La Disparue d’El Asnam

(14 avis client)

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Après la mort de ses parents en 1914, P’tit Louis décide de suivre son oncle Albert, militaire de carrière, appelé en Algérie pour prendre le commandement d’une caserne, près d’0rléansville. P’tit Louis acquiert une concession et devient un Colon français. La famille de P’tit Louis s’agrandira et s’épanouira dans le bonheur et la tolérance. Mais dans l’ombre, les rebelles indépendantistes commencent à semer la terreur.
Ni la seconde guerre mondiale, ni le tremblement de terre de 1954 à Orléansville n’ébranleront l’incroyable force de cette « tribu familiale », unie pour le meilleur et pour le pire…
En 1955, la « guerre est déclarée »… Les actions meurtrières des fellaghas se multiplient : attentats, assassinats, enlèvements. La famille de P’tit Louis n’est pas épargnée. Esperanza est enlevée et… disparaît. La famille est touchée en plein cœur. Tout bascule, c’est l’angoisse et l’exode vers la France.
En 1980, un autre terrible tremblement de terre secoue une nouvelle fois Orléansville, rebaptisée El Asnam après l’Indépendance. En même temps, l’espoir de retrouver Esperanza renaît… Une évidence s’impose : il faut retourner en Algérie pour connaître enfin la vérité…

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Description

Surtout qu’Oncle Hippolyte venait avec un étrange mélange de cavaliers… des Arabes, des Berbères, des Kabyles et des Touaregs ! Comment avait-il fait pour réunir tous ces peuples en un seul corps ? On ne le saura jamais…

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L’Algérie, loin de toute cette agitation continuait à prospérer, mais là aussi, on sentait malgré tout, un malaise encore indéfinissable. Oncle Albert, très bien informé par son état – major avait relaté à la famille, des problèmes entre Arabes et l’Armée française dans le Constantinois. Des fermes d’Européens avaient été attaquées par des bandes de pillards non encore identifiés. On disait qu’ils se cachaient dans le maquis. Il fallait renforcer la surveillance partout.

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Esperanza était ravie à l’idée de se marier « à la Congolaise »… Et fixa la date au mois suivant. Pierre dut aussi se rendre à l’évidence, il allait épouser la plus belle des déesses. Et peu lui importait les modalités.
Graziella et Tante Caty, à moitié étonnées des excentricités de « cette famille », se mirent rapidement à la couture. Des étoffes aux mille couleurs, des foulards, des colliers de perles en bois. Pour les hommes de beaux boubous et de grandes jupes bouffantes. Le plus réticent fut naturellement l’oncle Albert. Et Tante Caty l’avait particulièrement gâté. Elle avait spécialement confectionné pour lui une espèce de grande jupe jaune, rouge et verte, trois colliers autour du cou, des sandales tressées et un beau chapeau orné de plumes de paon.

  • Vous ne vous rendez pas compte ? Si une patrouille de gendarmerie passe par ici le jour du mariage et me voit dans cette tenue. J’aurais l’air de quoi ? Hein, j’aurais l’air de quoi ?

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Les corps des deux soldats furent retrouvés en contrebas des collines, jetés au milieu d’une végétation sauvage. Ils avaient reçu plusieurs balles et avaient été atrocement mutilés. Ils n’avaient plus d’yeux, plus de pieds, ils avaient été éviscérés. Les parties génitales avaient été découpées et leur sexe avait été enfoncé dans leur bouche.

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Les départs d’Algérie étaient de plus en plus fréquents. Les bateaux, au port d’Alger, se remplissaient d’Européens, de Français qui ne voulaient plus rester dans un pays où leur vie était menacée tous les jours. Ils partaient avec une seule valise qui contenait le peu qu’ils pouvaient emporter. Des pantalons, une chemise, une poupée, quelques photos… quoi emmener ? Quelques « chiffons », comme ils diront plus tard : « Une main devant, une main derrière ».

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Le 19 mars 1962, c’est officiellement la fin de la guerre. Le 23 mars, la France signera un décret d’amnistie pour les condamnés algériens. Mais les Algériens ne libèrent personne. Le cessez-le-feu n’est pas respecté et le sang va encore couler.

