La politique et la science

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Qu’est-ce que la politique ? Tout le monde y est impliqué, personne ne sait ce qu’elle est. Décriée, rejetée, désabusée… elle est objet de toutes les doléances et récriminations ; de tous les appels et toutes les exhortations. Quel est le sens de l’engagement politique ? Y’a-t-il une science de la politique ? Qu’est-ce que l’esprit Sciences Po ? Institutionnalisée en savoir autonome, contribue-t-elle à la bonne gouvernance ? Y a-t-il un métier, une performance professionnelle, une compétence spéciale ? Quel dilemme entre société civile et société politique, peuple et humanité, opinion publique et électorat ? La démocratie est-elle efficiente ? Est-elle en danger ou serait-elle le danger ?

L’auteur évoque, chaque fois, les apports de la philosophie, du droit, de l’économie, de l’Histoire, de la sociologie. Il développe une compétence de fond avec une performante facilité des mots. La lecture est d’autant appréciée avec une culture de connaissance politique. Il propose de nécessaires réformes à la démocratie pour améliorer ses performances, dans un contexte biologique perturbé, afin d’éviter les outsiders, incompétents et dangereux. Il évoque l’état alarmant des pays d’Afrique, développe une théorie de la décision et établit une science de la gouvernance, qui mériterait le vif intérêt académique.

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Description

  1.  Les partis politiques sont des « boîtes à penser » représentant le cadre organisé de la pensée, quasi neutre… passage obligé de la gouvernance. Ils composent l’école politicienne qui forme, qui porte, qui conduit les candidats. « On ne peut pas venir de nulle part et faire de la politique ! » Il paraît anormal de mettre sur un même pied d’égalité une candidature libre et une candidature parrainée du parti, d’un candidat qui a fait ses classes et d’un candidat inspiré ! L’égalité des gens est une inégalité de compétences… Une bonne gouvernance ne peut pas laisser courir les candidatures de gens inaptes ! Il s’agit de conduire une destinée des peuples dans un contexte de monde tourmenté. Le risque de voir gagner un outsider inquiète… Deux outsiders s’affrontèrent au second tour : un « indépendant » et une figure de l’extrême droite ! … Le final Chirac-Le Pen ou Macron-Le Pen montra une « votation contre le pire ! ». Il réduirait la peur du pire, pour une voie du plus compétent. Un autre code électoral aurait donné, en 1995, un débat final : Chirac, Jospin, Balladur ; en 2002, Chirac, Le Pen, Jospin ; en 2017, Macron, Le Pen, Fillon, Mélenchon. Le scrutin final élargirait le panel, aux dépens d’un duel risqué. Les compétences relèveraient le niveau des débats que le favori ne pourrait pas éviter. L’efficience démocratique sortirait gagnante.

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  1.  À échéance déterminée, le peuple vote les gouvernants pour un mandat déterminé. Quel est donc ce « peuple » au pouvoir décisif ? Est-ce toi et moi ou la moyenne de nous deux ? Il y a une connotation magique autour du mot, comme s’il était une conscience réelle, authentique, majoritaire… Le peuple inspire les sentiments où se confondent être et appartenance, vie et espace, identité et nation. Il éveille les flammes du cœur, justifie les sacrifices… Il devient « peuple alibi » au nom duquel on parle, sans débattre. Pire, « on le presse, on l’agite et on le boit… comme un jus ! » … L’élection n’est rien moins qu’un choix du « pilote de l’avion » ! Aucune fonction professionnelle n’est décidée par le vote de ses clients ! Aucun bloc chirurgical, aucun centre hospitalier, aucune tour de contrôle ou centrale nucléaire ne déléguerait sa direction à un vote des patients, des voyageurs ou des consommateurs ! On peut apprécier les conditions d’un vol, certainement pas la nomination des commandes ! Les métiers de juge ou de médecin ne dépendent jamais du vote public, mais des diplômes, du travail, des performances, de la nomination des instances ou de leur hiérarchie. Leur autorité est de compétence, de connaissances acquises par l’apprentissage, la formation, les études, l’expérience. Ils agissent sur la base d’observations, de constats, d’audits, de diagnostics… pour fournir une prestation, appliquer une opération, mettre en fonctionnement, décider, autoriser, servir. Toutes les activités sont soumises à « appréciation », « évaluation », « conditions ». En serait-il autrement en politique, pour une fonction chargée de conduire la destinée des peuples ?

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A propos de l'auteur(e) : Kérim Maamer

Kérim Maamer est Tunisien, francophone, baigné dans le monde culturel d’une Afrique cosmopolite des années 60 et 70. Il a vu se réduire une part de l’héritage social, en cause d’acclamations puristes, qui ont piétiné la riche diversité d’une Histoire de Tunisie. De son éducation au Lycée français de Tunis et de ses études universitaires à l’ULB, il traduira son apprentissage « nos ancêtres les Gaulois », en récit authentique des Ifriqiyens. Au plan professionnel, il a travaillé dans l’enseignement supérieur à Bruxelles et servi la coopération internationale en Afrique sahélienne. L’âge de la retraite lui inspire un devoir de rétablir les constats afin de préserver un avenir des nations nord-africaines. Il a publié chez le même éditeur : « Au cœur du masculin » - « La Politique et la Science » - « Outrages aux Lotophages » et l’actuel « Histoire de Djerba et d’Ifriqiya »