La « bureaugamie » Ou l’art de l’alibi conjugal

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Qu’est-ce qui pousse un homme marié, père de famille, à entretenir deux ou trois femmes, parfois en parallèle, au nez et à la barbe de son épouse légale ? Prisonnier des membres de sa famille élargie, cet homme est dans une fuite. La mauvaise interprétation de la solidarité africaine le pousse à fuir son foyer et à créer un « territoire privé », appelé « bureau », avec accès limité à quelques personnes uniquement, contrairement à son foyer devenu un bien public. Il chercherait à récupérer le standing de vie qu’il semble avoir perdu dans sa propre maison. C’est donc une analyse de la polygamie urbaine, baptisée « bureaugamie », terme provenant du bureau et utilisé par l’époux comme alibi pour justifier ses multiples rentrées tardives à la maison : « Ma chérie, j’étais encore au bureau en train de travailler », prétend-il, pendant qu’il sort tout droit « des bras d’une autre femme », de son premier, de son deuxième, de son troisième bureau… Cette relation n’est reconnue ni par le législateur ni par les membres de la famille. Qui du « bureau » ou de l’homme « bureaugamique » gagne ? Qui perd ? Cette problématique serait portée par une sorte de contrat « implicite » social (solidarité africaine), dont les termes devraient nécessairement devenir explicites.

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

« Le jour où j’ai appris que mon mari sortait avec une autre femme, je n’ai pas voulu tout de suite le croire. Jusque-là, c’était quelque chose qui n’arrivait qu’aux autres femmes, une chose qui semblait être très lointaine de moi. Mais, ce jour-là, elle me toucha en plein cœur. J’ai eu l’impression que la terre se dérobait sous mes pas, j’ai senti un déchirement psychosomatique continu, tout semblait noir à mes yeux. Avant que je ne le réalise, je me suis retrouvée par terre, la terre tournait et j’ai eu subitement du vertige. J’ai commencé à m’arracher les cheveux de la tête et à vouloir me faire mal… J’ai coupé tous mes cheveux quelques jours après… »

« Je vis dans la permanente peur d’attraper une quelconque maladie sexuelle qu’une de ces putains aurait transmise à mon mari. Le mari de ma meilleure copine est mort du Sida qu’il a reçu de son bureau. Ma copine fait des insomnies. Elle meurt déjà à petit feu, par le simple fait de s’imaginer qu’elle pourrait également avoir le Sida. »

« Je ne me suis jamais sentie aussi ridicule que le jour où j’ai assisté à l’enterrement d’un cadre de direction d’une société de la place, ami et collègue de travail. Mon mari[1] (l’homme bureaugamique) m’a complètement ignorée. Il était présent à la cérémonie, accompagné de sa femme légitime et légale et de ses amis. Après l’enterrement, il est monté dans sa voiture, comme s’il ne nous connaissait pas, mes copines et moi, également femmes-bureaux, nous nous sommes retrouvées plantées là, à attendre que quelqu’un de bonne foi nous prenne dans sa voiture. Toutes les femmes mariées présentes n’ont pris dans leurs véhicules que les femmes mariées, non véhiculées. Une fois arrivée à la maison, j’ai amèrement pleuré… »

« Depuis mon mariage avec Rose, il y a sept ans, je me sens, dans ma propre maison, constamment épié par les membres de ma famille, et de sa famille, présents chez moi. Je suis en constante situation de compétitivité avec eux : à table, aux toilettes, à la douche, au salon, partout dans ma maison. Il arrive parfois que l’on se dispute la meilleure partie d’un menu (poulet par exemple). Or, chez mon bureau, je suis le maître absolu, je peux sortir en sous-culotte de la douche et me permettre autres choses, devenues impossibles chez moi. Chez elle, je reçois toujours le meilleur morceau de poulet, la cuisine que j’aime. »

Informations complémentaires

Format Livre

ISBN Ebook

Version

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A propos de l'auteur : Maurice M'Bayo Musewa Laki

Né en 1959, M’Bayo Musewa Laki Maurice a fait ses études universitaires en Allemagne à l’Universität Trier, de laquelle il a obtenu un doctorat en Sciences de Gesti on. Lauréat du Prix DAAD (1996), il est aujourd’hui professeur ordinaire dans quelques universités en RD Congo (Unilu, UNH, UPL). À côté de l’Entrepreneuriat, du Management et du Leadership, Laki s’intéresse en plus au développement personnel pour lequel il organise des séminaires à l’intention des jeunes entrepreneurs. Marié et père de quatre filles, Laki vit avec sa famille entre l’Allemagne et la RD Congo.