 

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14 avis pour La Disparue d’El Asnam

  1. CFP

    Les personnages sont attachants et j’ai été rapidement conquise par les petites histoires. Mais l’Histoire avec un grand H interpelle l’esprit, pour les événements méconnus ou oubliés .Grâce à l’alternance des passages dramatiques et des scènes folkloriques , je ne me suis pas ennuyée. Les belles valeurs de l’être humain sont mises à l’honneur .J’ai « passé » une bonne lecture et c’est comme un cadeau , alors, merci !

  2. Caterina Fromont

    J’ai été rapidement conquise par les petites histoires mais l’Histoire avec un grand H interpelle l’esprit par les événements oubliés ou méconnus . Les personnages sont attachants et les belles valeurs de l’être humain sont mises à l’honneur . L’alternance des passages dramatiques et des scènes folkloriques ne laisse pas de place à l’ennui .J’ai « passé » une bonne lecture et c’est comme un cadeau , alors, merci !
    Quand j’ai refermé le livre , l’illustration de la couverture n’en a été que plus émouvante .

  3. Valérie Cerrigone

    C’est une saga familiale captivante remplie d’humanité qui nous manque beaucoup aujourd’hui avec des personnages très attachants. A lire absolument . J’ai adoré

  4. Raoult Cornudet

    « La Disparue d’El Asnam » est une ode à la tolérance et une plongée dans l’histoire algérienne. A peine trois pages lues, impossible de lâcher la lecture. C’est un véritable condensé d’imaginaire, les paysages, les odeurs, des personnages inoubliables et hauts en couleur, nous emmènent vers un superbe voyage, un vrai petit bonbon à lire s@ans modération.

  5. jousseaume nicole

    Une très belle histoire riche en émotions qui démontre combien l’implacable folie meurtrière des uns engendre la souffrance et le malheur des autres sur plusieurs générations ! Et malgré la gravité du sujet, l’auteure nous fait respirer grâce à quelques passages plein d’humour !

  6. XAVIER DU ROSCOAT

    Un kaléidoscope de petites anecdotes qui vous tracent le déroulé de l’Histoire, la grande, celles où des hommes et des femmes ont investi, créé et rencontré la folie meurtrière des hommes de pouvoir qui ne croient qu’en leur pouvoir au mépris des hommes. Algérie meurtrie, tu as trouvé ici, en Clara Placenti, le chantre de ta douleur. Elle rejoint Mouloud Feraoun (la Terre et le Sang), Mohammed Dib (la grandes Maison), Emmanuel Roblès (montserrat) qui, dans les années 1960,rejoints eux-mêmes pare Albert Camus, rêvaient d’une Algérie où toutes les forces en présence pourraient vivre en harmonie, libérées du carcan de la colonisation. Le FLN aura gagné, Moulloud Feraoun aura été assassiné. Ceci nous est évoqué ici dans un style alerte où pointe une profonde tristesse, vite effacée, d’un revers de main, par un humour et un sourire qui nous permettent de passer outre l’émotion. Un souhait ? Que la jeunesse algérienne actuelle qui manifeste pour que s’efface définitivement les vestiges de ce passé funeste puisse avoir accès à la lecture de cette « Disparue d’El Asnam » et qu’il s’en trouve quelques uns pour promouvoir son retour. Mais ce monde est peuplé de tant de désirs contradictoires que le doute est permis. Toutefois, Merci à Clara PLacenti de nous donner motif d’espérer.

  7. BLANCHATTE PASCAL

    On plonge dans la lecture du livre et on ne le lâche plus ! une saga familiale aux personnages tous exceptionnels qui ont traversé les horreurs de la guerre et les tremblements de terre en gardant au coeur un incroyable amour de la vie. Très beau livre richement documenté. Ce livre nous ouvre les portes de l’espérance. A lire absolument !

