de Munich. Le village a disparu. Son nom était Lodz. Je me souviens de vous, vous êtes Simon ! Vous nous écoutiez assis dans les escaliers et vous vous endormiez. Alors, votre père vous montait dans votre lit et nous reprenions notre travail. Ces soirées étaient magiques. Vers neuf heures, nous faisions une pause. Votre grand-mère avait préparé de magnifiques gâteaux et du jus de pomme, avec des fruits du jardin. Puis nous reprenions jusqu’à épuisement. »

Simon pense qu’il vient de Lodz en Allemagne. Il se répète Lodz, Lodz, c’est une frayeur et une joie : il sait d’où il vient. « Quel est mon nom ? » demande-t-il à Esther. « Ton nom est Simon Rosenthal. Comment aujourd’hui t’appelles-tu ? » – « Simon Bertrand.» – « Il va falloir changer de nom » dit Esther. Mais plus personne ne va me reconnaître ! pense Simon. Esther qui semble entendre ses pensées lui dit : « Tu es et tu as toujours été Simon Rosenthal, c’est Bertrand qui n’est pas ton nom. » Simon dit : « Et mes parents, ma grand-mère, quels étaient leurs noms ? »

« Ta mère se prénommait Ruth, ton père David et ta grand-mère Esther. Ton grand-père paternel Rosenthal est mort très jeune à la guerre. David n’a jamais voulu abandonner sa mère. »

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

,

Date de Parution

8 juin 22

ISBN Livre

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A propos de l'auteur(e) : Florence Mélèse

Florence Mélèse a vécu à Vaucresson, un petit village de la
banlieue ouest de Paris.
Elle a environ quatre ans quand des conflits apparaissent entre
ses parents : bris d’instruments de musique par sa mère et
son père toujours parti qui semble l’abandonner. Ses parents
partent souvent pour de longs voyages. L’ambiance change à
la maison, c’est la liberté : la nounou cesse de faire le ménage
en permanence, se met à faire des plats espagnols. On mange de la paella, on piquenique dans le jardin. On met de la musique, du flamenco. La nounou danse, on danse.
La mère est triste. Elle dit que même si on a un grand jardin, ce n’est pas facile de vivre à Paris quand on vient d’un village. Parfois, elle se tue et il faut appeler le médecin pour qu’elle revive.
Elle sait quel métier elle fera : elle soignera sa mère.
Après des études de médecine, elle devient pédopsychiatre et psychanalyste d’enfants.