La belle histoire de Léonie

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Cette histoire commence dès le début de la Première Guerre mondiale, bien avant que les orphelins soient reconnus par le statut de « pupille de la nation ».

Dans un village de la Meurthe-et-Moselle, au cours du mois de septembre 1914, Léonie, une petite fille âgée d’à peine dix ans, assiste à l’assassinat de ses parents par des soldats allemands. Elle est découverte, désemparée et terrifiée, par Louis et Marcel, deux braves poilus qui la conduisent chez une famille de paysans, les Nicolas. Ces derniers ne pouvant la garder, elle est recueillie par le chef de la brigade de gendarmerie de Blainville-sur-l’Eau, venu enquêter. Le temps des investigations, elle partage la vie paisible de cette famille, dont les deux enfants, Lucie et Julien, deviennent ses compagnons de tous les jours et lui redonnent la joie de vivre. Quant à la mère, Pauline, elle se montre prévenante et s’emploie affectueusement à la rendre heureuse. Cependant, cette vie sereine et réconfortante est chamboulée lors de la mutation pour Verdun du chef de la brigade, Alfred Lebon, le bon samaritain qui l’a prise sous son aile. Cette nouvelle situation, bouleversant le quotidien de cette maisonnée, va plonger Léonie dans le désarroi et l’incertitude. Quel sera son devenir ?

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Description

EXTRAITS DU LIVRE

Nous prenions la direction de la nécropole lorsque Héloïse vint à ma hauteur, déposa un bisou sur mes joues fraîches et me glissa dans l’oreille qu’elle désirait savoir ce qui était arrivé exactement à cette petite fille qui était devenue orpheline à dix ans. Elle en avait déjà entendu parler à table à plusieurs reprises, sans pour autant y prêter une attention particulière, mais, ce jour-là, elle eut un déclic.

— Papi, une fois, tu m’avais parlé de cette petite Léonie que Louis et Marcel avaient découverte abandonnée chez elle, alors que ses parents étaient décédés. Tu peux me raconter cette histoire ? dit-elle en prenant ma main et en me guidant vers la nécropole qui émergeait du brouillard matinal.

*****

En effet, peu de temps après, cette jeune femme, d’un pas assuré, arriva à la ferme, s’arrêta au milieu de la cour et regarda en direction de l’écurie, puis de l’étable. Elle était certaine que son Louis allait se précipiter pour venir à sa rencontre. Effectivement, il sortit pour l’accueillir, fit quelques pas et, soudain, s’immobilisa. Que se passait-il ? Que lui arrivait-il ? Que ressentait-il ?

*****

Léonie fut entendue à la ferme, en présence de Perrine, la femme de Gaston, et du maire. Les circonstances de ce massacre devaient être corroborées et inscrites sur le procès-verbal d’audition. Les représentants de l’ordre l’interrogèrent avec délicatesse, sans la brusquer, lui permettant de prendre tout son temps et de bien réfléchir à ce qu’elle allait dire.

*****

Au fil des jours qui passaient, Léonie prenait ses marques au sein de cette famille. Elle partageait les repas et les habitudes de ce foyer fort accueillant. Les Lebon étaient de braves personnes. Cette famille, comme elle le pensait, portait bien son nom. Elle jouait soit dans la cour de la caserne, soit dans la chambre d’un des deux enfants de cette honorable maisonnée.

*****

Madame Lebon, vers la fin septembre, était allée présenter Léonie à l’institutrice. Cette dame d’un âge avancé, à l’allure stricte, faisant toutefois preuve d’humanité, les avait accueillies chaleureusement. Lors de l’explication de ce grand malheur ayant frappé Léonie, elle s’était montrée sensible. D’une grande bonté, elle avait pris sa main et lui avait prodigué des mots de bienvenue pour la mettre en confiance, l’avait rassurée en lui disant qu’elle ferait le nécessaire pour l’intégrer parmi ses nouvelles camarades.

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Format Livre

ISBN Ebook

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1 avis pour La belle histoire de Léonie

  1. Licciardi Régine

    Pour définir cette histoire, 3 mots me sont venus
    EMOTION, TENDRESSE, ESPOIR
    L’émotion naît à l’évocation de toutes les turpitudes qu’a subi cette enfant, l’horreur de l’assassinat de ses parents et le sentiment d’ abandon.
    La tendresse, celle, maladroite, que lui ont prodiguée les deux Poilus, celle, mal exprimée des Nicolas et celle, trouvée enfin auprès des Lebon.
    Tendresse aussi, ce dialogue entre le grand-père et ses petites-filles qui sert de fil conducteur.
    Et l’espoir, enfin, thème récurent dans chacun des tomes de cette trilogie. C’est vrai qu’il y a toujours une lueur d’espoir et l’on ne peut qu’envisager un avenir si non radieux, du moins un peu plus rose pour cette petite orpheline. La fin du livre en est la confirmation.
    C’est un excellent ouvrage que je recommande absolument.

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A propos de l'auteur : Jean-Luc Quémard

Jean-Luc Quémard est natif du sud de la Meuse. Il a passé son enfance dans le village de Chalaines, sis à proximité de la cité qui arma Jeanne d’Arc, Vaucouleurs. Retraité militaire, résidant à Verdun, il s’est découvert une passion pour l’histoire locale et la Première Guerre mondiale. Passionné de littérature, d’écriture et d’histoire, il est collaborateur historique pour la revue Connaissance de la Meuse et membre de l’association « Plume » regroupant les auteurs et illustrateurs meusiens. Il est déjà l’auteur de plusieurs ouvrages à caractère historique. Avec ce huitième opus, qui est la suite des tomes I et II d’Une lueur d’espoir, il retrouve son terrain de prédilection de la Première Guerre mondiale pour nous faire découvrir le parcours d’une petite orpheline de guerre, Léonie. Grâce à la curiosité de l’aînée de ses petites-filles, Héloïse, il a pu reconstituer ce puzzle afin de raconter cette belle histoire à ses petits-enfants. L’auteur a voulu, à travers cet ouvrage, dresser un portrait saisissant de ces enfants devenus orphelins très tôt dans une guerre qui laissera des traces indélébiles.