  8. PERCQ

    Je me suis plongé immédiatement dans la lecture de la Disparue d’El Asnam et ne l’ai pas lâché.
    Je viens de le terminer et j’ai encore en tête le parfum des orangers, les bonheurs et les fureurs, cette galerie de personnages tous exceptionnels et si bien ciselés, appartenant à cette saga familiale qui a traversé les horreurs en gardant au coeur un incroyable amour de la vie. Clara Placenti a écrit un très beau livre. Richement documenté. J’y ai appris beaucoup de choses que j’ignorais. Mais ces références et cette documentation recherchées, coulent naturellement entre les lignes de ce récit, elles ne s’imposent pas de façon barbante comme le font trop d’auteurs d’ouvrages historiques qui nous collent le produit de leur recherche en copié-collé. Par cette plume, cela nous donne un décor, un contexte, une explication sur ce qui est parfois inexplicable.
    J’ai bien aimé aussi le tout début à Comines, forcément c’est de mon coin !
    Les personnages sont très attachants. On les voit vivre et grandir. Cette Espéranza est extraordinaire ! Mais les autres aussi ne font pas de la figuration: chacun a son caractère, son histoire, son aventure. C’est en même temps une fresque qui traverse ce siècle qui aura tout vu: les plus grandes réussites et les plus grandes atrocités.
    J’y retrouve pour ma part, une foi en l’espérance, en un avenir meilleur auquel il faut croire et qui ne peut être construit qu’ensemble. C’est très humain, et très humaniste et en même temps très violent: comme le sont les hommes.
    Cette « Disparue » mérite maintenant de nombreux lecteurs qui seront comme moi je pense « captivés ».

  9. BURTET ALEXIA

    Ce livre nous fait voyager à travers l’histoire des relations complexes entre la France et l’Algérie et nous apprend beaucoup de choses. Il nous fait rire et pleurer, ressentir des émotions intenses avec tous les personnages à la fois simples, étonnants et très attachants. Lire ce livre nous donne beaucoup de bonheur, à faire partager au plus grand nombre. C’est un message d’amour et de tolérance. Bravo et merci à Clara Placenti.

  10. LE MOIGNE

    Un immense plaisir à lire La Disparue d’El Asnam. Un vrai bonheur. Une suite ? On l’espère.

  11. ROUXEL ODILE

    Bonjour ! j’ai lu, sans m’ennuyer une seconde « La Disparue d’El Asnam » et pour moi, c’est beaucoup plus qu’une fiction historique, c’est un roman d’investigation…On y apprend tant de choses ! On s’attache aussi à tous les personnages de cette famille incroyablement soudée, tolérante et aimante. Cela donne beaucoup d’espoir et du baume au coeur. entre rires et larmes, c’est un livre qui, sans conteste, marque l’existence d’un lecteur… Bravo !

  12. Jean-Pierre Colivet

    C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert « La disparue d’El Asnam », suite au conseil d’une amie (Françoise R-C). Je l’en remercie pour ce choix.
    Les soixante ans de la vie de cette famille partie s’établir près d’Orléansville permettent de comprendre les relations qui se sont établies entre les différentes communautés, allant de l’union au rejet le plus violent. De l’odeur des orangers à celle du soufre…
    L’écriture y est très agréable, alerte, maintenant le lecteur en attente permanente de savoir ce qui va se passer. Ce livre se dévore ! Par ailleurs, j’ai adoré les différentes descriptions des lieux, des odeurs, des ressentis, de l’espoir permanent même pendant des périodes de doute, d’abandon et de malheur.
    Bravo pour ce beau travail de mémoire !

  13. Mary Annarella

    J’aime sincèrement ce roman, une belle écriture, précise. On sent le parfum des orangers, une douce brise sur nos cheveux. L’Histoire de l’Algérie au travers des personnages d’une saga familiale soudés dans le bonheur ou la souffrance. J’ai appris beaucoup de choses sur cette époque. Bravo Clara, la suite…vite !

  14. DUPLAN

    J’ aime beaucoup ce roman car il m ‘a rappelé aux souvenirs de la guerre d Algérie que j ai vécue aux joies et aux peines que nous avons traversé avec ma famille , que nous avons du quitter avec une grande tristesse
    en pensant aussi à nos chers disparus .
    Félicitations à l’auteur

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A propos de l'auteur(e) : Clara Placenti

Issue d’une famille ouvrière d’émigrés italiens, Clara Placenti, douzième d’une fratrie de treize enfants, est Sicilienne par son père et Sarde par sa mère. Ses parents s’installent en Algérie dans les années 30. Elle naît à Orléansville en 1956. En 1960, ses parents décident de partir. Documentaliste – archiviste de formation, elle n’aura de cesse de comprendre le douloureux parcours de ses parents et les raisons profondes de la Guerre d’Algérie, dont les blessures, encore aujourd’hui, sont loin d’être cicatrisées… Ce livre est surtout pour elle une façon de rendre hommage à tous les disparus d’Algérie, Européens et Musulmans.