La lavandière du bassin – 1914-1923

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1917 : Joséphine n’a que 18 ans lorsqu’elle succombe au charme de Paul, un jeune officier d’infanterie. Son premier bal, ses premiers émois. 

De cette union pleine de promesses naît une petite fille, Pauline. Mais le bonheur de Joséphine est de courte durée. Alors que son père Berthomieu est parti à la guerre depuis trois ans, sa mère Mathive, femme acariâtre et autoritaire en profite pour la chasser du domaine par crainte du scandale. Elle l’envoie travailler chez Blanche, la lavandière du Canal des Landes à Gujan qui recueille les âmes égarées.

 Au loin sous les bombardements, les hommes tombent. Son père est-il toujours vivant ? Paul l’a-t-il oubliée ? Joséphine n’en sait rien.

Son destin est semé de mensonges, de trahisons et de souffrances, mais la petite communauté des lavandières autour de Blanche est soudée. Joséphine y puisera-t-elle la force de se battre pour l’amour de son enfant ?

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Description

Joséphine avait succombé au charme d’un officier de l’infanterie. Il revenait du front pour sa première permission, lorsqu’elle fit sa connaissance, le soir du réveillon, dans le petit bourg de Cazaux, en 1917. Pour l’occasion, sa mère l’avait autorisée à sortir, mais pas seule bien sûr, sa tante Andréa devait l’accompagner. Celle-ci n’avait pas hésité à dire oui, car un peu de divertissement n’était pas pour lui déplaire. Mariée à un pêcheur de Gujan, Jules, elle espérait chaque jour le retour de son homme, prisonnier en Allemagne. C’était de braves gens, simples et agréables pour lesquels Joséphine avait beaucoup d’affection, même si elle ne les voyait que rarement.

Ce fut donc sa première danse, son premier baiser. Ils se promenèrent sur le sentier, bordé de pins, s’allongèrent dans l’herbe. Elle s’abandonna à ses caresses voluptueuses. Il se prénommait Paul. Pour oublier la guerre, la petite communauté réunie s’efforça de rire et de chanter au rythme de la musique jouée par des villageois. À minuit, ils s’embrassèrent d’un baiser chaste pour ne pas éveiller les soupçons. Car Andréa était censée veiller au grain, tout en dansant dans les bras des quelques hommes épargnés par la guerre. 

Paul, après cette union passionnée, lui jura qu’il l’aimait, qu’il reviendrait pour l’épouser, dès sa démobilisation. Elle ne le revit pas. Comment aurait-il fait d’ailleurs pour la retrouver, il ne connaissait que son prénom. Comme elle avait été sotte de croire à ces mots si doux, si sucrés, qui s’écoulaient avec aisance de cette bouche pulpeuse. En lui offrant son corps, elle croyait unir leurs cœurs, mais ne savait-elle pas que les soldats ne sont que de passage, le temps d’une danse ? Même s’il avait brisé sans scrupules son cœur d’adolescente trop naïve, elle ne pouvait l’oublier. Ses beaux yeux d’un noir profond, ses traits délicats étaient gravés à jamais dans sa mémoire. Elle sentait encore la douceur de ses mains expertes parcourant son corps. Elle frissonnait en caressant l’arrondi de son ventre où poussait en silence, le fruit de leurs ébats furtifs. Sous sa longue robe noire, sous son corset serré, elle cachait sa grossesse. Elle avait gardé son secret bien au chaud, tremblant à l’idée que sa mère ne s’en aperçoive, honteuse que son père l’apprenne.

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

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A propos de l'auteur(e) : Corinne Nadaux Cazade

Corinne Nadaux Cazade a commencé sa carrière d’auteur de roman en 2012 à la suite d’un grave accident d’équitation qui l’obligea à abandonner sa profession d’infirmière. C’est en écrivant qu’elle a retrouvé le goût de vivre. « Le plaisir de partager mes émotions avec les lecteurs, c’est simplement soigner leur âme et non plus leur corps. » explique-t-elle.
Son attachement aux traditions, sa passion pour l’Histoire et ses racines landaises, l’ont inspirée dans l’écriture de ses quatre romans. Elle y brosse des portraits de femmes éprises de liberté et d’amour. Elle nous plonge dans l’histoire de sa région au rythme des années de la Première Guerre mondiale à nos jours.